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Full text of "Le lapidaire du quatorzième siècle. Description des pierres précieuses et de leurs vertus magiques, d'après le traité du chevalier Jean de Mandeville, avec notes, commentaires et un appendice sur les caractères physiques des pierres précieuses, à l'usage des gens du monde par Is. del Sotto"

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LE LAPIDAIRE 



DU 

QUATORZIÈME SIECLE. 

DESCRIPTION 
DES PIERRES PRÉCIEUSES ET DE LEURS VERTUS MAGIQUES, 

D'APKKS LK TRAITÉ" 
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CHEVALIER JEAN DE M AN DE VILLE, 

AVEC 

NOTES, COMMENTAIRES ET UN APPENDICE 

SUR LES CARACTÈRES PHYSIQUES DES PIERRES PRECIEUSES. 

À LTSAGE DES GENS DU MON Dfl 

PAR 

Is. del SOTTO. 



VIENNE. 

I.MHU.MliltlK IMPÉRIALE ET ROYALE IJE LA OOTJR ET DE L'ÉTAT 

1862. 

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LE LAPIDAIRE 



DU 



QUATORZIÈME SIÈCLE. 

DESCRIPTION 
DES PIERRES PRÉCIEUSES ET DE LEURS VERTUS MAGIQUES, 



D'APRE* Lfc TRAITÉ 
m 

CHEVALIER JEAN DE M AN DE VILLE, 

AVE* I 

NOTES, COMMENTAIRES ET UN APPENDICE 

SUR LES CARACTERES PHYSIQUES OES PIERRES PRECIEUSES, 

À LTSAliE DES CENS DU MONDE 
PAR 

Js. del SOTTO. 



VIENNE. 

IMPRIMERIE IMPÉRIALE ET ROYALE 1»E LA COUB ET DE L'ÉTAT. 

1862. 




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783 MS 



LE LAPIDAIRE 

DU 

QUATORZIÈME SIÈCLE. 

DESCRIPTION 
DES PIERRES PRÉCIEUSES ET DE LEURS VERTUS MAGIQUES, 

D'APRÈS LE TRAITÉ 
DU 

CHEVALIER JEAN DE MANDEVILLE, 

AVEC 

NOTES, COMMENTAIRES ET UN APPENDICE 

SBR LES CARACTÈRES PHYSIQUES KS PIERRES PRECIEUSES, 

À L'USAGE DES GENS DU MONDE 
PAR 

Js. del SOTTO. 




VIENNE. 

IMPRIMERIE IMPÉRIALE ET ROYALE 1>E LA COUR ET DE L' ÉTAT. 

1862. 



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CONTENU. 

Page 

Avant-propos VU 

Le grand Lapidaire 1 

Liste des pierres précieuses d'après Mandeville 132 

Liste des pierres précieuses d'après Mandeville avec leurs 

équivalents probables 133 

Appendice des caractères physiques des pierres précieuses, qui 

servent à leur détermination 139 

Introduction à la liste descriptive des pierres précieuses et 

semi-précieuses ^. .. 153 

Tableaux des pierres précieuses 164 

Liste descriptive des pierres semi-précieuses 182 

Table alpbabéthique des matières 199 



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AVANT-PROPOS. 



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VII 



AVANT-PROPOS. 



Les pierres précieuses ont attiré, de tout temps, 
l'attention des amateurs, par leur beauté, leur éclat et 
le prix qu'on y attache, en vertu de leur rareté. Déjà, 
aux époques les plus reculées de l'histoire, on les 
employait comme objets de parure, et on croyait, en. 
même temps, que des choses si rares et d'un prix si 
élevé, devaient avoir de grandes vertus médicales ou 
magiques, ce qui, alors, était presque synonyme. 

La science de la minéralogie était dans son enfance, 
et faute de renseignements précis sur la nature des 
pierres précieuses et sur les lieux où on les trouvait, 
l'imagination y suppléa, en créant les idées les plus 
fantastiques sur leur origine et sur leurs qualités. Les 
progrès de l'intelligence ont fait rejeter depuis longtemps 
toutes ces notions erronées; mais le préjugé est tenace, 
et il est probable que l'on trouve encore de nos jours 
des gens, qui, en niant hautement qu'ils puissent croire 
à de tels enfantillages, ont en secret, bien de la peine 
à s'empêcher de supposer, que des croyances aussi 
généralement répandues, n'aient quelque fondement. 
Jean Paul, en parlant du miraculeux, disait que rien 



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vm 



n'était plus miraculeux, que la foi qu'on y ajoute, malgré 
tous les démentis, malgré toutes les condamnations de 
la science. La secte des alchimistes est-elle entièrement 
éteinte? Ne s'occupe-t-on plus de nos jours de la recher- 
che du grand-œuvre? Nous ne voudrions pas l'affirmer 
positivement; mais, ce que certainement personne ne 
peut nier, c'est que l'on suit toujours avec un vif 
intérêt — ne fut-ce qu'un intérêt historique — tout ce qui 
s'attache aux sciences occultes, telles que l'alchimie, la 
nécromancie, la chiromancie etc. C'étaient les rêves 
creux de nos ancêtres, mais encore veut-on savoir en 
quoi ils consistaient. 

Le livre que nous présentons à nos lecteurs, est 
un traité sur les pierres précieuses connues vers la 
seconde moitié du quinzième siècle, transcrit d'après les 
ordres et à l'usage du roi Réné, dit le bon roi, par un 
auteur inconnu, d'après l'ouvrage du chevalier Jean de 
Mandeville. Celui-ci, né en 1300 à St. Alban, ou St. 
Albani Abbey, ville d'Angleterre dans le comté de Hart- 
ford, quitta son pays à 27 ans, parcourut la Terre 
Sainte, l'Egypte, l'Asie, séjourna plusieurs années en 
Chine et ne revint en Europe qu'après 33 ans d'absence. 
Sous le nom de Magnus Villanus il publia une relation 
de ses voyages remplie de merveilleux récits et mourut 
en 1372. 

Voici les notions que nous avons pu recueillir sur 
cet opuscule. 

D'après les indications de Brunet, Manuel du 
libraire III me volume, pages 252 à 255, il y a la pre- 



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IX 

mière édition, qui a pour titre: Le Lapidaire français, 
composé par Jehan de Mandeville chevalier. Venun- 
dantur, Lugdunij in ofjicina Ludovici Lanchard com- 
morantis ante intersegnum Magdalena (sans date); petit 
in-8° goth. de 24 feuilles. Puis vient le Lapidaire fran- 
çais, composé par Jean de Mandeville (sans nom de 
lieu et d'imprimeur et aussi sans date), in-16 goth. 
édition publiée avant 1580 et qui a 28 feuilles y-compris 
la dernière, sur laquelle sont deux petites vignettes en 
bois; ensuite une édition de Paris par Alain Lotrian, et 
enfin celle que nous avons entre les mains, publiée à 
Paris en mil cinq cent soixante et un par Jean Bon- 
fons, libraire, demeurant en la rue neuve Notre Dame à 
l'enseigne St. Nicolas. 

Inutile de dire que, comme méthode minéralogique, 
cette relation n'a aucune valeur; on pourrait, à plus juste 
titre, la nommer traité d'amulettes ; mais elle en a une pour 
les amateurs de pierres précieuses, celle de donner une 
nette appréciation des connaissances d'histoire naturelle 
et surtout des croyances de cette époque. Absurdités, si 
vous le voulez, mais absurdités pleines d'intérêt pour ceux 
qui veulent se former une juste idée de l'esprit du siècle. 
Cet ouvrage, écrit en vieux français., contient force 
mots inusités, rendus encore plus inintelligibles par une 
ortographe des plus bazardées et par un type suranné ; 
nous en offrons, à nos lecteurs, une espèce de repro- 
duction, en langage moderne, dans laquelle cependant la 
naïveté du style et de l'expression a été conservée chaque 

fois qu'elle ne portait pas trop atteinte à la compréhension. 

b 



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X 



Nous verrons qu'à cette époque, les pierres pré- 
cieuses avaient une valeur morale bien supérieure à 
celle que nous, enfants d'un siècle positif, pouvons leur 
accorder. En effet, que sont-elles pour nous? Des objets 
de parure, de curiosité, employés par-ci, par-là à un 
but scientifique ou industriel. Que semblaient-elles alors? 
De véritables trésors, des moyens magiques et irrési- 
stibles avec lesquels on pouvait arriver à tout. 

Voulez-vous garder tranquillement vos domaines 
et seigneuries ? Voulez-vous en acquérir d'autres ? Vou- 
lez-vous vivre en paix et concorde avec vos voisins, 
être assuré contre tout péril, maîtriser la vivacité de 
votre tempérament ou raffermir votre dévotion ? — Vite, 
mettez un rubis à la main gauche et vous obtiendrez 
tout cela sans peine ni effort. 

Etes-vous triste et mélancolique, craignez-vous 
quelque rencontre malencontreuse avec vos ennemis, 
craignez-vous les serpents et les vipères ? — Prenez vite 
un rubis balais, et joie et contentement rentreront dans 
votre cœur. Voulez-vous être fort et puissant, chasser les 
pensées sombres, être à l'abri du diable et des nécro- 
manciens, défier même le venin que vos ennemis pour- 
raient introduire. dans vos aliments? — Le diamant vous 
procure tout cela, surtout si vous ne l'avez pas acheté, 
s'il vous a été donné et si vous le portez du côté gauche, 
enchâssé dans une verge de fer. 

Si le sort adverse vous impose la triste position de 
prisonnier, pourvu que vous soyez muni d'un saphir, 
dites n'importe. Vous touchez de la pierre magique les 



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XI 



quatre parois et la serrure de votre cellule et, comme 
le Sésame de glorieuse mémoire, la porte s'ouvre et 
vous donne libre sortie. Le saphir vous guérit encore 
de force maladies, pourvu toutefois que le talisman 
soit porté chastement. L'émeraude vous préserve du 
mal d'yeux, vous garantit les jouissances de la paternité 
et force encore vos abeilles à vous fournir miel et 
cire en abondance. La topaze calme les tempéraments 
trop anacréontiques ; l'améthyste dissipe les fumées du 
vin; le grenat donne du courage; la pierre de lune vous 
permet de cheminer tranquillement sur mer, car elle 
vous garde de tempêtes et de périls ; avec l'hyacinthe 
vous ne courez aucun risque dans les endroits où 
régnent la peste et autres maladies contagieuses ; avec 
la perle vous êtes sûr de conserver la mémoire, et 
il n'y a de blessure saignante que vous puissiez craindre, 
quand vous possédez le jaspe qui empêche l'hémorragie 
et qui vous garantit de l'empoisonnement, constante 
terreur des princes et des notabilités de cette époque. 
L'alectoire, que l'on trouve dans le ventre du chapon, 
étanche ia soif et vous rend .encore bien d'autres 
services tant que vous la gardez dans la bouche. Etes- 
vous marchand? alors procurez-vous la cassidoine et 
vos fournisseurs ne pourront vous tromper et fut-ce le 
cas, tant que vous la posséderez, vous pouvez être sûr 
de gagner votre procès devant les juges. Vous pouvez 
plaider vous-même, car elle rend éloquent et beau par- 
leur. La sardoine détruit tout maléfice et la chrysolite 
en revanche, vous est indispensable si, à votre tour, vous 



b* 




XII 



voulez être nécromancien. L'onyx est dangereux à porter, 
car, si vous le mettez au cou, il vous fait voir les diables ; 
mais il vous donne en même temps la hardiesse de les 
combattre. La célidoine enfin vous rend invisible et 
réalise ce problème tant recherché au moyen âge. En 
posant l'aimant sur votre femme endormie, vous saurez 
si elle vous est restée fidèle et vous purifierez votre 
maison, fut-elle hantée par mille diables, avec l'odeur 
de la poudre d'aimant brûlée sur du charbon, car elle 
met Lucifer même en fuite. La gratice vous permet, 
si vous la mettez dans la bouche, de connaître les 
pensées les plus secrètes de vos ennemis et les force 
à se soumettre à votre volonté; elle vous garantit en 
outre, des piqûres d'insectes et possède maintes vertus. 
Malheureusement on ne sait plus bien ce que c'est que 
la gratice, pierre noire et trouble, comme dit Mandeville. 
La ligure, qui n'est autre chose qu'une pierre formée de 
l'urine coagulée du lynx, doit être mise dans de l'eau 
qu'elle change en médecine, guérissant toutes sortes de 
maux d'estomac, purgeant et détruisant la gravelle et 
la pierre et vous rendant les couleurs de la jeunesse; 
mais hélas, la recette en est perdue, les lynx en font 
aussi peu de nos jours, que l'aigle, pour que sa femelle 
couve facilement ses petits, ne porte à-présent dans son 
nid l'echite, pierre, qui si vous êtes allé la prendre 
dans l'aire pour la mettre dans le lit de votre femme, 
lui ôte les douleurs de l'enfantement. La silente remplit 
le même but et rétablit la paix quand il y a brouille 
dans le ménage, mais où trouver la silente qui croît et 



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XIII 



décroît avec la lune ? — C'est une pierre obscure tirant 
tantôt sur le noir, tantôt sur le vert, comme le jaspe et 
ressemblant fort au jade oriental que Ton trouve sans 
difficultés; nous ne voulons toutefois pas assurer qu'il 
possède les qualités sus-mentionnées. Enfin la gagatoine 
rend invincible et le céramon fait tomber les murailles 
de la ville assiégée, comme les trompettes de Jéricho. 
Comment les choses s'arrangent-elles si les assiégés 
possèdent la gagatoine et les assiégeants le céramon? 
Le traité de Mandeville nous laisse dans l'incertitude à 
cet égard. Continuez votre lecture et vous trouverez le 
miroir magique que Néron possédait déjà, le miroir 
formé d'une seule émeraude, propre aux conjurations, 
dans lequel vous voyez suivant vos désirs, le passé, le 
présent et l'avenir. Vous trouverez la pierre qui ouvre 
les portes fermées et vous donne partout libre accès, 
vous trouverez celle qui évoque le diable et en fait votre 
humble serviteur. Vous trouverez gloire, honneur, santé, 
amour, éloquence, sûreté en péril et surtout contre venin, 
pour peu que vous sachiez bien employer les pierres 
précieuses ou les pierres d'Israël, c'est-à-dire les camées 
et les gemmes. 

Si néanmoins le talisman n'opérait pas ? — Si le pri- 
sonnier, qui en touche les quatre murailles et les verrous 
de sa prison, ne voyait pas la porte s'ouvrir? — Si Charles 
le Téméraire, portant à Granson son grand diamant, 
est battu par les Suisses, s'il perd la bataille et la vie à 
Nancy, malgré un autre diamant encore plus grand 
qu'il met à son aigrette? — Donc, la théorie n'est pas 




XIV 



infaillible, et les Indiens et les sages chez lesquels 
notre docte chevalier a puisé ses notions, étaient dans 
Terreur? Du tout, nous ne sommes pas déconcertés 
pour si peu de chose. Suivez-bien son raisonnement. 

Par le péché originel, l'homme et toutes les choses 
terrestres ont perdu leur pureté primitive: partant, les 
pierres précieuses ont été dépouillées des vertus que 
Dieu leur octroya pour le bien des humains , ainsi 
qu'aux plantes et aux autres objets créés. L'homme se 
retrempe par le baptême; il en est de même des pierres 
précieuses. Si donc vous vous apercevez qu'elles 
ont perdu leur pouvoir, lavez-les, nettoyez-les, envelop- 
pez-les d'un linge fin, déposez-les sur l'autel et faites 
dire trois messes pour elles ; après la troisième messe, 
le prêtre qui a célébré la dernière, revêtu de ses habits 
sacerdotaux, doit prononcer la bénédiction qui forme la 
fin, la clef de voûte du traité et les pierres auront 
derechef toutes leurs vertus et qualités. 

Malgré le peu de foi que nous ajoutons à ces qua- 
lités, qui faisaient alors leur mérite principal, il nous a 
semblé qu'il serait intéressant de faire des recherches, 
pour savoir quelles sont les pierres précieuses que notre 
savant chevalier désigne sous des noms connus, mais 
qui ne représentent plus les variétés auxquelles il les 
applique, et sous des noms inconnus pour lesquels nous 
n'avons pas toujours trouvé des équivalents. Ensuite, 
nous avons voulu ajouter, en forme de notes, les carac- 
tères distinctifs que la science moderne assigne aux 
pierres précieuses et semi-précieuses, dont il est fait 



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XV 



mention dans le traité offert au roi Réné, et enfin nous 
avons pensé qu'un ouvrage contenant les moyens de 
déterminer le véritable nom des pierres précieuses, que 
les amateurs jugent dignes de leur attention, pourrait 
avoir de l'intérêt pour ceux qui ne possèdent pas des 
connaissances minéralogiques étendues. C'est ainsi que 
l'appendice a pris naissance. 

Saisissons cette occasion pour dire que rien n'est 
plus loin de nous que l'idée d'offrir à nos lecteurs 
un traité minéralogique des pierres précieuses; nous 
avouons franchement notre impuissance sous ce rapport, 
et nous allons au devant d'une critique sévère, espérant 
la désarmer, par le franc aveu que nous n'avons nulle- 
ment la prétention de posséder les connaissances néces- 
saires, pour tenter une pareille entreprise. 

En fait de botanique, par exemple, il y a des traités 
populaires qui mettent le promeneur en état de déter- 
miner les plantes qu'il rencontre sur son chemin, et qui 
forment pour lui une source de grand agrément, sans 
que pour cela il puisse s'imaginer être botaniste; c'est 
à peu près notre point de vue, et nous croyons qu'avec 
les notes et l'appendice dont nous avons accompagné 
l'ouvrage du chevalier de Mandeville, qu'avec quelques 
expériences, faciles à faire et que nous décrivons dans le 
dit appendice sur les qualités physiques des pierres pré- 
cieuses et semi-précieuses, chacun sera plus ou moins à 
même de classifier celles qui lui tomberont sous la main. 




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avertie le* vertu* et propriété* d'iceDe*. 
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l'fyonntur tt à la jloirt Ht la 4£amtt Irmitt! 
jft la rtquttr Hu trta^aut tt puissant tyomme 
JRtgnitr tn son muant JRoi Ht 4£inlt tt 
Ht ÏJtrusaltm, f'ai iroultt traHutrt Hu latin tn français 
aucun petit Imrt Hu iaptfcatrr, atlon la nrait opinion Hta 
îfiîHienô tt aussi otlon l'opinion Ht plusieurs pljdoso* 
pfyta, marttyanHa tt autres aortes Ht jtns, lesquels l'ont 
apprount tant Ht fois, qu'à peine tl tôt possible Ht les 
fcmnrfrtr* j£t prtmitrtmtnt }t uous Hfrlartrai Ht la prt* 
mtèrt tt Ht la plus preneuse pttrrt qui «oit dur tnutt* 
les autres. 

Notes. 

*) Réné d'Anjou, dit le bon Roi Réné, né au 
château d'Angers en 1408, était le second fils de 
Louis II, duc d'Anjou, comte de Provence et roi titu- 
laire de Naples. Il devint en 1431 duc de Lorraine, par 
suite de son mariage avec Isabelle, héritière du duché 
de Lorraine ; mais la possession lui en fut disputée par 
son neveu, Antoine de Vaudemont, neveu du dernier 
duc, qui le battit et le retint cinq ans prisonnier 
(1431 — 1436). Après la mort de son frère, Louis III 



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d'Anjou , Réné hérita des biens de ce Prince (d'Anjou 
et de Provence) ainsi que de ses droits sur le trône de 
Naples, où il se rendit en 1438 et y fut reconnu par 
une partie de la nation; il y régna plusieurs années, 
mais trahi par ses généraux, il fut obligé de fuir devant 
Alphonse d'Aragon (1442). Il retourna alors en Lorraine, 
où il vécut quelque temps en paix, puis, après la mort 
de sa femme , il céda son duché à son fils aîné , Jean, 
et alla vivre en Anjou. H fut dépouillé de ce duché par 
Louis XI, roi de France, sous prétexte qu'un de ses fils 
était entré dans la ligue du bien public. H alla se fixer 
dans son comté de Provence (1473) et y acheva ses 
jours en 1480. 

Ce prince s'était fait chérir dans les pays qu'il avait 
successivement gouvernés, et, joignant à ses vertus le 
goût des arts, il savait peindre, chanter et faire des vers. 
(M. de Quatrebras a publié ses œuvres en 1844.) Char- 
les VII avait épousé sa sœur, Marie d'Anjou, et Henri VI, 
roi d'Angleterre, épousa sa fille Marguerite d'Anjou. 

Nous faisons observer à cette occasion, que l' ou- 
vrage que nous présentons à nos lecteurs, a été imprimé 
à Paris en 1561, il fut écrit, selon toute apparence, vers 
la seconde moitié du quatorzième siècle, ainsi avant la 
découverte de l'Amérique, de sorte qu'il ne peut y être 
question des pierres qui en proviennent. 



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3 




Ifararbourlf. 



X eararbourlr 1 ) tôt rouge, tn manière fte tfyarbon 
aillent, a généralement toutea les uertua lits 
^itrrtô préneuaea tt rit ôôntîïttrmômamtrt&, 
la ymmtrt tôt apytltt antfyra? tn grtr, r'tôt à 
îïirt qu' tUt a rouleur entremêlée lit otrt tt îït rnugt 2 ) yar 
manière île fnu iTtttt yitrrt tôt trouuér tn partit Vîfnîït 
tt lit ïfbie; la aeronîie tôt appelée JRubia, tôt lit moindre 
pn? tt reluit peu; la tttrtt tôt appelée fBalaiô; Ittô quelles 
pierres ft orntô ïïérlarerai tn tref leura uertua tt propriétés 
tn la manière qui s'en suit 

Notes. 

*) L' escarboucle est le Carbunculus et t Anthrax de 
Pline ; c' est aussi le nom donné à une pierre que Y on 
supposait luire dans les ténèbres. Sous le nom de car- 
bunculus il en est souvent question dans la bible, cepen- 
dant elle ne figure pas parmi les douze pierres que 
Dieu nomma à Moïse et qui ornaient le „Urim et Thu- 
nim", le rational, que le Grand-Prêtre portait sur la 
poitrine. 

Quelques auteurs du dix-huitième siècle sont con- 
venus, nous ne savons pas pourquoi, d'appeler de ce 

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nom un rubis dont le poids dépasserait vingt carats, 
mais sans dire quel rubis. Si nous voulons attacher une 
idée nette à l' escarboucle , il faut dire que c'est une 
pierre d'un incarnat vif et brillant, et alors c'est le rubis 
oriental. 

2 ) Pierre mêlée de vert et de rouge, d'un éclat si 
brillant, n' existe pas à notre connaissance, et en général, 
nous n'hésitons pas à placer l' escarboucle parmi les 
rêves des anciens. 

Au commencement du dix-neuvième siècle, un bour- 
geois de Vienne prétendait posséder l' escarboucle, et 
l'Empereur Napoléon, lors de son séjour dans cette 
capitale, lui en avait offert cent-mille francs, sans qu'il 
voulut la céder à ce prix. Cet homme mourut dans la 
misère et à moitié fou; plus tard son prétendu trésor, 
bien examiné, ne se trouva être qu'un grenat, que feu le 
conseiller Gersdorf acheta pour mille florins. Nous ne 
savons pas ce qui en advint après la mort de celui-ci. 



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l!t rufcia 0l )P tat apprit ni jrtr if pttratr ; il tat 
roug*; rtglatiaaant tt reaplenHiaaant; il ment 




^Hta partita HlfnHt, Ht Ipkit tt Ht ffourmtfyr (?) 
tt sont trouuéa tn rroagra Hta fleuuea Hu {Baraîna, 
liera jftltfanHrit, £tttt pitrrt a pluaitura ntrtua, rar tUt 
arquitrt tt garïtt Ira Hommationa tt angneurira, iflle 
prorure pat? tt ronrorHr, tUt fart rfyomme Htoot tnotra 
ifcttu, tUt apaïae roltrt tt jarfct Ht aéïmrtiona ; tUt fait la 
personne qui la porte aârt en tout péril tt ai on la frttr 
Hana l'eau bouillante, rtllt-n reaaera Ht bouillir tt ptut 
amomHnr tfyaleur, tt ai ttttt pierre tat au aoltil par un 
eapare Ht tempa 2 ), elle renHra ratta rougea tnmmt Hu feu; 
elle garHt Ita fruita Hta arbrra, Hta uignea tt Ht la terre, 
tilt garfct Ita maiaona Ht tempftea. Ctttt pitrrt utut rtre 
portée tn la aeneatre (gautfye) partie Ht rtyomme ou Ht la 
femme. ÏJl p a auaai Hta ruina H 1 jftltfanHnt tt Ht Ifyir, 
maia ila n'ont paa tant Ht uertua qut rtu? H 1 0ntnt 

Notes. 

*) La science moderne n'admet le nom de rubis 
oriental que pour une variété du corindon hyalin. 
Corindon (du mot indien korund) dit aussi spath 



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adamantin, minéral vitreux ou pierreux, extrêmement 
dur, cristallisant en rhomboïdes et composé d'alumine 
presque pure. Hyalin vient d'un mot grec, qui désigne 
l'apparence vitreuse. 

On reconnaît le rubis oriental aux attributs suivants: 

a) Accidents de lumière: Rouge cramoisi, rouge de 
cochenille très-foncé, rouge de giroflée. Reflets laiteux 
dans certains morceaux. Ordinairement, en plaçant la 
pierre près de l'œil et en regardant à travers, elle offre 
une teinte très-sensible de violet; vue à la lumière d'une 
bougie, sa couleur ne s'altère pas. 

b) Pesanteur spécifique: 4,2. 

c) Dureté: Rayant fortement le cristal. 

d) Réfraction: Double à un degré moyen. 

e) Durée de l'électricité produite par le frottement: 
plus d'une heure. 

Ce rubis se trouve aussi au Pégu, province de 
l'Empire Birman, et dans les hautes montagnes de V île 
de Ceylan et de l'Inde Anglaise, et parmi les variétés 
de cette espèce, on en observe, dont la couleur offre 
soit le rouge du rubis, soit le bleu du saphir, soit enfin 
le jaune de la topaze, ou, plus rarement, une teinte verte 
bien différente du vert de l'émeraude ; cependant, comme 
dans le commerce on nomme le corindon bleu, saphir 
oriental, le corindon jaune, topaze orientale, il ne serait 
que juste de nommer le corindon vert, émeraude orien- 
tale; c'est aussi sous ce nom qu'il se trouve rangé 
dans la collection de M. l'abbé Haily, ainsi que l'astérie- 
rubis et l' astérie-saphir. Pour rester conséquent, il faut 
encore donner le nom d'améthyste orientale au rubis 
violacé, rappelant par sa couleur l'améthyste, et celui 
d'hyacinthe orientale à celui qui offre une teinte oran- 
gée et ainsi de suite. 



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On prétend que les Indiens connaissaient l'identité 
de ces pierres, si différentes pour la couleur, mais, à 
notre connaissance, c'est le comte Bournon qui, le 
premier, dans les Philosopkical Transactions, Londres, 
1803, réunit toutes ces pierres sous le nom indien de 
corindon. 

Nous ferons observer ici que les minéralogistes 
allemands donnent au corindon hyalin le nom géné- 
rique de saphir, et appellent le corindon bleu, orien- 
talischer blauer Sapphir, le rouge, orientalischer roiher 
Sapphir, le jaune, orientalischer gelber Sapphir, et ainsi 
de suite. 

2 ) Trois-cents ans plus tard que notre docte che- 
valier Jean de Mandeville, M. Dutens, membre de la 
société royale de Londres et de l'Académie des Inscrip- 
tions et des Belles-Lettres de Paris, dit dans son ouvrage 
des pierres précieuses publié à Paris en 1776: „on peut 
rendre le rubis phosphorescent en l'exposant quelques 
heures aux rayons du soleil, ou après l'avoir rougi au 
creuset". H rapporte, en outre, en s'appuyant sur l'au- 
torité de Henckel (Jean Frédéric Henckel, chimiste et 
minéralogiste allemand, né en 1679 à Freyberg en Saxe, 
mort en 1744, conseiller des Mines du roi Auguste II, 
auteur de l'introduction à la minéralogie, publiée à Dresde 
en 1747), qu'un rubis fut amolli par les rayons solaires, 
au point de lui faire recevoir l'empreinte d'un cachet 
de jaspe. 

Nous n'avons pas été à même de vérifier ces obser- 
vations, ni d'examiner les phénomènes de la phospho- 
rescence; mais nous répétons, sur la foi d'autres auteurs, 
que le rubis réchauffé par le chalumeau, devient en se 
refroidissant, d'abord incolore, puis verdâtre et reprend 
ensuite sa couleur primitive; expérience que l'on peut 



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faire sans aucun danger pour la pierre. Le chalumeau 
est une espèce de tuyau arqué au bout et dont le canal 
intérieur va en se rétrécissant jusqu'à ne former à l'ex- 
trémité qu'une ouverture grande comme le trou fait par 
une épingle, qu'on tient contre la flamme d'une lampe, 
dite lampe d'émailleur, tandis que l'on souffle par l'autre 
bout avec la bouche, dirigeant de cette façon la flamme 
avec une grande intensité sur un point donné. 



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t balaia x ) a couleur plua pale que le fin ruina, 
rt il ne reglatit paa m ttllt manière; il tat trouut 
en pluaitura partiea ai comme tn îfnîït, tn 
Jftfytopie, tn Connue tt tn ïflnt, tt tat lit la titrrt 
partie îm rubia, tt tn aont lit fctu? mamèrra, rougea tt 
moleta ; lea una tt lea autrta nttnt lea uamea penaéea tt 
It* fantaïaiea, ila amomïiriaaent triateaae tt rendent lira 
tt }Uftuf rtu? qui Ira portent, tt rrfrotïnaaent luxure; 
lia procurent pai? tt concorde tt donnent aûr trépaa 
contre Ira ennemia tt tn autrta heu? ptrilltu?; ato 
penta tt autrta bêtea uemmeuaea n'approcheront fcu 
heu où ila aeront 

Notes. 

*) Rubis balais et rubis spinelle ne sont plus con- 
sidérés par les minéralogistes que comme deux variétés 
de la même pierre. Rubis spinelle serait donc le balais 
rouge, rubis balais, le balais violet de Mandeville. Dans 
le commerce on a donné, par abus, le nom de rubis à 
ces deux pierres, comme aussi celui de rubis balais de 
Brésil à une variété de la topaze du Brésil, que, natu- 
rellement, Mandeville n'a pas pu connaître. 



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La différence du spinelle et du rubis oriental se 
manifeste clairement, en comparant ses signes distinc- 
tifs avec ceux du rubis oriental, donnés ci-dessus, cepen- 
dant, comme les joai 11ers et les amateurs continuent 
à se servir des désignations de rubis spinelle, rubis ba- 
lais et rubis balais du Brésil, nous leur conserverons 
ces noms pour meilleure entente. 

Rubis spinelle, rariété da Spinelle. 

a) Accidents de lumière: d'un rouge ponceau ou 
d'un rouge foncé, surtout sans reflets laiteux; la pierre, 
placée près de l'œil, n'offre souvent qu'une faible teinte 
de rouge lorsque l' on regarde à travers. 

b) Pesanteur spécifique: 3,7. 

c) Dureté: rayant fortement le cristal de roche, 
mais moins que le corindon. 

d) Réfraction: simple. 

Rubis balais, rariété da Spinelle. 

a) Accidents de lumière: d'un rouge de rose ou 
d'un rouge vinaigre, sans reflets laiteux. 

b) Pesanteur spécifique: 3,7. 

c) Dureté: rayant fortement le cristal de roche, 
mais moins que le corindon. 

d) Réfraction: simple. • 

Rubis balais da Brésil, fariété de la Ttpaie. 

a) Accidents de lumière: d'un rouge de rose ordi- 
nairement assez faible. 

b) Pesanteur spécifique : 3,5. 

c) Dureté: rayant fortement le cristal, mais moins, 
cependant que le spinelle. 

d) Réfraction : double, à un degré moyen. 



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Nous ferons observer que l'examen du poids spéci- 
fique et surtout celui de la réfraction, sont décisifs pour 
la distinction du spinelle et de la topaze; la dernière 
donne en outre des signes d' électricité quand elle est 
réchauffée. 

Pour l'estimation, la différence entre le rubis orien- 
tal, le rubis spinelle ou balais et le rubis balais du Bré- 
sil, est notoire : ainsi, par exemple, un rubis oriental, 
parfait, de la plus belle couleur, pesant un carat, peut 
valoir 100 florins d'Autriche ou 250 francs; du poids de 
deux carats il vaudrait 400 florins d'Autriche, ou 1.000 
francs; de trois carats, 1.200 florins d'Autriche, ou 
3.000 francs; de quatre carats, 2.400 florins d'Autriche, 
ou 6.000 francs; au delà de ce poids, nous n'en avons 
jamais va d'irréprochable. Dans le catalogue de la col- 
lection de M. d'Augny se trouve mentionné un rubis de 
plus de six carats, de la plus belle couleur et sans au- 
cun défaut. Dutens, cité déjà plus haut, célèbre connais- 
seur de son époque, l'évalua à plus de 1.000 louisd'or. 
Le rubis spinelle ne vaudra, à grandeur et beauté égales, 
que le tiers du rubis oriental; le rubis balais du Brésil 
n'a qu'une bien moindre valeur, dépendant de la mode, 
qui adopte ou rejette, telle oii telle pierre de couleur. 

On trouve le rubis spinelle au Pégu, à l'île de Cey- 
lan, dans les sables d'une rivière qui vient des hautes 
montagnes de cette île, et à Badakchan, dans le sud de 
la Grande-Boucharie. 




12 




\ Xt diamant x ) tat V ttumt Veau, tt rroft tn partira 

^Jife« w ?* ttt t nBn<| k* V^tilu, il tat fct roultur ftr 
®^^^yoli; It plua gratté n'tat point plua granîï 
qu'une feue *)* lt damant croît auaai ïit la roatt îm 
nrl, m fciutrata montagnra tt m pluaitura partira lit la 
ttrrt 8 ) rommt tn /ftrabtr, tn £typprt, en /fHarrïmmt tt tn 
pluaitura autrta rontrrta* J\[ rroît auaai tn ïiroerara mon* 
tagnra lit rriatal, tt rru? dont lit blanttyt roultur rommt 
matai, mata ila aont troublra; Ira autrta rroîaarnt auaai 
aur rotfyta lit /fHarraaait tt aont lit roultur lit ftr; Ita autrta 
rrofaarnt aur tyautra tt mtmtilltuata montagnra fcana Ita* 
qurllra il p a ïira mmta V or tt rtu* aont lit faunr roultur ; 
auruna aont lit roultur V tau, Ita autrta lit roultur mo~ 
Itttt, Ita autrta pâlta, Ira autrta troublra tt blanra tn 
mamrrr Vîfnîrt tt aont Ita plua ttura tt Ita plua troublra, 
tt rtu? qui rroîaarnt autrt part aont Ita plua mou* tt Ita 
plua rlaira.îjla aont pluaitura îïiamanta qui onttroia rôtta, 
Ita autrta quatrt , Ita autrta rmq , Ita autrta m?* îf 1 y a 
moina îrt rtu? à quatrt qut fcta autrta, lia aont plua 
btau?, auaai aont ila plua tfytra, non paa qu 1 lia aitnt plua 
granîrta urrtua qut Ita autrta, rar Ita aagra ï|nïnwa ïnatnt 



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qut autant uaut la large jwrrt ou la rornur, tar la utrtu 
n f tôt paa tn la forait mais m son ttrt, m la nature tt 
raatnrt V tilt* 

Jout tttamant tnnm oirtoirr tt fait relui qui le porte 
fort et pumant contre ors tntmrna tt gadtt rntitro Ira 
mtmbrrs tt Ira 00 îm roqio. îfl uaut rontrt noiot tt ttta^ 
atnaion tt rontrt fantatoit tt uamtt lit aongta tt littruit 
rntfyantrmmt tt oorrrlltrtt; il gutnt Ira lunatiqur* tt rtu? 
qut Ira ïnablra traoaiUrnt, tt fuit otmn, rar 01 otnm tôt 
ym, il It fermontrr par outur tt ïionnr grârto à granîia tt 
prtrta. if t 0' il tôt toonnt V un ami à V autrt il a iiitn pluo 
granïïr forrr tt utrtu qut a 1 il ttait atfyttt, 

fLtttt pirrrr Itott rtrr portrr tn la arnratrt partit tt 
rnt^aaarr tn un anntau ou unt otrgr lit ftr ou antr, rar 
tilt at nourrit tt ot garïir (ot ronotrut). 

Notes. 

*) Voici une description du diamant, donnée par 
M. Dutens, trois-cents ans plus tard; on y voit les 
progrès faits par la science minéralogique, quoique, à 
cette époque, on ne fat pas encore sûr de la nature du 
diamant; laissons-le parler lui-même: 

„Le diamant est la pierre précieuse la plus dure, 
la plus pesante et la plus brillante de toutes les pierre- 
ries; il est sans couleur comme l'eau, quoique on en 
trouve quelquefois de colorés. H ne peut être poli 
qu'avec la poudre du diamant; il résiste à la lime et 
acquiert la propriété phosphorique, étant exposé quel- 
ques heures aux rayons du soleil, ou après avoir été 
rougi dans un creuset. H a aussi la propriété d' attirer 
à lui la paille, les plumes, les feuilles d' or, le poil des 



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animaux, la soie et surtout le mastic, après avoir été 
réchauffé par le frottement. Il est de forme octaèdre en 
pointe, c'est le plus beau" (de nos jours on préfère la 
forme du dodécaèdre, comme la plus propre à acquérir 
par le taillage la belle proportion voulue de % d'éléva- 
tion du côté de dessus [pavillon] sur 8 / 5 du côté de dessous, 
dit culasse). „H vient de la mine de Gani ou de Coulour à 
sept journées de Golconde; les autres mines sont à Raol- 
conda, à huit ou neuf journées de Visapour, à Latiwat, 
à Soumelpont en Bengale, dans l'He de Bornéo et dans 
le Brésil, où se trouvent des mines très-abondantes." 

„Le diamant a toujours été considéré comme inal- 
térable au feu, mais des expériences faites prouvent 
qu'il perd de son poids. Un diamant, exposé au foyer 
du miroir ardent de M. de Prudaine en Décembre 1774, 
pendant huit minutes et demie, a perdu les 4 / 5 de son 
poids; dans une expérience faite le 27 Mars 1776, par 
M. Roux sur trois diamants, exposés au feu d'un four- 
neau de réverbère, chacun dans une coupelle de porce- 
laine, et dont le premier pesait trois grains un quart et 
un soixante quatrième, le second, un grain et trois sei- 
zièmes et le troisième, sept-huitièmes d'un grain; le pe- 
tit était totalement dissipé en deux heures, le moyen en 
trois heures dix minutes, et le plus grand en trois heures 
vingt-deux minutes, quoique le degré de chaleur ne fût 
pas excessif. On a observé sur les trois diamants une 
auréole resplendissante, une véritable flamme ondulante, 
qui annonçait que le diamant brûlait effectivement." 
Quelle est donc la nature de cette substance singulière? 
s'écrie M. Dutens. Ce qui paraît certain, continue-t-il, 
c' est que la décomposition du diamant est accompagnée 
d' une flamme qui le consume, et que la matière du feu 
entre visiblement dans sa composition. 




15 

Ecoutons maintenant la science moderne : 

M. l'Abbé HaUy dit dans son traité des pierres 
précieuses, que Newton avait découvert entre la réfrac- 
tion du diamant, comparée avec sa densité ou sa pesan- 
teur spécifique, une relation qui avait également lieu 
dans d' autres corps connus depuis longtemps pour être 
inflammables, tels que le succin, l'huile de thérébentine, 
et d'autres, d'où cet illustre physicien avait conjecturé, 
que le diamant appartenait à la classe de ces corps. La 
chimie a confirmé depuis cette induction par des ex- 
périences directes, dans lesquelles le diamant, soumis à 
l' action d' une chaleur très-intense, a brûlé en s' enve- 
loppant d' une flamme légère, et a fini par disparaître. 
Des expériences très exactes, faites depuis par différents 
chimistes, prouvent que le diamant n' est autre chose 
que du charbon pur qui ne diffère essentiellement que 
par l' état tout particulier sous lequel ce minerai se pré- 
sente, de celui que nous obtenons par la combustion 
des végétaux. Jamais il n' a été si vrai de dire, que les 
contrastes se touchent ! 

Caractères distinctifs du diamant: 

a) Accidents de lumière: éclat extrêmement vif, 
désigné par le nom d' éclat adamantin, c' est-à-dire que 
les facettes du diamant passent de l' éclat métallique à 
un aspect qui les fait paraître sombres, ou même noirâ- 
tres, lorsqu'on les incline en sens contraire, c'est-à-dire 
du côté opposé à celui d'où vient la lumière. 

Couleur incolore, blanc très pur ; il y a des dia- 
mants d'une nuance brune, jaune, verte, bleue, rose et 
noire, mais ils sont moins estimés, surtout les bruns, les 
jaunes et les verts. La couleur rose, si elle est vérita- 
blement rose et non pas rousse, augmente au contraire 
sa valeur, ainsi que la nuance bleue, quand elle est 



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fortement prononcée, de manière à lui donner l'appa- 
rence du saphir, c'est aussi le cas s'il est tout noir et 
non d' un brun foncé. 

b) Pesanteur spécifique: 3,5. 

c) Dureté: rayant tous les autres corps. 

d) Réfraction: simple. 

e) Durée de l'électricité acquise par le frottement: 
une demi-heure, souvent moins, rarement au-delà. 

2 ) Pas plus grand qu'une fève : 

Voici le poids de quelques diamants connus: 

1. Le diamant du Rajah de Mattan à Bornéo. 

Il est de l'eau la plus pure, sa forme est celle 
d'une poire, avec un enfoncement à la partie supé- 
rieure, il pèse 367 carats. Un gouverneur de Batavia 
offrit pour cette pierre 150.000 dollars, deux vaisseaux 
de ligne avec leurs canons et leur munition; mais le 
Rajah déclara qu'il ne la vendrait à aucun prix, consi- 
dérant cette pierre, que sa famille possédait depuis cent 
ans, comme un talisman qui lui portait bonheur. 

2. Le diamant du Grand-Mogol de Delhi, connu 
de nos jours sous le nom de Kohinoor, se trouvait à 
l'exposition de Londres en 1851. 

Le Kohinoor faisait plus tard partie du trésor de 
Lahore, qui fut pris par les Anglais en 1850, lors de 
la révolte des Sikhs, troupe indigène à leur service. 
Le Kohinoor avait la forme d'un œuf irrégulier, pe- 
sant 186y i6 carats, il fut taillé en forme régulière et 
pèse maintenant 106y i6 carats. Kohinoor signifie mon- 
tagne de lumière. 

3. Un autre diamant du Grand-Mogol dont parle 
Dutens, pèse selon lui 279 9 / 16 carats. Il est d'une eau 
parfaite, de bonne forme (suivant d'autres non) et n'a 
qu'une petite glace, qui est à l'arrière du tranchant 



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en bas du tour de la pierre. J. B. Tavernier, célèbre 
voyageur, né à Paris en 1605, qui parcourut l'Asie 
et fit une fortune immense dans le commerce des dia- 
mants, auteur du livre Voyages en Turquie, en Perse 
et aux Indes (meilleure édition, Paris 1679, trois 
volumes in-8), Tavernier, disons-nous, en calcule la 
valeur à onze millions sept-cent-vingt-trois-mille deux- 
cent soixante-dix-huit livres. 

4. Le diamant de la Czarine, acheté par l'Impéra- 
trice Catherine II à Amsterdam, au prix de 450.000 
roubles, une rente de 4.000 roubles durant la vie du 
possesseur et des lettres de noblesse pour le même, 
formait autrefois un des yeux de la statue de Sheringan 
au temple de Brahma. H pèse 1 9 4% carats; sa forme 
est irrégulière et rappelle celle d'un œuf de pigeon; 
on l'appelle aussi le diamant d Orloff, ou bien le dia- 
mant d'Amsterdam. 

5. Le diamant du Grand-Duc de Toscane, qui se 
trouve maintenant au trésor de l' Empereur d' Autriche, 
pèse 139% carats; sa forme est en cœur, son eau tire 
sur le jaune. On suppose que c'est le plus grand des 
trois diamants que Charles le Téméraire perdit à la 
bataille de Granson (1476); il fut trouvé par un soldat 
Suisse, qui le vendit pour un écu au Curé de Montagny. 
Il est encore intéressant comme étant un des premiers 
diamants taillés par Louis van Berquem, qui trouva à 
Bruges, en 1456, l'art de tailler et de polir les diamants 
à facettes régulières, comme on le pratique maintenant. 
Moro Sforza (Ludovic, dit le More, duc de Milan en 
1494, mort en prison à Loches, en France, en 1510) 
acheta ce diamant pour 2.000 ducats, et le Pape Jules II 
(de 1503 à 1513) le paya déjà 20.000 ducats, au 
trésor de Milan. On l'évalue à 500.000 florins d'Autriche. 

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6. Le Pitt ou le Régent, le grand diamant du 
trésor français. H pèse maintenant 136% carats et pesa 
avant d'être taillé 410 carats; il est de la plus belle eau 
et fut acheté par le duc d'Orléans, Régent de France, 
au gouverneur du fort St. Georges, nommé Pitt, en 1717, 
pour la somme de trois-millions-trois-cent-cinquante 
sept-mille francs. 

7. Le Sancy, du poids de 53% carats, mainte- 
nant en possession de l'Empereur de Russie, qui 
l'acheta au Prince Démidoff pour 500.000 roubles 
argent. — C'est aussi un des diamants de Charles le 
Téméraire et qu'il portait sur lui à la bataille de Nancy, 
où il perdit la vie (1477); un soldat trouva son corps 
dans un fossé et s'empara du diamant. H doit son nom 
de Sancy à Nicholas de Harlay, Seigneur de Sancy, 
Ministre de France sous Henri III et Henri IV, né en 
1546, mort en 1629, qui en était possesseur. Il fut 
acheté par Louis XIV pour la Couronne de France au 
prix de 625.000 francs et disparut pendant la révolution. 

Tous ces diamants viennent des Indes Orientales. 

8. L'étoile du Sud, un des plus grands diamants 
venant du Brésil, fut trouvé en 1853 dans les mines de 
Bagagem, province de Minas-Geraes; il est de la plus 
belle eau et son poids actuel, depuis qu'il est taillé, est 
de 125 carats. Il figura à l'exposition de Paris et appar- 
tenait alors au célèbre joailler M. Halphen de Paris. 

9. Le diamant du Roi de Portugal, provenant des 
mines près de Rio-Plata, pèse 138% carats et fut 
trouvé en 1775 par un nègre. 

10. Le diamant bleu de Th. Hope (membre du Par- 
lement anglais et descendant des célèbres banquiers hol- 
landais de ce nom), du poids de 44% carats, du plus 
beau bleu, ce qui, vu la rareté, le rend plus précieux 




19 



que s'il était parfaitement blanc. Exposé à Londres, à 
l'exposition de l'Industrie, on put admirer son éclat 
sans pareil. 

IL Le diamant du trésor de Dresde (au Gxiines 
Gewdlbe) pesant 48 x /2 carats, presque de la grandeur 
du Sancy; estimé 200.000 thalers ou 750.000 francs. 

12. Le Piggot H fut apporté des Indes en Angle- 
terre par un Comte Piggot et pesait 82% carats. Main- 
tenant il est plus connu sous le nom de Loterie puis- 
qu'il a été joué en loterie pour le prix de 750.000 francs. 

13. Le diamant du Pacha d! Egypte, du poids de 
40 carats; intéressant parce qu'on lui a conservé sa 
forme octogone, on l'estime 700.000 francs, ce qui est 
certainement beaucoup au-dessus de sa valeur. 

14. Le Nassuch; autrefois en possession de la 
compagnie anglaise des Indes; il pesait 89% carats et 
fut vendu au Marquis de Westminster, qui le fit tailler, 
ce qui réduisit son poids à 78% carats; on l'estime ce- 
pendant au même prix que le Piggot. 

15. L' Etoile Polaire , beau diamant de 40 carats, 
acheté par l'Empereur de Russie Paul I pour 100.000 
roubles. 

16. Le Shah de Russie, environ de la moitié du 
poids de l'Orloff, est un diamant de la plus belle eau, 
toute pure, sans le moindre défaut, mais d'une taille 
imparfaite. Primitivement octocaèdre, on lui a conservé 
plusieurs de ses faces naturelles. Ce diamant fut offert 
à l'Empereur de Russie par le Prince Persan Cosrhoes, 
un des fils d'Abbas-Mirza, lors de son séjour à St. Péters- 
bourg. 

On cite encore différents diamants d'un grand poids, 
qu'on dit se trouver en possession du Sultan, entr' autres 
un de 147 carats, et un de 84 carats, mais ils sont 

3* 



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moins connus, ainsi que plusieurs autres du poids 
d'environ 30 carats en possession de particuliers. 

Nous mentionnons encore pour l'intérêt historique, 
que l'on citait autrefois comme le plus grand diamant, 
le Braganza, pierre brute (non taillée) du poids de 1.680 
carats, trouvée en 1741 dans les mines du Brésil et 
faisant partie du trésor portugais, mais que maintenant, 
quoique des données positives manquent à cet égard, 
on ne suppose être qu'une Topaze du Brésil, dite 
goutte d'eau. 

Même en admettant que ce Goliath parmi les dia- 
mants ne mérite pas son nom, la collection royale por- 
tugaise, peu connue à l'étranger, reste encore une des 
premières pour la richesse de diamants de toutes formes 
et de toutes couleurs, et on l'évalue à 75 millions de 
francs. 

8 ) On trouve le diamant aux Indes Orientales, à 
l'île de Bornéo, à l'île de Sumatra, puis au Brésil et 
dans quelques endroits de l'Amérique septentrionale, 
enfin dans les monts Ourals et en Australie. 

Déjà, aux époques les plus reculées de notre histoire, 
les Indes Orientales étaient célèbres pour les diamants 
qu'on y trouvait. Golconde, ville de l'Inde, dans le 
royaume du Décan (Bedjapour) quoique n'ayant pas 
de mines dans son voisinage immédiat, était renommée 
comme entrepôt des diamants recueillis dans les diffé- 
rentes mines, dont les plus considérables étaient celles 
de Raolconda, de Visapour et surtout celles de Gani, 
tant pour la quantité que pour la grandeur des pierres. 
Le diamant du Grand Mogol, pesant 279 9 / 16 carats, 
décrit au N« 3 de la note précédente, sort des mines de 
Gani. Le commerce principal de cette pierre précieuse se 
fait de nos jours à Madras, ville de l'Inde cis-gangétique 



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anglaise, sur la côte de Coromandel, où se trouvent 
aussi quelques établissements (moulins), de peu d'im- 
portance, pour polir le diamant. Le diamant de toutes 
les parties du monde arrive presque toujours à l'état 
brut en Europe, et se travaille, soit à Amsterdam, soit 
à Anvers, ces deux villes ayant presque le monopole 
de cette industrie: la première, du diamant taillé sous 
le nom de brillants ou de roses, dites roses de Hollande; 
la seconde, du diamant taillé sous le nom de roses du 
Brabant. 

Bornéo, grande île de la mer des Indes, en partie 
indépendante et formant plusieurs royaumes gouvernés 
par des princes indigènes, en partie sous la domination 
des Hollandais, qui y forment deux résidences, celle de 
la côte occidentale et celle de la côte orientale de Bor- 
néo, possède des mines de diamants ainsi que l'île de 
Sumatra, dans l'Océanie, occupée également dans une 
partie par les Hollandais, tandis que la partie indépen- 
dante forme plusieurs royaumes indigènes, tels que 
l'Empire d'Achem, de Menangkabon et autres. 

On appelle dans le commerce diamant de vieille 
roche celui qui provient des Indes orientales. 

Les diamants du Brésil, connus depuis 1727 et 
dont on doit la découverte à Bernardino Fonseca-Lobo, 
habitant du Cerro do Frio (grande chaîne de montagnes 
où se trouvent les Mines de Minas-Geraes, qui donnent 
leur nom à une des dix-huit provinces de cette immense 
contrée), nous arrivent, de nos jours, en quantité bien 
plus considérable que ceux de l' orient, au dire de cer- 
tains connaisseurs ils sont inférieurs à ceux-ci; on les 
désigne sous le nom de diamants de nouvelle roche. 

Outre cette mine, qui, depuis 1772 que les gou- 
vernements portugais et puis brésilien la font exploiter, 



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a fourni à elle seule, d'après un calcul approximatif, 
plus de six millions de carats de diamants, représentant 
une valeur de plus de 180 millions de florins d'Autriche, 
ou 450 millions de francs, on trouve des diamants dans 
les sables de différentes rivières de l'intérieur; comme 
dans le Rio-Claro, le Rio dos Pelaes, le Rio dos 
Cayapos, dans le Paraguay, dans le Diamantino et 
autres. 

Diamantino, ville de la province de Minas-Geraes, 
est l'entrepôt général du commerce des diamants, aux- 
quels elle doit son nom. Pour ne pas en diminuer la valeur 
par une trop grande exportation , le gouvernement du 
Brésil ne met annuellement que 75.000 carats de dia- 
mants en circulation. 

La quantité de diamants fournis par les mines des 
monts Ourals, à Adolphsk et près de Ekatérinbourg, par 
celles de l'Amérique du Nord, de la Caroline, des com- 
tés de Lincoln et de Mecklembourg, n'est que peu 
considérable; d'ailleurs ces mines ne sont exploitées 
que depuis environ une quinzaine d'années. 



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23 




J 1 11 




'O0OO0OOOO v 



agattt rat unt pitrrt trouurt tnpluaitura partira 
^Itt la ttrrt; il y tn a ikr pluaitura mamtrra, 
& Ira unt* *mtt lit roultur nmrt autr friand}** 



b utmra, Ira autrra retraçant a rnultur lit rorad, 
afattt utmra raugra nu utmra îmrtra, 1» autrra dont 
nnmitt rnultur lit rnatal, apant utmra maaffranéra nu 
rtwgra, Ira autrra *mtt lit roulturïtt nrt aurr rouir ur rrntgt 
tt klandjra tarera ; l'autre mamtrt mtnt Vîfnïït et aont lit 
toute*** rnultura tt aut mtagra lit formra ïnfftrtntra, Ira 
utira août djtfe (titra) Vfynmmt, Ira autrra tu formr 
Varhrra, lit krtra nu tfnmûu?* Crttt pitrrt Httrutt 
tout utnm tt gartït lit mnraurt lit atrptut* tt V autrra 
kttra oturattuara, tt quanti on la mrt tn htrnûft, tUt 
oaut rnntrt la soif; tilt amfertt la uut tt gar&t la 
aauttîlu rorpa; tilt fait r {promit fctau parleur rt graritu? 
tn parolra ; rtlui qui la pnrtt rat plaisant à ikitu tt ait 
mnttîît; tilt Itnnnt rnultur à rfynmme au rnaagt tt 
arquitrt «ira (itount ïït l f mttlligtnrt) tt rttirt rfyommt 
lit mauuatara (tuurra, tt quanït tilt rat mm aur uut 
ftntmt qui rat tu ptmt V tnfant, tUt la fait Ittlntrtr urf nu 




24 



mort, tt si ott la frottr routre It feu, tUt tnmue grautie 
oîitur et aussi tUt Honnt mrtoirt, pourquoi on înt 
qu'/ftndpst, un Jfmptrtur, à rauseîïe rtttt pitrrt gagna 
moult (beaucoup) lit batailles et eaquraa moult lit pénis. 

Notes. 

Sous le nom collectif d'agathes on désigne pro- 
prement des pierres provenant de la réunion de différents 
minéraux, tels que la calcédoine, la cornaline, le quarz, 
le jaspe, Y améthyste et autres de la nature du quarz ou 
du silex (caillou), formant une masse compacte, plus 
ou moins translucide, souvent opaque, jamais entière- 
ment transparente, où ces différentes matières se présen- 
tent en couches ou en bandes, tantôt droites, tantôt 
ondulées , disposées quelquefois en cercles autour 
d'un centre commun, renfermant souvent des matières 
métalliques. 

Voyez l'appendice des pierres semi-précieuses, à 
l' article agathe et suivants. 



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t sapfyir *) rat flritut, pitcrt Ht roultur Ht stl, tt rat 
apprit tn ÏJnHra prîtes. 0n tn trouut ni 
> plusiturs partit» Htt monHt ti rn sont Ht plu; 
• meurs manières. Ctu? H'iBntnt sont Ira plus prénru? ; 
il f tn a îtr rlairs tt Ht trouklra* Tfla auttt moult ntrtutiy? tt 
font rtu?qui Ira portent djastes tt ntts, tt gacHtnt H 1 ennuis 
(djagnns) tt Ht séHurtions; tt 01 aucun rat tn tfyartrr tm* 
prtsonné, tt tl tnudjt It saphir tn quatre partira Ht 0a fart 
tt nmtrt Ira utrrouF Ht la porte Ht la Httt dartre, tantôt 
It prisonnier stra Htlmrt tt It sapfyir fait retourner It 
prieur à îfcitu ; il gacHt Ira ennemra tt Ira malueiUants 
tt saut beauroup a la personne qui a fitorra tt autres 
dpauHra malaHira HtHans It corps; tl conforte la ont tt 
atttrt Ira sutura tt Ira tnflurra, tt si on It lit sur son 
ratomar il aHourit la tfyaleur tt la crampe tt si on It lit 
sur It rtrur tl ûit mélancolie tt naines pensées; tt guérit 
tfunt malaHtt qu'on Hit „nnli mt tangtrt" st on It touche 
plusieurs fins, mais la pitrrt tn amoindrit; il ueut être 
chastement tt nttttmtnt pnrtt, tfls sont aussi plusieurs 
ntrms Ht loupe 2 ) tt Vautres beaucoup tt sont moult 
utrtutu?* 



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Notes. * 

*) Nous sommes assez embarrassés de trouver un 
équivalent pour le saphir décrit ici, ayant couleur de sel 
et se nommant Syrices aux Indes. 

D'abord, quelle est la couleur du sel? — Le sel 
commun, quand il se trouve en cristaux, est incolore, 
gris, jaune, rouge de chair, plus rarement violet ou bleu. 

Syrite est le nom d'une pierre précieuse chez les 
anciens; mais laquelle? — Nous l'ignorons. 

Syrtites est un terme d'histoire naturelle. Selon 
Pline, c'est une production pierreuse, qui se trouve sur 
les rivages des Syrtes (nom donné par les anciens aux 
deux golfes formés par la Méditerrannée sur la côte 
septentrionale de l'Afrique et sur celle de la Lucanie, 
partie de la Calabre), d'une couleur miellée et safranée, 
et dont l' intérieur offre des étoiles luisantes. On suppose 
que c'était le madréporite, variété de la chaux car- 
bonatée, dont la structure offre le faux aspect d'un 
madrépore (du genre des polypes) pétrifié. 

Cérite est, de nos jours, le nom d'un minerai violet 
brunâtre, composé de silice et d'oxyde de cérium, de 
didyme et de lanthane. Le cérium a été découvert en 
1803, presque en même temps, par Klaproth, Hisinger et 
Berzélius; les deux autres métaux par M. Mosander, le 
premier en 1842, le second déjà en 1840. 

2 ) Plus loin, Mandeville parle dans cet article de 
citrin de loupe. 

Citrin est un des noms du quarz jaune que l'on 
appelle aussi topaze occidentale, topaze de Bohème etc. 

Loupe, en terme de joailler, signifie une pierre 
précieuse que la nature n'a pas achevée ; on dit loupe 
de saphir, de rubis etc. 



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Dans la suite de. son ouvrage, Mandeville consacre 
un second article au saphir, auquel il attribue presque 
toutes les vertus magiques que possède celui décrit en 
premier, mais il oublie de mentionner sa couleur. 

Nous pensons donc qu'il s'agit ici du saphir blanc, 
qui n'est qu'une variété du corindon, ou bien — si nous 
prenons en considération l'analogie du mot cérite et la 
couleur violet brunâtre de ce minerai, — du saphir d'eau, 
qui offre effectivement le phénomène qu'en en regardant 
un morceau, en dirigeant le rayon visuel parallèlement à 
l'axe de sa forme primitive, la couleur est d'un bleu 
violâtre, et qu'au contraire, en dirigeant le rayon visuel 
perpendiculairement à l'axe, la couleur est jaune bru- 
nâtre. 

Voyez l'article saphir dans la continuation de cet 
ouvrage. 



4* 




28 




z — <s — 

ifmfrrtuîïf. 



lOOOQQC 




émeraulte l ) eat une pierre trra*nerte, rar à rauae 
, lit aa utrfreur elle fart urrïiofrr l'air: il en tôt 
■He pluaieura manières rt on Ira trouue m plu* 
> aieura lieu? ti liioerara partira liu monlie, apérialrment 
en Jtitfyarie (Itljfpre) et m ifgrpte; élira août auaat 
tmautti ra lierait il f a mimèrea lt f rtam rt île rurorr, 
maïaaont tatfyéra à rauae im métal; telles lté iDttyarie 
Baient mieu? que Ira atttrra, elle ne mutnt (Rangent) pas 
leur niuleitr m rlarté par la brune et obarurité ïïu temps 
rt peunent mirer te maage ii'ljommr 2 ) 01 comme en eau 
rlaire. lEUe lionne rntyraara rt Ingmtéa, et fait l'homme 
iponnete rt aage à parler; elle guérit lie ftèore, elle conforte 
la nue rt guérit lie la malaliie lie peau rt tactyea* jftuaat 
on ne la Itoit porter sur aoi, ni fyommr m femme, 
quanli lia Ijabitent ttyarnrllement, rar la pierre ae trouble 
et empire, jElle arrroît Ira mourra à miel qui font la rire, 
détourne la tempête et apaïae Ira malueillanta, et auaat 
uraie émeraulie montrée au aerprnt, tûntâi prrîïra la oue, 
et ai rette pierre perti aa rlarté, trempera en mn, et la 
frotte* bien lie lirap rt îi 1 f>uile li'olroe et auaaitât retour- 
nera aa rlarté. 



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Google 



29 

Notes. 

l ) Nous croyons que l'émeraude proprement dite, 
n'était pas connue des anciens et que ce qu'ils entendaient 
sous le nom de Smaragdus n'étaient que des pierres ou 
des substances bien différentes de l'émeraude. Tels sont 
les obélisques d'un temple en Egypte, cités par Hérodote 
et composés de quatre émeraudes longues de cinquante 
pieds et larges de deux à cinq pieds, et qui n'étaient 
probablement que du porphyre. 

Pour les soi-disant émeraudes employées comme 
objets de parure , on en trouvait en Chypre et dans la 
Haute-Egypte, où le mont Zaborah, nommé aussi mont 
Smaragdus et déjà connu, dit-on, du temps de Sésostris, 
contenait la mine des pierres vertes que les anciens 
appelaient Smaragdus et qui n'étaient que des péridots. 

Ce qui vient à l'appui de cette assertion, c'est que, 
selon l'opinion de certains auteurs, on ne trouve aucune 
véritable gravure antique sur une émeraude, mais beau- 
coup sur des primes d'émeraudes (chaux fluatée verte, 
florure de calcium, que l'on trouve en cristaux cubiques 
de très-vives couleurs), ainsi que sur des péridots, et 
que la véritable émeraude ne se trouve pas dans les 
collections de trésors renommés pour leur antiquité, 
comme dans ceux de Lorette, de St. Denis et autres. 

Nous n'ignorons pas que cette assertion trouvera 
beaucoup d'adversaires et que d'autres auteurs préten- 
dent au contraire, 1° qu' il y a des pierres gravées anti- 
ques sur émeraudes, 2° qu'on en trouve dans les 
trésors d' églises datant du VIU et IX siècles, et 3° qu' on 
cite notamment une émeraude dans la tiare du Pape, 
achetée, à ce qu'on dit, par Jules II, qui occupa le St. 
Siège de 1503 à 1512. 



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Sur quoi nous observerons que, quant aux pierres 
gravées, il est bien difficile de reconnaître celles qui 
sont véritablement antiques, de celles qui datent d'une 
époque plus rapprochée, et que toute décision à cet égard, 
n'est qu'une affaire d'opinion et non une vérité prouvée 
jusqu' à l'évidence. En outre, en supposant que la gra- 
vure soit réellement antique, il reste à savoir si l'on s'est 
donné la peine d'examiner minéralogiquement la pierre? 
Nous l'ignorons, mais nous croyons que c'était rarement 
le cas, du moins nous ne croyons pas avoir vu, dans 
quelque cabinet d'antiquité que ce soit, une description 
scientifique de la pierre, qui seule serait décisive. 

Pour ce qui regarde les pierres précieuses qui se 
trouvent dans les trésors ou dans les couronnes ou 
objets de parure d'une haute antiquité, elles y figurent 
sur la foi d'anciens auteurs, qui n'avaient aucun moyen 
de reconnaître leur identité; nous avons été à même 
d'en examiner plusieurs, et presque jamais elles ne 
répondaient aux noms sous lesquels elles paraissent 
dans les catalogues, transmis ordinairement de géné- 
ration en génération sans beaucoup d'examen. Fina- 
lement, l'émeraude du Pape Jules II, si c'est réellement 
une émeraude, a» été achetée, sinon après la découverte 
du Pérou, du moins après celle de l'Amérique, et peut 
avoir trouvé son chemin en Europe par les premières 
expéditions de Christophe Colomb ou d'Amerigo Ves- 
pucci, antérieures au pontificat de Jules II. — Ce qui 
est certain, c'est que les émeraudes citées et décrites par 
Pline et par Isidore, évêque de Séville (630 ap. J. C), 
qui cite le miroir de Néron, n'en étaient pas. 

Nous mentionnons les deux hypothèses sans avoir 
la prétention de formuler une décision, mais nous pen- 
chons vers la première. 



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L'émeraude orientale est une variété du corindon 
hyalin (Voyez les notes sur l'article rubis et la liste des 
pierres précieuses). 

*) Pour l'émeraude dont on faisait des miroirs, 
voyez le second article émeraude. 

Outre l'émeraude orientale, il y en a encore de nos 
jours de différentes espèces : celles du Pérou, celles du 
Brésil et celles des Monts Ourals. L'émeraude de 
Chypre, que Ton appelle émeraude bâtarde ou péridot, 
est une pierre d'un vert jaunâtre; quelquefois le jaune 
ne domine pas trop et sa couleur est d'un vert agréable, 
mais plus clair et moins velouté que celui de l'émeraude 
proprement dite. 

Le péridot, qu'on a confondu successivement avec 
le péridot oriental, qui est un corindon, avec l'aigue- 
marine, pierre jaune- ver dâtre ou vert-jaunâtre, qui est 
une variété de l'émeraude, avec le péridot de Ceylan, 
de couleur jaune- ver dâtre, qui est une variété de la 
tourmaline, le péridot, disons-nous, est assez difficile 
à définir, de manière que les joaillers disent que celui 
qui en a deux, en a un de trop. Selon Haiiy, il est 
reconnaissable dans son état primitif, comme étant 
l'unique cristal produit par la nature, qui ait pour forme 
un prisme droit rectangulaire. 

Ses caractères distinctifs sont: 

a) Accidents de lumière: Vert-jaunâtre. 

b) Pesanteur spécifique: 3,4. 

c) Dureté: ne rayant pas le cristal de roche, faible- 
ment le verre blanc. 

d) Réfraction : Double à un haut degré. 

e) Action sur l'aiguille aimantée: sensible. 

On voit donc, en comparant les caractères distinc- 
tifs des pierres avec lesquelles on le confond, qu'il diffère 



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du péridot oriental, par son poids spécifique, sa dureté 
et sa réfraction; de l'aigue-marine également par le poids 
spécifique, la dureté et la réfraction; du péridot de Cey- 
lan, encore par le poids spécifique et la réfraction; de tous 
les trois enfin, parce que le péridot proprement dit est le 
seul dont l'action sur l'aiguille aimantée soit sensible. 

Comparez les caractères distinctifs de ces différentes 
pierres dans l'appendice: liste des pierres précieuses. 

Les émeraudes trouvées, au dire de notre savant 
chevalier, dans les mines de cuivre et d'étain, étaient 
probablement des cristallisations peu dures, prisma- 
tiques, colorées, telles qu'on en trouve aussi dans les 
cratères des volcans. 

L'émeraude du Pérou, émeraude proprement dite. 

Caractères distinctifs: 

a) Accidents de lumière: d'un vert pur, plus ou 
moins foncé, souvent d'un beau velouté. 

b) Pesanteur spécifique: 2,8. 

c) Dureté: rayant fortement le cristal. 

d) Réfraction : double à un faible degré. 
L'émeraude du Brésil ou des Etats-Unis, est une 

variété de la tourmaline. 
Caractères distinctifs: 

a) Accidents de lumière : d'un vert tirant sur l'obscur. 

b) Pesanteur spécifique : 3. 

c) Dureté : rayant fortement le cristal. 

d) Réfraction: double, présentant le phénomène 
spécial aux tourmalines, c'est-à-dire qu'une épingle, vue 
au jour à travers la pierre, présente deux images, dont 
l'une distincte et l'autre effacée comme l'ombre de la 
première, tandis que le soir, à la flamme d'une bougie, 
les deux images sont d'une égale intensité. 



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33 





opasar *) est ntrm trra-rtair^ il est entre para 
roulrur Ht l'émeraulie 8 ) fi amtt trouora en 
plusieurs lieu? ti spérialement m une île 
if/ftrafeit qui rat appelée Jfopasse, et lit rette île elle 
parte It nom; on la trouur quelquefois m granit 3 ) qu'on 
en fait grandes images. Cette pierre refrotHit fort; rar 
quanït on la met en eau fouillante, elle resseralie bouillir; 
elle guérit le (tel, quanîi il en rat touché, il ne multiplie plus 
autant; elle refrawt ire (refrène la rnlrre) et amwnttrtt 
lujrure» 

Notes. 

*) De nos jours on distingue trois genres de topazes. 
a) La topaze orientale, appelée par les allemands 
saphir jaune, variété du corindon. 
Caractères distinctifs: 

a) Accidents de lumière: jaune de jonquille, jaune 
nuancé de verdâtre, ne tirant ni sur le rouge, ni sur 
le noir; éclat très vif. 

b) Pesanteur spécifique : 4. 

c) Dureté : rayant fortement le cristal. 

d) Réfraction: double à un faible degré. 



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b) La topaze du Brésil, la vraie topaze. 
Caractères distinctifs: 

a) Accidents de lumière : jaune foncé, jaune rougeâtre. 

b) Pesanteur spécifique: 3,5. 

c) Dureté : rayant fortement le cristal de roche. 

d) Réfraction : double à un degré moyen. 

e) Electricité produite par la chaleur: sensible. 

Remarque. Les topazes du Brésil d'un jaune 
sale, sont mises dans un creuset plein de cendres et 
de limaille de fer, sur un feu gradué; on fait rougir 
le creuset jusqu'à ce que la pierre ait perdu sa cou- 
leur, et on la trouve alors changée en rouge de rose, 
ordinairement un peu faible, quelquefois cependant, 
foncé au point à ressembler à s'y méprendre à un rubis 
balais. Il y en a aussi de cette nuance qui sont 
naturelles et qu'on trouve à Capao - do - Lane et à 
Boa-Vista. 

Dans le commerce on les vend sous le nom de 
rubis balais du Brésil, mais leur valeur est bien in- 
férieure à celle du véritable rubis balais, variété du 
spinelle. Le moyen sûr de les distinguer est offert par 
la réfraction, simple dans le spinelle et double à un 
certain degré dans la topaze, et par l'électricité pro- 
duite par la chaleur, nulle dans le spinelle et sensible 
dans la topaze. 

Outre la variété rose que nous avons citée, on en 
trouve encore d'autres parmi les topazes du Brésil, telles 
que l'incolore, dite goutte d'eau, la bleue, qui passe 
souvent dans le commerce sous le nom de saphir du 
Brésil etc. Elles ont toutes les caractères distinctifs de 
la topaze du Brésil. 

c) La topaze des Indes, celles de Bohème, de 
Saxe ou d'Espagne, la topaze enfumée, quarz hyalin. 



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Caractères distinctifs : 

a) Accidents de lumière : dans la topaze des Indes, 
jaune de safran; dans celle de Bohème, jaune noi- 
râtre; dans celle de Saxe, jaune pâle; dans celle 
d'Espagne, jaune de citron; toutes inférieures en éclat 
à la topaze orientale et à celle du Brésil. 

b) Pesanteur spécifique: 2,6 à 2,7. 

c) Dureté : rayant fortement le verre blanc. 

d) Réfraction : double à un degré moyen. 

e) Durée de l'électricité acquise par le frottement: une 
demi-heure. 

2 ) La topaze verdâtre dont parle Mandeville, était 
selon toute apparence la chrysolithe ou le chrysobéril, 
appelée du premier nom, quand la pierre est d'un vert 
jaunâtre, et du second, quand elle est d'un jaune verdâtre; 
son nom minéralogique est cymophane, d'un mot grec 
qui veut dire luisant. 

Caractères distinctifs: 

a) Accidents de lumière: jaune verdâtre ou vert 
jaunâtre, à reflets d'un blanc laiteux, éclat très vif. 

b) Pesanteur spécifique: 3,8. 

c) Dureté: rayant fortement le cristal. 

d) Réfraction: double à un degré moyen. 

8 ) „ Topaze assez grande pour en faire des images". 
Ce ne peut être que la topaze de Bohème, ou celle de 
Saxe que nous venons de décrire, quarz sans grande 
valeur. 



«XX- — 



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36 




/Hni.motf. 



J2. 




X amattste *) rat trae pierre lit routeur molette 
fnmmt mit rouge, et te trouiir en jftfyropte, 
en ^tt&e et Êeemame et ett plusieurs autres 
4£t elle est bée iroer lu pierre te aartmmr sur 
le mmtbrxl te V fjtmtme quart* il est tare, elle âte rrarogtterie 
lté l'Iptmme; elle twmt au? ttetteum (tfyaôseuro) lté httn 
saunage* à Ira prendre. 

Notes, 

*) L'améthyste orientale n'est qu'une variété du 
corindon; c'est un rubis de couleur violette ordinaire- 
ment faible, quelquefois très-foncée, et il présente tous 
les caractères distinctifs du rubis oriental* 

L' améthyste ordinaire, qu' on trouve au Brésil, en 
Sibérie, en Allemagne , en Bohème, en Espagne etc. 
n' est qu' une variété du quarz hyalin. 

Caractères distinctifs: 

a) Accidents de lumière; de couleur violette, tirant 
mir le noir dans celles d'Allemagne et de Bohème, rare- 
ment répandue uniformément; éclat très-vif de jour, 
terne à la lumière d'une bougie. 

b) Pesanteur spécifique: 2,7. 

c) Dureté: rayant fortement le verre blanc. 

d) Réfraction: double à un degré moyen. 

e) Durée de l'électricité acquise par le frottement : 
une demi-heure au plus, souvent moins. 



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37 





UJttrtûtt *) est Itt ligne tkt rtdkœ; tt est rouge rumine 
pumme lté grenate, il est mulet et fort preneur; 
quanti il tat mm sur une cfyuse nuire, il m 
regtatit plue fort. îfl îtonne murage au mur, il met 
{pire tristesse et amène liesse (pue), /fturuns ttisent qu'il 
a les uertus lté la ïfarintr (ÎJparrotlje) mais il n f est pas 
nrai, rar aucunes ;armtes snnt appelées grenates et snnt 
tnwures en ïfnlte, en iftfytnpie et autres parts, en fleuues 
lie jBaraîns, et uers jftle?anïtrie et Iljir; rette sernnïte 
jarmte a toutes ses nertus» 



Notes. 

*) Le grenat fournit les pierres précieuses appelées 
grenat Syrien, grenat de Ceylan, grenat de Bohème et 
vermeille, nom qu' on lui donné quand sa couleur tire 
sur le rouge orangé. 

(ireiat Syrici. 

Caractères distinctifs: 

a) Accidents de lumière: d' un rouge-violet velouté. 

b) Pesanteur spécifique: 4. 

c) Dureté: rayant fortementjje cristal de roche. 

d) Réfraction: simple. 

e) Action sur l'aiguille aimantée: sensible. 



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Grenat de Bthème et Grenat de Ceylan. 

Caractères distinctifs : 

a) Accidents de lumière: d'un rouge vineux, mêlé 
d'orange. 

b) Pesanteur spécifique: 4. 

c) Dureté: rayant médiocrement le cristal de roche. 

d) Réfraction: simple. 

e) Action sur l'aiguille aimantée: sensible. 



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fêirrrr îïu Soleil. 

^000000 00000000000000000000007)5^? ■ 

a pierre tiu J&oletl *) rat notre et rontit a Mandera 
neme*, et aurunea feia bleues, île laquelle eat 
un îiduj? rapon romme la lumière îiu aoleil ; 
ai elle rat miar en une maison en la lueur îm «oleil, 
en un uaïaaran (en un uaoe) auer nette eau, elle rendra 
granité rlarté; elle naut au? jBrmrta rar elle le* garire et 
fait fouiller îte tout; elle arrroît rufyeaae et îtammatmna et 
fait aimtr ttéltrt et garïtr le* nertu* îtu força. 

Notes. 

*) La pierre du soleil ou aventurine orientale est 
une variété du feldspath. 
Caractères distinctifs: 

a) Accidents de lumière: fond d'un jaune d'or, 
parsemé de points d'un jaune rougeâtre, éclat très- vif. 

La pierre de soleil est chatoyante, expression qui 
veut dire que l'effet de ces pierres est de montrer par une 
certaine exposition à la lumière, un ou plusieurs rayons 
brillants, colorés ou non colorés, au dedans ou à la 
surface, partant d'un point, comme d'un centre, s'éten- 
dant vers les bords de la pierre, et disparaissant par une 
autre exposition à la lumière. Pour faciliter cet effet on 
taille ces pierres en cabochon. 



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b) Pesanteur spécifique: 2,6. 

c) Dureté: rayant légèrement le cristal de roche. 
Cette pierre, assez rare, se trouve dans l'île de 

Cédlovatoï, près d'Archangel en Russie, à l'île de Cey- 
lan et dans les environs de Tvedestrand. 

La pierre de soleil dont il est question chez Man- 
deville, noire et à blanches veines, n'était peut-être 
qu'une agathe rubannée, dite zonaire, ou bien, considé- 
rant qu'il conseille de la mettre dans l'eau pour qu'elle 
déploie ses couleurs, ce devrait être l'hydrophane, dite 
oculis mondi, œil du monde, quarz résinite hydro- 
phane, à la couleur blanc-grisâtre, quelquefois blanc- 
jaunâtre ou brunâtre, faiblement translucide. 

Cette pierre est, dans son état ordinaire, un corps 
spongieux, parsemé d'une multitude de vacuoles rem- 
plies d'air. Plongée dans l'eau, elle s'imbibe dece liquide 
dont les molécules remplacent celles de l'air; quand on 
la retire, il se trouve que la pierre est devenue beaucoup 
plus translucide, elle donne des couleurs vives et est 
irisante comme l'opale, effet qui se perd quand, après 
son dessèchement, la pierre retourne à son état primitif. 

On taille l'hydrophane en cabochon, et, dans cette 
forme, après son imbibation, elle réfléchit fortement les 
rayons de la lumière, de manière qu'étant exposée au 
soleil, elle en rend l'image avec un éclat assez vif. 

Voyez l'appendice des pierres semi-précieuses. 



i -ii 




41 






jBirrrr îïr la ïitnr . 



*S ^ ^ ^ 



pierre île la lune *) rat pierre blandjr anrr iiemea 
et tatfyea aur noir du aur rouge, au tir ritnn* 
lElle luit aunmea fma île nuit, atromme ni 
pleine lune, autre fma elle we luit paa ni quelquea 
Ipeurea* lElle garîïr Ira nrrtua tiu rorpa tt fait légèrement 
gemmer reu? qui liant par mer, elle gar&e île tempetea et 
île périla; elle arrroît lea friena temparela; elle naut à 
impétrer (mapirer) lea iroblea ttyoaea et fyomtrura; elle 
guérit lea Umattquea et garîte lea (arrima* 

Notes. 

l ) La pierre de lune, argentine, œil de poisson ou 
lunaire, est, comme la pierre de soleil, une variété du 
feldspath, beaucoup plus commune que l'autre et n'en 
différant que par la couleur, qui est d'un blanc mat, 
chatoyant de blanc. Quand la pierre est taillée en cabo- 
chon et quand on la fait mouvoir, les reflets semblent 
flotter à l'intérieur. 

Caractères distinctifs comme pour la pierre pré- 
cédente. 



6 



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42 



K>0 





îfanittt. 

a jarmtr *) rat tint pirrrr qui a troia roulrura, 
rougr ntrm, molrt du bleu ; rllra dont trouurra 
rit pluatrura partira; toutra îtannrnt pur rt 
liraar* Ira raprrra rougra aont Ira mrtllrurra rt aont 
armblablra au? grrnatra, rt toutefois il j a tnffrrrnrr, rat 
rllra nr aont paa ai purra tir roulrura, maia plua palra. 
îfanntr molrttr rat ai prrnruar, qu 1 rllr mur tir roulrur, m 
rlair ou troubla arlon Ir trmpa* /fturunra aont m partira 
rougra rt blantfyra rt aonttiurra pirrrra, rt toutra ont rrttr 
mtmt nrrtu, tût, qui portr ir rllr pirrrr aur lut, il prut allrr 
aûrrmwt où il nouttra, rllr arquirrt pai? au? rorrompua ; 
pratilrnrr nr pourra nuirr à rrlut qui la portr rt nr pourra 
rtrr blraar tir raauoaia rngm* îfl pourra allrr aûrrmrnt 
par Ir papa, rar il arra rrru aprmrnt (rommr il airti) rit 
Ijotrla où il oirnîira; rllr arromplit Ira fuatra rt raiaon* 
nablra prtttiona ou rrqurtra, iDn rn trouur pluairura rn 
Jfrijiopir; rllra ualrnt rontrr arrpmta rt urnm rt rmtirnt 
l 1 fjommr granru? à ftiru rt au? gruau, Ifanntr rt grrnatr 
ar roïnntimt m urrtua. 



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i i_i 



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43 



Notes. 

*) On a confondu longtemps sous le nom d'hya- 
cinthes, différentes pierres dont la couleur est un mé- 
lange de rouge et de brun; telles sont la vermeille, 
variété du grenat, l'hyacinthe zirconnienne, variété 
du zircon, la tourmaline de Ceylan, variété de la tour- 
maline. L'examen de la pesanteur spécifique donne 
facilement le moyen de les distinguer. 

Voyez l' appendice des pierres précieuses, neuvième 
tableau. 

L'hyacinthe proprement dite, est d'une belle cou- 
leur orangée ou aurore, tirant sur le ponceau, sans points 
et d'une limpidité extrême. Quand elle a toutes ces 
qualités, on l'appelle l'hyacinthe la belle. C'est le Ka- 
neelstein de Werner (kaneel veut dire en hollandais la 
canelle), ou l'essonite de Hatly, d' un mot grec qui signi- 
fie moindre, inférieur, l'hyacinthe étant moins dure, 
moins pesante et moins éclatante que le zircon ou 
grenat, deux substances auxquelles on la réunissait 
autrefois. 

On en trouve aussi d'un i^une de safran plus ou 
moins orangé et d'un blanc-jau/iâtre ressemblant à l'am- 
bre, dont elle diffère cependant par la dureté et le 
poids spécifique. Elle présente ordinairement un mélange 
de rouge aurore et de brun, il est très rare qu elle soit 
pure. L'hyacinthe bleue n'existe pas à notre con- 
naissance. 

Caractères distinctifs : 

a) Accidents de lumière: la couleur, vue par réfrac- 
tion, est rouge ponceau, lorsque la pierre est éloignée 
de l'œil; elle présente le jaune sans mélange sensible de 
rouge, lorsqu' elle en est très rapprochée. 

6* 



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b) Pesanteur spécifique: 3,6. 

c) Dureté: rayant faiblement le cristal de roche. 

d) Réfraction: simple. 

L'hyacinthe se trouve particulièrement à l'île de 
Ceylan, cependant Hatty en avait une dans sa collec- 
tion, trouvée en Angleterre; celles de Dissentis, dans le 
canton des Grisons en Suisse, du St. Gothard et du 
Piémont ne sont que des quarz. 



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/IRûrgumtr 



^ ^ ^ i ^> 

largurntr l ) rat une ptrrrr apprlfr oignon, rar 
| rllr rat ïir pluatrura oftrmrna; rllr a plnatrura 
rôtra, Vum ayrta T autrr, rommr un oignait; 
v rllr rat rnnïïrnarr rn graurllr (grautrr) rn rnira îir 
mtr et ni autrra Hroora, île la roarr ttu nrl, at rommr Ir 
înamant, rt rat faite ttr la ttttr roarr; at rllr rat ronttrnafr 
ttana la mattnrr rt rllr aort jwrr rt rlatrr, attonr (alora) 
aont Ira prrlra blanctyra, rt at la roafr rat rnnîtrnarr au? 
iirprra, rllr n f rat jmrr rt Ira prrlra aont troublra rt mal 
rolorrra» Ira prrlra apatarnt trr (rolrrr) rt mrlanroltr, rllra 
ïionnrnt Itraar (jntr) rt oalrnt à ronfortrr Ir nrur, Ir oa- 
laatn (?) rt rnflurr Vratomar rt rontrr Ira Aurions tir aang 
rt Vantera fjumrura; rllra ronfortrnt la mir rt prorurmt 
pat? rt ronrorïtr rt ramènent la prnarr rt donnent bonnr 
mémoire à la prraonnr* 

Notes. 

*) Evidemment, il est question ici de la perle, 
Margarita, en latin, signifiant perle. Or, personne 
n'ignore de nos jours, que les perles ne sont pas des 
pierres, mais une substance calcaire, dure et blanche. 

Quoiqu'il s'en forme plus ou moins de pareilles 
dans toutes les coquilles, on n'a donné le nom de perles 
qu'à celles qui, par leur beauté et leur blancheur, se 



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distinguent au point qu'elles ont la valeur des pierres 
précieuses, et qui se trouvent principalement dans 
trois espèces de coquilles. 

La première est nommée Melengrina margaritifera, 
Avicule perlière, Aronde perlière, Pintadine ou mère- 
perle; on la trouve sur les côtes de Ceylan, dans le 
golfe persique, sur les côtes de Java et de Sumatra, sur 
celles du" Mexique, en Californie etc. Elle fournit les 
perles fines, dites orientales. 

La seconde est nommée TJnio margaritifer, Mulette 
margaritifère. On la trouve dans plusieurs fleuves et 
rivières de l'Europe, comme le Don, en Russie, l'Hz, 
en Bavière, le Wattawa, en Bohème, l'Elster, en Saxe, 
etc., et dans quelques fleuves de l'Amérique du Nord. 

La troisième est la coquille commune, nommée 
Mytilus edilus, que l'on trouve à l'embouchure du Con- 
way dans la province de Galles. 

Les perles fournies par ces deux dernières coquil- 
les, sont d'une qualité inférieure, et portent dans le 
commerce le nom de perles d'Ecosse ou de Passau. 

L'animal qui habite ces coquilles et qui est assez 
petit en proportion, est du genre des mollusques; ani- 
maux invertébrés, au corps constamment mou, sans 
squelette intérieur ou extérieur, enveloppés d'une peau 
musculaire ou manteau, à la surface duquel se développe 
le plus souvent la coquille en une ou deux pièces, à 
circulation complète et à sang blanc. 

Tantôt attachée à l'intérieur, vers les bords de ces 
coquilles, tantôt détachée et libre, tantôt cachée dans 
le tissu du manteau, et tantôt dans le corps de l'animal 
même, on trouve la perle, substance globuleuse, d'un 
blanc nacré, mat, argentin, d'une grande dureté, infé- 
rieure cependant toujours à celle de la coquille même. 



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Maintenant, quelle est l'origine de la perle? — Les 
opinions sont très partagées sur ce point. Selon les uns/ 
ce sont des œufs non fructifiés de ranimai, selon d'autres, 
c'est le produit d'une maladie du même, ou bien celui 
d'une sécrétion déterminée par la piqûre d'un petit ver 
et par laquelle le mollusque l'emprisonne, ou tâche au 
moins de remplir l'excavation qu'il a faite. 

La texture de la perle est une série de couches 
calcaires, concentriques, ressemblant, comme Man- 
deville l'observe très bien, à une pelure d'oignon. Des 
observations microscopiques ont démontré que la perle 
renferme presque toujours dans son intérieur soit les 
restes d'un animal, soit un grain de sable, soit enfin 
une fibrille du règne végétal, formant, pour ainsi dire, . 
son noyau. 

Le nom de perle vient, selon Pline, de perna, 
nom d'une coquille qui fournit la nacre, selon d'autres de 
perula ) petite besace, ou, enfin, de pirula, diminutif 
de piruSj poire, à cause d'une ressemblance de forme. 

On distingue les perles soit d'après leur forme, soit 
d'après leur grosseur, soit d'après leur couleur èt leur 
teinte nacrée ou orient. 

D'après la forme: il y en a de rondes, qui sont les 
plus estimées; d'autres sont ovales, allongées, dites en 
poire, qui sont aussi très recherchées, et d'autres biscor- 
nues ou baroques, objets de curiosité offrant quelquefois 
de la ressemblance avec des animaux ou divers objets. 

D'après la grosseur: les petites sont appelées 
semences, les plus grosses, paragonnes. 

D'après leur couleur et orient: elles passent du 
blanc azuré au blanc jaunâtre, au jaune d'or, au noir 
bleuâtre, au noir décidé ; il y en a aussi de roses et de 
violettes ; les blanches sont les plus estimées, les jaunes 



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et bleuâtres , les moins précieuses, les noires, très 
chères, à cause de leur rareté. 

Coque de perle ou loupe de perle, est un nom 
donné dans le commerce à une couche extravasée, 
enlevée à la coquille, moitié nacre, moitié substance 
de perle; les bijoutiers en collent deux ensemble, en 
forme de perles, pour en fairç des boucles d'oreilles, 
des colliers de femme etc. 

Les perles étaient déjà connues dans la plus haute 
antiquité. Elles servaient d'ornemens aux idoles, aux 
couronnes, et aux vêtemens des rois, des princes et des 
femmes. L'histoire de la perle de Cléopatre, qu'elle fit 
dissoudre dans du vinaigre et qu'elle but, pour gagner 
le pari qu'elle avait fait, d'engloutir dix millions de 
sesterces (environ un million de francs) dans un repas, 
est bien connue. Une des plus grandes perles qui existe, 
pèse 126 carats; elle est en forme de poire et s'appelle 
la Peregrina; elle est actuellement en possession de la 
princesse Joussoupoff; on prétend qu'elle a été estimée 
80,000 ducats, ce qui nous paraît plus qu'exagéré. Une 
autre perle, pesant 45 carats, a figuré à l'exposition de 
Paris en 1855. 

Jusqu'au poids de 10, 12 et même 20 grains 
(quatre grains font un carat) les perles , quoique très 
précieuses, ne sont pas rares ; on rencontre souvent des 
colliers de deux ou trois rangs de cette grosseur; du 
poids de 30 à 40 grains, il est déjà difficile d'en réunir 
assez pour former un collier; au delà de ce poids, quoi- 
qu'on en trouve souvent dans le commerce, elles sont 
rarement rondes, mais ordinairement aplaties d'un ou 
des deux côtés, ce qui leur ôte beaucoup de leur valeur. 



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e 



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66b66v 



l f a tint? mamtrta Ht ïfaapr It otrt tatTt 
mttlltur quanti tl a gmtttra rougto ou tiortta, 
.rt It titaprt; atlour (alors) tôt trte*prtrttu? tt 
gutrtt tito firort* tt ti f tyrtirop tott, tt naut moult au? 
femmes qut sont ttt ptmt lit tranatUtr tt'ntfant, car tl It 
toute fytttt) fyoro, mf ou mort; tl tttmnr ûurrtt tt arrroft 
If nnneur tt oaltur ; tl âtt fantaisie tt gutrtt morsure tit 
tête uémmeuoe, pouîire uenur tir lut oaut à rrfrrmtirt 
fluxion ttt sang; ot ntum tôt apporté titiiattt rrttr pttrrt, 
tantôt tilt titmmut par outur» îfl tt f appartient paa à la 
femme ttt la porter, rar tilt empêdje ttt ronrrooir ; tilt otut 
ttrt aootot tn argent tt portée tn titjrtrt (ïiroitt) parttt 
tit la personne. 

Notes. 

*) Jaspe sanguin, Héliotrope, quarz agathe vert 
obscur ponctué; fond d'un vert plus ou moins parsemé 
de petites taches d'un rouge foncé, translucide, au moins 
dans les fragmens très minces vers les bords, quelquefois 
dans toute la masse lorsque le morceau a peu d'épaisseur. 

Jaspe. Quarz jaspe toujours opaque; rouge bru- 
nâtre, gris-verdâtre, jaune. 



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Jaspe rubanné et Jaspe onyx. La différence entre 
l'un et l'autre dépend du sens dans lequel un jaspe, 
composé de couches successives diversement colorées, 
a été taillé ; il est rubanné, lorsque les bandes sont la- 
térales, onyx, lorsqu'elles sont superposées. Une des 
variétés les plus estimées est celle qui offre des bandes 
vertes sur un fond rouge brunâtre. 

Jaspe égyptien, caillou d'Egypte. Bandes ou zônes 
d'un brun foncé, sur un fond de jaune-brunâtre. 

Voyez l'appendice des pierres semi-précieuses. 



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P% Irrtotrr *) rat pirrr qui rat trouorr au orntrr Vuu 
tfyapon tt rat blandjr tt pair sur mamrrr tir 
aouffrr; rllr rat fartr aurunra fota m quatrr 
ana, autrra fbia ru arpt rt ritrarr ni tii? ana; rt la 
plua grantir u 1 rat que tir la quantité ti f uur frur ; rllr tionnr 
mrtotrr en bataille rt m plartïof er ; rllr partir la ferre ttu 
rorpa rt quanti on la met rn boutfyr, rllr âtr la aoit Jfllr 
fait rrtnurnrr la personne qut rat ttrf)ora tir aon pafa rn 
ara poaaraaiona, rllr fait rrlut qui la porte granru? rt 
libéral (grnrrru?) rllr Ir fart sagement parler rt rmti orr- 
turu? en bonnea mceura; rllr multtplir grârra rt amour 
mtrr mm rt frmmr rt gurnt Ir mal tira ft\x?+ Jft quanti 
on la mrt rn aa boutfye rt qu'on rrqutrrt qurlqur grârr, 
rllr la fart imprtrer (obtenir) rt toujours, quàntï on la tient 
rn aa bouder, rllr a plua grantira orrtua rn toutes ctyoara; 
rllr arrroît putaaanrr îffjabiter charnellement; rllr nrut 
être rnctyaaarr rn or. 

Notes. 

l ) Nous nous trouvons en présence d'une de ces 
pierres fantastiques du moyen-âge pour lesquelles il 
est difficile de trouver un équivalent. Le nom d'alectoire 

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vient du grec, alector, coq. Quoiqu'il se forme de cer- 
taines concrétions dans l'estomac et dans les intestins 
de quelques animaux, tels que la chèvre, la gazelle, le 
chamois, le porc-épic, le bœuf, le cheval, le caïman, 
concrétions auxquelles on a donné le nom de bézoard 
(voyez plus loin cet article), ce cas ne se présente ja- 
mais dans les individus du genre des gallinacés. Il se 
peut qu'on ait trouvé une pierre dans le ventre d'un 
chapon, mais dans ce cas, elle ne s'y était pas formée, 
il l'avait avalée. 

On donne quelquefois le nom d'oeufs de coq à une 
espèce de petits œufs jaunes, que l'on trouve dans les 
poulaillers et qui, au dire du vulgaire, contiennent un 
serpent. Ces œufs sont le produit d'une poule jeune 
ou épuisée, et ce que l' on prend pour des serpents, sont 
les cordons que ces œufs ont conservés. H est possible 
qu'un œuf pareil, desséché et endurci par le temps, ait 
passé pour l'alectoire. 



— 




53 




lTaooiîJonif. 



660666 6 




rûmibmnt l ) ta* pitrrt Mandat du fcltut, tir nw* 
leur pâlt tit tnffrrrntta raptrta tt tn «tint tir 
^trow mamrrra; tUt oaiit nmtrt mamiata 
tngma tt fctrtptum* tt tumttt mrtoirt tn plaît (plai* 
îïoftr) tt tataillt; tUt artit tn mandarinats tt tn autrra 
braagnta; tUt Haut nmtrt illuauma, fantaïaira imtant tit 
mt'lannilit, femme bnnnt tloqntnrt fet parler, garfet Ira 
urrtua feu rnrpa, rraiatt au ntnrn tt fetlnirt ïit trmprtr ; tUt 
gacfet feu feu tt ttt P tau tt ntut rtrr aaaiat tn or. 

Notes. 

*) La calcédoine fait partie des pierres qui présen • 
tent la matière du cristal de roche diversement modifiée. 

De la classe de celles aux couleurs simples, on 
distingue: 

a) La Calcédoine; quarz agathe calcédoine; d'un 
blanc laiteux, d'une transparence nébuleuse. 

b) La Saphirine; quarz agathe calcédoine bleu; 
d'un bleu tendre avec mélange d'un blanc laiteux. 

c) Le Plasma, quarz agathe calcédoine chloroïde; 
d'un vert d'herbe assez souvent entremêlé de blanc-ver- 
dâtre et de jaune-brunâtre, distribués en taches. 



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d) L'Enhydre; quarz agathe calcédoine enhydre; 
on appelle ainsi des globules creux de calcédoine ve- 
nant de Monte-Berico dans le Vicentin, renfermant de 
l'eau que Ton peut voir aller et venir, à travers la croûte 
translucide de ces globules, quand on lès remue. 

De la classe de celles aux couleurs variées : 

e) La Stigmite, ou Gemme de St. Etienne ; quarz 
agathe calcédoine ponctué; fond blanc laiteux parsemé 
de points rouges. 

Voyez l'appendice des pierres semi-précieuses. 




55 



AD 





^ ^ 

arïioma 1 ) rat unt pirrrr falantfye; il en eat île 
nnq mamtrra; aucunes foia partager rnmmr 
•b^fF^la pitrrt Votif?, il nt unt parttt blantfye 
^ti l'autre noire; et aucunes fin* elle rat surmontée 
îïe rougeur et aïïonrquea rat appelée 4£arîu>mr~ la moindre 
rlaire naut le mira?* it aartonm tïonne belle rouleur du 
omage, et fait djaate la personne et Ijumfale, prête tyartntaat 
et conforte la nue, détruit Ira maléfirea et Ira titdf aittrmtti* ; 
il naut contre le fin? lira femmra et contre totta flujr «ait* 
guma. JDit le troune rtt îfnfct, tn Iffetr, rtt /Hrafcie et 

Notes. 

*) Sardoine; quarz agathe sardoine; d'une couleur 
orangée, qui d'un côté passe au jaune pâle et de l'autre, 
au jaune-brunâtre et même au brun-noirâtre. 

On a donné le nom de sardonix à une variété de 
l'onyx, composée de deux couches; l'une de sardoine 
aux couleurs sus-mentionnées, l'autre d'agathe blanche; 
elle a été très-employée chez les anciens. 

Voyez l'appendice des pierres semi-précieuses. 



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JtJi 



^ — — r — 

lOfriooiitr. 

k^" \>QOôô6o 6600606 060 ooooo<>à660fl6oooC^ 

jrœnlitr *) rat pitrrt niiilfiir tftatt fcr mtr 
urrtr rraplrnînaaantr rnmmt or; mat ait an* 
hil tUt rtmrrUt rnmmt ftiu iEUt tfyaaar Ira 
matmam amtgt* tt Ira tsprtte; rrttr pierre rat tourne 
pour ftu? qui « mêlent lie ttérnmtdttrte; elle *e tnwor 
ttt lEtlpopie* 

Notes. 

*) La Chrisolithe est une variété de la cymophane ; 
son nom vient du grec, chrisos, or et lithe, pierre. C'était 
une des pierres qui formaient le „Urim et Thumin" (le 
rational) du grand -prêtre des hébreux. On la trouve 
au Pégu (dans les Indes), à l'île de Ceylan, au Brésil et 
en Europe à Kozakow en Bohème. 

Caractères distinctifs: 

a) Accidents de lumière: jaune- verdâtre à reflets 
d'un blanc-laiteux mêlé de bleuâtre, éclat très-vif. 

b) Pesanteur spécifiquè: 3,8. 

c) Dureté: rayant fortement le cristal. 

d) Réfraction : double à un degré moyen. 
Cette pierre est identique avec le chrysobéryl. 



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<P ^ w> _9 „3> , . — 

— — S^^^^'^^ 



Lnijr tôt «tir pitrrt autr falamtyt* uttnti nu rougt*; 

**** * m* 1 * 11 * 1 *** Dtrtua^ rar qui la porte 
\^^^ûu roi ou au \r&, il unit Iraînablra; tUt îlonnt 
^ moult tir fantatwt*; tUt prorurt irt tt notât* (roltrt 
et ftwagrtmrnte) mats tUt ïtannt fjarïïiraat; ai on la 
fttitt au toi V un tnfont, tUt rrott *a *alnit* JDn la trouut 
tn îfntït, tn IjAit tt tn /ftraiut* 

Notes. 

Comme nous l'avons déjà vu, l'agathe n'est qu'une 
réunion de divers minéraux, tels que la calcédoine, la 
cornaline, le quarz, le jaspe etc. Sciée dans un sens 
perpendiculaire à la direction de ces couches, ses différen- 
tes coupes sont disposées par bandes parallèles sur sa 
surface, on lui donne dans ce cas la forme d'une plaque 
et c'est l'agathe rubannée. Mais si le morceau a été 
arrondi en colonne circulaire ou ovale, dont la base a 
été prise dans le sens d'une de ces couches, de sorte 
qu'elle soit d'une seule couleur et que l'épaisseur offre 
la succession des diverses couches, placées les unes au- 
dessus des autres, c'est l'onyx. 

Cependant, comme le nom vient du grec onyx, 
qui signifie ongle, et comme Pline déjà, le compare 

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pour ses couleurs à l'ongle d'un homme, on donne, de 
préférence, le nom d'onyx aux pierres, dont les couches 
offrent des teintes blanches, jaunâtres, rougeâtres et 
brunâtres. 

La camée est un onyx, qui représente une gravure 
en relief où l'on a profité des différentes couleurs des 
couches, pour les mettre en rapport avec le sujet repré- 
senté. Ainsi, d'un onyx de trois couches, on ferait avec 
l'une, le fond du tableau, avec l'autre, la matière de la 
figure, et avec la troisième, celle de la chevelure, ou des 
divers ornemens de la figure. 



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lErioojjaQ. 



oaaaaaadaftaaaaaa* 




rmopaa oittit Vî|fàit, il ta* lit mdt nmlritr, 
mtlh rmttmr }uz fct pmrrau rt ditnmr* fm* 
gnuttta îmrtra ; on rtt troitor ytu ttUnnnt 
grart* à rtlui qui It partt rt rat tan pour 1rs frit?~ 

Notes. 

La chrysoprase, qui n'a été trouvée jusqu'à pré- 
sent qu'en Silésie, a, par ses caractères, de l'analogie 
avec la calcédoine; mais elle s'en distingue par cette 
belle couleur d' un vert-pomme, qui lui assigne un rang 
parmi les pierres précieuses. 

Le nom de chrysoprase, qui vient du grec chrysos, 
or, et prase, vert, remonte à une haute antiquité. Pline 
raconte qu'on en trouvait beaucoup et en grandes masses 
aux Indes et qu'on en formait des vases. C'était donc 
évidemment autre chose que la chrysoprase actuelle, 
trouvée, à ce que l'on dit, pour la première fois en Silésie, 
en 1740, par un officier prussien; cependant dans les 
mosaïques du dôme de St. Veit à Prague, qui datent du 
quatorzième siècle, on en trouve de beaux fragments. 

Une particularité de la chrysoprase, c'est qu' avec 
le temps elle perd de sa couleur, que la chaleur et les 
rayons du soleil lui enlèvent. Le chimiste Klaproth a 

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découvert qu'elle renferme une certaine quantité d'eau. 
On rend, en effet, son éclat à la pierre décolorée, en la 
mettant, pour quelque temps, dans une terre humide, 
ou dans du coton mouillé. 
Caractères distinctifs: 

a) Accidents de lumière: d'un vert de pomme ou 
d' un vert-blanchâtre. La pierre n' est que translucide. 

b) Pesanteur spécifique: 2,6. 

c) Dureté: ne rayant pas le cristal de roche, rayant 
médiocrement le verre blanc. 



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■tUtoint" 1 ) rat tttte pitrrt trounre tir ïanîit (?) tt 
^ ^ m sont tit tttst^ mamrrra. l'unt tôt rouaar tt 
Vûuttt nairt. lu rouaae oaut au? lunatiqura, 
^ tt à ttitjr qui sant Ijare tira «tna, tUt gutrit Ira 
langura langutura tt fait plaisant tt feint portant relui qui 
la partt, tt timt ftrt htt tn un tiraptltt ttr tailt tt parti 
tiraaaua la «nratrt awatllt; tUt gutrit lit malaîiit îiant 
on aouffrr. la nairt rtlittamt mut htt partît tn ttllt 
(mnttt) manière; tUt fait mtnrr à bonne fm toutra 
fceaognea etïumne grârt tintant Ira grantt*; l'eau îïont 
tUt tôt lantt ronforte Ira ptu? tt ai elle tôt rmielop* 
pée tian* un tirap tit lin tt puia aprra aua un autrt 
tirap enaaffranr, rt tirap multiplie tt arrroît ara otr~ 
tua, tittruit Ira fthirra tt purge It rorpa tit mauuaiaea 
fjumeura ; tt 01 la nmrt rat enueloppée tn unt pfjiole tit 
rrliîiome tt an la met tn aa baudpt, tilt fait rtlui qui la 
partt imustblt* 



Notes. 

x ) On donne le nom de chélidoines, ou pierres 
d'hirondelles, à de petits cailloux presque lenti- 



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culaires, de nature siliceuse, très polis, appartenant 
aux agathes. On les trouve dans le lit de certains 
torrens et surtout dans les grottes du Sassenage, 
près de Grenoble. On a cru longtemps qu'ils venaient 
des nids d'hirondelles, c'est ce qui leur a fait donner 
ce nom. 




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OOOO O OOÇO Q 'jOOOjSO OOOuOOOOOOOOoV 



lagnrt, r'rat a îiire aimant, il attire Ir fer; aiïr 
ïriamant n f p rat pas, il nr tire paa„ 45i on Ir 
met aur le ttyrf (la tttt) Ht la frmmr t ntiormie, 
ai rllt rat bfalt rllr rmbraaarra aon mari, rt ai rllr 
n f rat paa louait rllr djrrra (tombera) îiu lit, tir la prur 
qu 1 rllr sentira. 45i an mettait tir la pouttrr V aimant aur 
mfe dpadbna Itana Ira quatre rarrra tir la maison , a f m* 
fuiraient rrujr qui aant tirttana* £rttr pirrrr rannirnt m 
amour rt m mariage; rllr îionnt grârt rt fait parlrr brau ; 
qui m boit tir la pouttrr anrr tiu lait, gurnt l^ropiair* 
£ettr poutirr, miar aur brûlure, fait guérir, miar anrr 
omtment (baume, onguent), naut à tirer frr tirtyora tira 
plaira. 0n Tapprllr la pirrrr tira mannirra, rar rllr Irur 
tiémontre Ira partira tiu neL 

Notes. 

Aimant (par contraction du grec adames, adaman- 
tes, diamant, à cause de la dureté de la pierre d'aimant), 
nom donné d'abord à une espèce de minerai de fer, 
d'un aspect métallique, d'un noir brillant et qui a la pro- 
priété d'attirer le fer, l' acier, le cobalt et le nickel. La 
pierre d' aimant, ou aimant naturel (fer oxydulé magné- 



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tique) se trouve en Suède, en Norvège, à l'He d'Elbe et 
aux Etats-Unis d'Amérique. 

Une aiguille aimantée suspendue librement, prend 
une direction déterminée du sud au nord. La force direc- 
trice à laquelle elle obéit, réside dans la terre qui est 
elle-même, un vaste aimant. 

Les anciens connaissaient les propriétés de 1' aimant. 
Les chinois ont connu la boussole depuis des temps im- 
mémorials, ils s'en servaient plus de 2.000 ans avant 
J. C. En 1180 de notre ère, il en est parlé en Europe, 
sous le nom de marnière ou amanière, mais l'usage 
n'en fut rendu commun que vers l'an 1300, par Flavio 
Gioja d'Amalfi, que l'on nomme vulgairement l'inven- 
teur de la boussole. 




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JLrattrra rat ptrrrr ttmrr rt trouble; ai on laor ad 
^ boutât tir ttttt pirrrr, rllr Haut a ttlm qui lu 
<^fp^ pnrtr îïeîiana, far il «aura rt qu f mt pensera 
^ tir lut, rtt font rt m mal; rt Ira femmea tir pourront 
rfatatrr a ttlm qui la portera, maia lui arrompliront aa 
oalotitr; rt ai un Ijomme était tout ttu, rt qu'il fut oint ttr 
miel, rt il aurait rette pierre aur lui, Ira mourra tir V ap* 
prôneront paa, maia a 1 enfuiront; elle fait grariru? rrlui 
qui la pnrtr, eapénallement quanti il l f a m aa b&uttyr, 
miae nettement. 

Notes. 

Il est impossible de trouver un équivalent pour 
cette pierre, à moins que ce ne soit le Graustein, litté- 
ralement pierre grise, de l'allemand grau, gris, et stein, 
pierre; nom donné à une substance rangée parmi les 
roches secondaires et composée de feldspath et de horn- 
blende, en très petits grains, si intimement combinés 
les uns avec les autres, que ce mélange forme une masse 
homogène de couleur grise. On la trouve en Italie et il 
paraît constant que c' est une lave. 

H se peut que ce soit aussi la graphyte, synonyme 
de plombagine, dont ont fait les crayons. 



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G6 




^ ILurorlmr *) tat pitrrt aur roultur r&ugt, pâlt tt 
j^ltp otarurr; qui lu pnrtt tu sait ttnigt du sur 
: ^^^Sy^a0ti rnu, il fuit pai? tt amr&rîtt rtîlomtt 
b fymttttur tt mrtmrt tu plaît ; tilt rtatrtmt It a<titg 
lit la plaît nu tiu tttrf tt aussi rtatrtmt It fiu? tira ftmmta 
tt apaiat irt ; tt apaiat Ttuntmi ttt rtlui qui la partt* 

Notes. 

*) La cornaline est, proprement dit, une calcédoine 
rouge; on distingue: 

a) La cornaline; quarz agathe cornaline; d'un 
rouge de sang, d'un rouge de cerise, appelée alors cor- 
naline mâle ou cornaline de vieille roche; ou d'un rouge 
pâle, appelée alors cornaline femelle, ou de nouvelle 
roche ; elle est plus ou moins translucide. 

b) La cornaline blanche; quarz agathe calcédoine 
blanc ; avec une légère nuance bleuâtre. 

c) La sardoine; quarz agathe sardoine; d'une cou- 
leur orangée, passant d'un côté au jaune pâle, de l'autre, 
au jaune-brunâtre et même brunn-oirâtre. 

Voyez l'appendice des pierres semi-précieuses. 




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liçutt l ) tat unt pitrrt qui mtnt tfunt bttt ap* 
^ prier ïpttjr; aurunra faia îir aan urmt, rllr 
^^^tnîiurnt la pitrrt, aurunta faia tatîït rnultur 
^fct aafran atrammt ambrr tt attattytt aur nair; au- 
runta faia rat raugt rommt tararbaurlr, maia tir luit 
pmttt ttt nuit; auront* faia tat utvtt tt mut (djangt) la 
rnultur, atlan la nantit ftt l'ombrr; Ttau tn quoi rrttt 
pitrrt atra lautt, atrt à V tnfluvt lit V ratamar tt à îioulrur 
ïit otntrt tt rrnfc la rnultur prrîïur; tilt tirt à ani la partit, 
rommt fait It îfaf tt tt T amfcrr ; V tau tn quai tilt tat 
laiitt, ai an la fcnit, tilt fcriar la pitrrt tt ttttruit la graurllr. 

Notes. 

*) Ligure, nom d'une pierre dont il est question 
dans la bible, car elle figurait sur le „Urim et Thumin" 
(le rational) du grand-prêtre. 

Onomacrite, poète et devin d'Athènes, considéré 
comme l'auteur des poésies que l'on attribue à Orphée, 
florissant vers 516 av. J. C, publia un poème didactique 
aur les pierres précieuses, dans lequel il mentionne le 
lychnis ou lyncure; on croit que c'était une variété 
de la topaze. 



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ifrfjltfQ. 



tQÔ366d66o^ft6ri>66QO(!>6o6oo6o666(!>66V 




fytta, qui tat appelée ta pierre Ht r jftigle, rat 
aurunra fbia roulrur Ht porarr, aurunra fbia 
blancfyr du rouaar, aurunra sont blrmea, au* 
runea sanguine*; tllr rat appeler la pitrrt poignante, 
r'eat à Hirr qu'elle (dit ronrrooir enfant; elle eat ronHe 
pitrrt; elle a une propriété en aoi, qut l'aigle porte rrtte 
pitrrt en aon nttt; elle uaut à femmea groaara, rar elle 
garHr Itur fruit tt fuit enfanter sans gfanîre Houleur rt 
îroit être liée en aeneatre braa ou nu roté omettre ; elle 
fait aimer d^aateté^ garHe 1» enfant* Ht malaHie tt allège 
Ira malaînra Hont on tombe en ttrrt (épilepair), 01 aurun 
îroute îr'étre rmpoiaonné, tt ai il j a Hu uemn aur la table, 
rtlui qui la portr n'aura aurun Htair Ht manger Hea 
manHra, tant qu 1 il aura la pierre aur lui, et sitôt que le 
uemn sera oté Ht la table, il aura Htair Ht manger ; elle 
arrroît bonne fortune, fait aobre et Honne mrtoirr* JDn 
trouue rette pierre en jBrrar Hana It mH Ht V aigle, et puia 
aur le nuage He la mer et Hea fleuuea ; elle Huit être portée 
au roté arnratrr He la personne; à rt même uaut la pierre 
qui ae trouue Hana la tete He V aiglt. 

Notes. 

Pierre fantastique pour laquelle nous ne savons 
pas d'équivalent. 



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^Jilrntr rat pirrrr obarurr rt tirr aurunra fbta sur 
^ It noir, aurunra fbta aur le iirrt, rnmmr It 
^^^îfiiapt; tilt rroît rt ftrrroît rnmmr la lunr, elle 
* garfrr Ira frmmra groaara rt Ira fart rnfantrr rtt 
trmpa rt fyrurr; rllr îrnnnr paijr rt ronrortor rt oaut a 
rrnmtthrr Ira amourru?, rllr gurnt Ira rtfytqura rt abataar 
Ira rnflurra, 0n la trnuur m J\nUt rt m |Brrar~ 



Notes. 

Voyez à l'appendice des pierres semi-précieuses, 
le jade oriental, selon toute apparence la silente de 
Mandeville. 



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'QOOQQOOOQQOC 




gâtisme rat pierre ftr roulrur îrr pieft Hr tfyhirr, 
far elle eat entremette; rt fart oamrrr 0» 



ennemi* en ponte* et en bataille* rt relui qui 
la porte ne peut être uamrtu 



Notes. 

Gagatis est le nom d'une pierre déjà citée dans le 
traité d'Onomocrite (voyez notes à l'article : Ligure). Ce 
nom se retrouve dans plusieurs ouvrages des anciens ; 
c'était, selon toute probabilité, une agathe aux couleurs 
de la chèvre-feuille, jaune et blanc, ou rouge et blanc. 

Gagat est le nom allemand pour le jais ou jayet, 
pierre noire (voyez l'appendice des pierres semi-précieu- 
ses), ainsi nommée par Greorg Agricola, un des plus an- 
ciens minéralogistes, né en 1490 à Grlaucha en Mismie 
(Meissen, en Saxe), mort en 1566, qui se fixa à Chemnitz 
pour se livrer à l'étude des minéraux, et qui dérive ce 
nom du fleuve Graga en Lycie — Asie Mineure — où, 
selon lui, cette substance se trouve. 



-sot- 



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ILtramon *) tn grtr ; r'tat à Hirt tn latm falgur, 
^| tt tn français on l'apptUt la pitrrtHt Vtdmt; 
j^^r^ r'tat It rtapltnHiaaant qui luit aiiant It ton* 
^ ntrrt tt tUt tombe aorr It flufttr nu It rtapltnHiaaant 
iEUt jarHt rtlui qui la portt tfyaattmrnt Ht trmprtt tt Ht 



fouîrrt, tt la maiaon, nu la mUt, qui tn atra muironnrr 
nu ttmtt, atra garHtt; tUt garfrt 1» manmrra Ht ttmpttt 
nu Ht ptril, tUt Hmtnt mrtoirr tn bataille tt (ait Hourt 
atnttur tt Hunnt lira (agrtablta) aongra. îfl f m a îrt 
pluairura mamrrta, un la trouât tn lSrrmamt, Ht roultur 
Ht rnatal, tn iËapagnt, raugr tt luiaantt, tn H'autrta 
Utu?, obarurt du trouble; toutta aant aigu ta tn djtf (trtr) 
tt rtroitra, tt autrra parte plua largta* 

Notes. 

*) Selon toute apparence le céramon est l'aérolithe, 
en allemand, Meteorstein, substance composée de fer, 
de nickel, de silex, de magnésie, de soufre et de chrôme, 
qui tombe en bolide, ou masse enflammée. On voit la 
masse lumineuse s'agiter avec grande vitesse dans l'at- 
mosphère, puis il s'en suit, quelquefois à une hauteur 
considérable, une explosion, et les morceaux tombent 



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avec une si grande force, qu'ils s'enfoncent parfois dans 
la terre à deux ou trois pieds de profondeur. Il est tout 
naturel qu'on ait prêté, à une époque de superstition, de 
grandes vertus à des produits, venant, pour ainsi dire, 
directement du ciel. Les opinions des savants sur les 
aérolithes, leur origine et leur formation, sont très par- 
tagées. 

Anciennement, on donnait aussi le nom de pierre 
de foudre à la marcassite, que V on employait comme 
pierre à fusil. 



i i 



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— ^ — ^s: 

0oÙàà<!>àôôà6àboà6 Q à 66oôà O àa&& e>c>r>à(P 

t&âpfyfF est ranuenable a ikieu, au? rma rt au? 
romtes* la première espère ment lté fleuoe 
Varient et 0e tromie îtans le graiiier; tl f a 
une manière lté sapfyirs, qui mrnnent lté la profonde 
lurquir; ils sont obsrurs et ne reluisent pas, mais on 
a néanmoins souurnt éprouué qu 1 ils ont lté granités nertus* 
ibamel aima tant le saphir, qu'il l'appela sainte pierre, 
ou gemme Ites gemmes. iDuanît on le regarde, il finir la 
pensée au règne réleste; il ranforte les membres et le 
rarps et îtétournr (empesé) rfyomme V être emprisonné, 
ou s'il Ta prts sur lui, il ailtera à le Itélmrer; le prisonnier 
ïrnit en toud^er ses fers et les quatre rotés lté la prison. 
Ifl rat moult bon pour arrarïtrr les gens ensemble; il est 
menteilleusement bon pour (aire laoement lté tnutn les 
bosses Iteltans le rarps, si le mêle* et le Iténue* (ïtelape*) 
aner Itu lait, et les guérira par la nertu et la ferre que 
ibieu a Itonnées et ortrofées au saphir; il refroiltit 
rfyomme qui a trop lté pâleur Iteltans le rarps, et (ait sor- 
tir la d^aulte malaltie et met la personne en bonne santé; 
il ôte les immonltires et souillures Ites feu? et les nettoie 
et les purifie; il est bon pour la Itouleur lté tfyef, et aussi 

pour la personne qui a puante fyalewe; il Itonne bon 

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nmaril à rtlut qui It parte tt le rntlt aûr tn toutra affairra; 
rrfui qui ntut rprouurr It *ftpfyir tt connaître *ra proprittra 
tt *ra urrtua, tant rtrr tfyaatt, pur tt nrt, sans aumr au- 
cune anuillurt sur lui quanîr il Ir pnrtt; pui* Ir saptyir 
tant rtrr tnd}a&*t tn or, rar ara prapnttra tt otrttt» f 
augmentent 

Notes. 

Nous avons voulu rester fidèles à la marche adoptée 
par le docte chevalier et nous reproduisons les articles 
saphir, émeraude et autres, dont il a été déjà question. 
H est difficile de dire pourquoi il consacre un second 
article à certaines pierres, car, souvent, on ne voit pas 
trop de différence entre la première description et la 
seconde. Le saphir dont il est question ici, possède, à 
peu près, toutes les vertus magiques de l'autre, qui est 
couleur de sel, tandis qu'il n'est pas fait mention de la 
couleur de celui-ci; c'est, sans doute, une omission du 
chevalier, mais comme il ne le nomme plus citrin, nous 
croyons qu'il s'agit cette fois-ci du véritable saphir. 

De nos jours, on entend, sous ce nom, une pierre 
bleue et on distingue: le saphir oriental, variété du corin- 
don, et le saphir d'eau, variété du dichroïte. 

Saphir •rieital. 

Caractères distinctifs: 

a) Accidents de lumière : bleu foncé, bleu velouté, 
quelquefois à reflets laiteux. 

b) Pesanteur spécifique: 4,2. 

c) Dureté : rayant fortement le cristal de roche. 

d) Réfraction : double a un faible degré. 

e) Durée de l'électricité acquise par le frottement: 
plusieurs heures. 



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Nous mentionnons encore ici la variété appelée 
saphir indigo, qui ne diffère que par la couleur de celui 
que nous venons de décrire. 

Saphir d'eai. 

Variété du dichroïte (du grec dis, deux, double, 
et chroa, couleur), ainsi nommé par M. Cordier, dans 
son journal de physique, à cause de la propriété 
optique qui va suivre. 

Caractères distinctifs: 

a) Accidents de lumière: bleu- violet plus ou moins 
foncé, quelquefois clair jusqu'au blanc. 

Phénomène particulier : un signe distinctif du sa- 
phir d'eau est, qu'en regardant un morceau de cette 
pierre, en dirigeant le rayon visuel parallèlement à l'axe 
de sa forme primitive, la couleur est d' un bleu-violâtre, 
et qu'au contraire, en dirigeant le rayon visuel perpen- 
diculairement à l'axe, la couleur est jaune-brunâtre. 

b) Pesanteur spécifique: 2,7. 

c) Réfraction : double à un faible degré. 

d) Durée de l'électricité acquise par le frottement: 
un quart d'heure au moins. 

On trouve le saphir à Bisnagar, au Pégu, à l'île de 
Ceylan et dans les mêmes lieux que le rubis avec lequel 
il est identique. Le saphir d'eau se trouve à Ceylan, aux 
Etats-Unis, en Norvège, en Espagne et à Bodenmaïs en 
Bavière. 

Le saphir obscur et reluisant peu, pourrait bien 
être lacyanite, ousappare. Voyez l'appendice des pier- 
res semi-précieuses. 



10* 



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^ *a fart V outre tn outrt; il f a tint manière îrt gtna 
apant nom jHrmrôpillea, leaquellea nnni tn guerre tt 1» 
tolltnt (ïru urdbr tolltr, minier) au? griffons rn bataille, 
la plaint (plate) émerauîir rat moult bonne à soi gar&rr 
tt mirer; /Rrron tn anait une où il ae rrgar&ait tt mirait, 
tt aanait par la forte îrr la pierre, rt que îront il uoulait 
0 1 enquérir; tilt arrroît rttfyraara à relui qui la porte au 
roi; elle garfre îrr mauuaiar femme/ qui aurun tyomme 
attrait à mort (qui otut attirer à soi un fyomme pour lut 
ïtonntr la mort); elle amende le* peu? à relui qui la regarde 
et otr tempête et lujrure tt îronne uertu à relui qui la porte 
lit penser à Biieu; elle îrnit ftre aaaiar tn or. 



L' émeraude dont on faisait des miroirs, est la pierre 
obsidienne, ainsi nommée par Pline, d' après un certain 
Obsidius, qui, le premier, l'apporta d'Ethiopie; c'est 



Notes. 



Voyez le premier article : émeraude. 




une agathe d'Islande, ou bien un verre de volcan, que 
l'on trouve sur le Vésuve, l'Etna etc. 

Les anciens péruviens aussi faisaient des miroirs 
d'une obsidienne noirâtre, dure et pesante. On l'appelle 
pierre de Gallinace. 

Voyez l'appendice des pierres semi-précieuses, ar- 
ticle agathe d' Islande. 




78 




|aapr sont ftr neuf mamixra, ils sont lit moult 
, ftr roulrur* tt «sut trouor* ni moult partira 
îfnftr*; rtlui qui rat nrrt rtmtmr rmrraultr 
nmtrr Ir jnur, rat Ir mnmîrrt; mai* s'il a îrr* gouttes 
orrmrtllr*, il a îrr fautes orrtua, Ir f aapr garfrr P fyommr 
qui Ir portr ttya&trmrnt, Hr ftrorra rt Vfyftropiair; il aiftr 
la frmmr qui enfante rnfant, rt fait Pfyommr aimable 
rt puissant; il reboute (repousse) fantaisie rt rétfyauffr 
Ir aang* 



Notes. 

Voyez le premier article : Jaspe. 



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,rt*oltte ressemble à eau fte mer, îrrtrans étmrelles 
romme or* ifUe est bonne à porter sur soi, 
rantre naturelle peur; rfyomme qui la porte 
w n f est point soupçonne Hr maunaisties et moult attte 
l'fyomme a entrer où lion lut semble, far elle fart graneu? 
et aimable; et m on la troune perrée et qu'on la met parmi 
une Mie Vânr (frans une mâchoire ft'âne), on en peut 
passer le Itiable; elle fcoit être assise en or et portée au 
senestre rott. ifUe ment V iËtipopie* 



Notes. 

Voyez le premier article : Chrysolithe. 



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L — ^ — = ^ 



oooQPO o o g q o j o o o o o oou i K'oo oooo ooTr 




1 opare V/ftrabir ment Itta flrtmra fte HUrient; il 
f tn a île Itru? manière*, rt *ont semblable* 
à or uiergr; l'une l'est plu* que l'autre; elle* 
Baient à une maladie qu'on appelle fiel; elle aent la 
lune, rar quanlt la lune îioit être plumeuoe, la pierre rat 
relente (ïtf matmaisr oîleur), mai* quanlt il Itott faire beau 
tempa, elle e*t rlaire et reluiaante; elle refroidit l'fyomme, 
le renlt plu* ctya*te et moin* lujFuriru?, et ïrnit seoir en or. 

Notes. 

Voyez le premier article: Topaze. 



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Innrleà mennentîte llfnïrt et )tr l f /ÎIrafcir; ormrlro, 
sarïtotne* et raft*àtome* sont trounre* en* 
ormMr; l'orinrle fait rfyomme fyarïtî et roura* 
jeu?; relut qui la porte au îrmgt nu prnïtur à son 
roi, ft'il oeut parler lté nuit a son amt mort, il parle en 
formant et il lui soumrnltra au matin lté re Iront le mort 
a besoin; elle renît (ronserur) la oie à relut qui la porte, 
arrroît la beauté et est oraie 



Notes. 

Il est encore assez difficile de trouver un équiva- 
lent pour l'orincle, et comme, selon Mandeville, on la 
trouve avec la sardoine et la cassidoine, ce devait être, 
selon toute apparence, une agathe. 

Orthose est le nom qu'on donne aussi au feld- 
spath. Orincle nous est inconnue. 



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0>ftrîïninr. 



idiome est fte Urtt^r rottleur*, rouge tt noire, 
mêlée* enaemble; elle retrempe lu mr lit 
Hjomme tt fait reposer fte nuit, tt le renîï 
djaate et oergagtiru? (mofteote). 



Notes. 

Voyez l'article: Sardonis. 



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83 





ltdQQîîïOnif. 




lLû&àùtntnt rat fclamfyt tt ttr tnwfclt Mamfytur; 
tilt rtati rtlttt qui la jrortt font parfait tt 
timbrât, tt Partît à ylattmptr, rar a 1 tl la 
montre à amt afciitraairt, moult lut âttitra à oamrrt 
*a rattat, rtlw qui jrortt aotr am; IVmrlt tt la ôarïmmt 
tnatmblt rtnî* l^ommt tntûifL 

Notes. 

Voyez l'article: Calcédoine. 

La dernière phrase est tout-à-fait incompréhensible, 
à moins que le mot „ entaché" ne soit employé dans un 
sens tout opposé à celui qu'on lui donne maintenant et 
ne veuille dire : sans tache. 



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►ratr ar tromir tn Jftrtrnt, tn un flrttoe qui a nom 
> jîïfatr; il j tn a tir tiru? mamrrra; Vtxnt rat 
ttoirr rt tatfyrr tir fclatttfyra ormra, rt il f tn a 
où il y a tira rroi? blamtyra, ti ti'aittrra oô il p a 
ylttair ura figttrra, rommr tira rarra tir fcrtra rt tl'atttrra 
mamrrra tir figttrra; rllra nmfbrtrnt rfyommr otnl rt aa 
out; il y tn a qui ont rottlntr tir roratl rt ont goitttra 
rnmmt or, tt'atttrra qui ont rottlrttr tir nrr, rt totttra aottt 
feomtra rontrr ntmn rt rotttrr morattrr tir arqmtt; rllr 
arrrott la ferre tir l'ipram» rt Ir (ait parler hxtn rt \}nn~ 
nrtrmrttt rt lut tiomtr bnn nmartl, rt Ir (ait plataant a 
îhitu rt ait montir* 

Notes. 

Voyez le premier article: Agathe et puis l'appen- 
dice des pierres semi-précieuses: Agathe herborisée à 
dendrites noires, rouges et brunes. 

Quand les couleurs de l'agathe ne se présentent 
pas dans un ordre symétrique, mais sont distribuées par 
veines et par taches contournées, ou anguleuses, elles 
présentent des ébauches de figures d'hommes ou d'ani- 
maux et l' agathe prend alors le nom de figurée. 

Agathe est le nom d'un fleuve non d'orient, mais 
de Sicile, sur les bords duquel on trouve cette pierre. 



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JLLnrmlme rat armfelafelt à nerf tte dfmr; rllr 
rrfrrmt tniia Ira mrmbrra qui amgnrtit, rllr 
rat surtout yirrrr que Ira frmmra ttmortit 
ftimrr, rar mmtlt Ira rrnmfortr tir Iritra maktitra 
et Ira rrttU plataantta rt aimera. 

Notes. 

Voyez le premier article : Cornaline et l'appendice 
des pierres semi-précieuses. 



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Jalaia rat unt ptrrre laquelle oirut ti'uttr île qui 
rat rntrr tiru? mrra rt qui a nom Cfynrmtr, rt 
retrait (?) ruina par mulrur; moult refroidit 
rfymnmr tir ityalrur tir luxure; quanti an tn tmttfyr 
Ira quatre partira tte la timbre, tir la aallr du tir *tm 
orrgrr, attrttn mauoata omm tt 1 p rtttrrra, la trmprtr tt'p 
toudjrra rt la fmttirr » 1 f djrrra (tomfcrra) pour faire tiu 
mal; relui qui Ir montre ru îarr tir 00» ntttrmt, arra 
tt'almrît ttWrarU aorr lut; tl mut être aa*t« tn or. 



Notes. 

Voyez le premier article: Balais. 



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UVtlna l'emporte tn beauté attr tnutra Ira pierres 
^ ^| nittgta, rt dont pista trait? Ira una qttr Ira 
^^^atitrra; rrlstt qsti rat rouleur îrr tfyadbon argent 
* rat atrr prmnpal ïrr toutes ptrrrra* tfl rat Itr at 
granit aetgneune qttr rrlstt qui le parte entre çrtta, tatta 
litt porteront donneur et grare et ar réjouiront îte aa 
ornttr; et Ira fcrtra qui sont malatrra, quanti elles boiront 
Hr Trait ïrana laquelle il a rtf laiir, tantôt seront gtirnra 
par la oertu que Bitrst a îronné à rette pierre; elle ïronne 
aantr att? prst? rt ranfortr Ir rorpa. 0tt Ir tratror au 
flritor ïru jBaraïna rt mut ftre aaata en ar. 

Notes. 

Voyez le premier article: Rubis. Nous ne pouvons 
que répéter, que nous sommes tout-à-fait incompétents 
à trouver la raison qui engage Mandeville à consacrer 
deux articles à la même pierre. 



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iïUrttoirr* 

llertotre rat ttnr pierre qui rroît dit urtttrr tttt 
pon, tt ne rroît que puaiptea à aept ana; 
rllr n'eat point phta groaae qu'une fène tt 
eat romme trouble matai; elle ïronnt à Vtynmmt qui 
la porte, mrtotre, rt ai fyomme ou femme la porte tiana 
aa boudée moult mut à la amf reatremïrre; plusieurs ttt 
ont oamrtt lenra rnnemta en bataille; elle arqmert fynn* 
nenra, et ïronne aottlaa à relut qui la porte; elle fait 
être atmé ïrt tona, et at femme ïroit ronrruoir et elle la 
porte le four, elle ronreitra; elle eat bonne à femme qui 
utile aon nentre; et qui nettt être aimée tte aon aetgnenr, 
qu'il la porte, et a 1 tl eat Ittjpttnettjr, qu'il ne la porte point 
aner aot, rar elle pedtratt aa nertiu 

Notes. 

Voyez le premier article: Alectoire. 



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lErtot.d 

J9 -9 



ILriatal tat fclattr tt rrfr&àttt lljmmm, îartra ttr 
^ .^triatfilyttttîirr rtat Ifiîioiittt^à fcmrr au? ttmtr* 
Jc^fr^ nrra le latt m mttltqpltrra; toutfye^ fttt rriatal 
^ la yirrrr qui semble aimir yerfctt an otrttt, rt tUr la 
rmmonra, ai ooita nmfeaae* Ir yrtfyr par lequel la pierre 
a ptrîiu aa oertit; jmta portera fceretfyet 

Notes. 

Cristal ou Crystal, du grec crystallos, qui signi- 
fie glace. Quarz hyalin, matière formant quelques pier- 
res précieuses, comme l'améthyste, la topaze de Saxe 
et la plupart des pierres semi-précieuses. On lui donne 
le nom de cristal de roche, quand il est parfaitement 
blanc, pur et transparent. On le trouve dans presque 
toute l'Europe: en Suisse, en Italie, en France, en Alle- 
magne, en Croatie; en Asie, à Madagascar etc. 

Caractères distinctifs: 

a) Accidents de lumière: incolore, éclat appelé 
communément cristallin. 

b) Pesanteur spécifique: 2,6. 

c) Dureté: rayant fortement le verre. 

d) Réfraction: double à un degré moyen. 

e) Durée de l'électricité acquise par le frottement: 
environ une demi-heure. 



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Vaa *) ratptrrrrfer rrapaufe, on l'apprllr ptrrrr 
X fer rrapaufetnr rt rn aont fer trota marner»; 
l/â^la p rrmir rr rat blandjr rt rVat la mrillrurr; la 
arronfer rat fer roulrur Ht fruit rntrr noir rt blanr rt 
au milieu a amat qu'un mi; la troisième a fbrmr fer rrapaufe 
au miltrtt anrr roulrur fe'aratllr *)«, foutra rra ptrrrra oalrnt 
rontrr nrnm; quanti an l'anale fecfeana aan raqpa par la 
bnutfyr, rrttr ptrrrr gurnt Ira rntratllra rt (ait sortir tyora 
par feraaua; mata il faut l'engloutir toutr wttèrr aana la 
fcrtarr, rt ai an la mrt feana un anneau, rt Ir rataaan fer 
l'anneau aait prrrr tout outrr, fer trllr manière qur Ir feotgt 
tnudjr à la ptrrrr, rt nrnm arra approttyr tintant rrlut qui 
a la pierre à aan feotgt, tantôt la pierre lut nfyauffrra Ir 
ttatgt at fort, qu'il nr aatt qur faire, à rorraaton feu nrnm 
qut rat feruant îfl fut un rlrrr rn la prrarnrr fer aan nalrt, 
rt trouna un rrapaufe, qut anatt aur la tfte unr ronfer 
boaar, pourquoi tl prnaatt qu'il p anatt unr ptrrrr rra~ 
paufemr, rt prtt Ir rrapaufe rt Ir Ita bien fort feana la 
mander fer aa rnttr, fuaqu' à rr qu'il fut fer rrtour feu 
ttyamp; rt quanfe Ir rlrrr fut fer rrtour, tl nr trouna rien, 
quotqur la mander fut bien liée au bout, rt on nr trouna 



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point tfmroertttrr par laquelle tl attrait ytt passer trrfpirs; ♦ 
jrottrqttm mt yettt penser qu'il liant pour les prisonniers 
qttt smrt en dfartre» 

Notes. 

*) Le borax est un sel formé par l'acide boracique 
et la soude, que Ton trouve en cristaux, d'une couleur 
grisâtre, jaunâtre et vert-blanchâtre. Les crapaudines, 
ou pierres que l'on prétendait être trouvées dans la tête 
du crapaud, étaient ou du bois pétrifié, ou des dents 
pétrifiées d'un poisson nommé loup-marin. On en trouve 
dans les cabinets de curiosités. 

*) Couleur d'arsille veut dire, selon toute apparence, 
couleur de brûlé, du latin ardere; l'adjectif arsin s'em- 
ployait autrefois des choses que l'on brûlait à dessein, 
comme les maisons des criminels. Il ne se dit aujourd'hui 
que dans cette phrase, bois arsins, qui signifie des bois 
ravagés par le feu. Vin arsis se disait autrefois d'un 
vin trop ardent, qui avait un goût de brûlé. 



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92 




-V^urtmua rat ptrrrr tjttr Ira l&rrra apprlatrttt rltr* 
tomtf rt ttmta l'apprlotta ambrr, rt r 1 rat amat 
^^^^nimmt pattttmrrrr rt ttrr la patllr a htt rtoattt 
^ a phtatrttra malafetra; la fttmtèrr (fumet) tir lut attrr 
à la frmmr tt rttttyaaar Ira arrprttta; attrtttta titarttt tjttr 
r'rat gmttmr ïr'adbrr, mata p aata fctrtt qu'an Ir trottur rtt 
la mrr tt rtt plttatrttra Hrttitra. 



Notes. 

On voit que déjà du temps de Mandeville, on soup- 
çonnait que l'ambre était une substance résineuse et non 
pas une pierre. H y en a de deux espèces: l'ambre jaune 
(le véritable succin, ou karabé) qui est congelé et trans- 
parent, et l'ambre gris, qui est spongieux et odoriférant; 
on l'employait jadis en médecine, et on lui attribuait de 
grandes vertus. 

Voyez l'appendice des pierres semi-précieuses. 



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-p^prrulana rat pterrr rnusaimt rit tt rrtîr^ffapaçt 
tt tn jRUtmagnt tt paast la Itttttr parmi nmmt 
par orrrr; tl ta *trot ïrt trma mamtrra: 
blanttyra, jûixnt tt rmtjt tt rat atparée par ftmllra* 

Notes. 

On nomme pierre spéculaîre une pierre transpa- 
rente, qui a la propriété de se diviser en feuilles minces. 
De ce genre est le mica, que Ton trouve en cristaux de 
forme rhomboédrique dans divers terrains, dans les 
sables, les grès et le granit. 

On distingue le mica lamelliforme et le mica foliacé. 
Avec le premier, on fait la poudre d'or que vendent les 
papetiers, et dont on se sert pour sécher l'écriture, en 
guise de sable; on emploie le second, qui se clive en 
grandes feuilles transparentes, dans certains pays, à 
garnir les châssis des croisées, des voitures, des lanter- 
nes, etc. C'est surtout en Russie qu'on en fait usage 
comme de vitres, ce qui lui a fait donner le nom de verre 
de Moscovie. Comme il est très flexible et susceptible 
de résister à un fort ébranlement, il sert souvent au 
vitrage des vaisseaux de guerre, et ne souffre pas de la 
commotion des batteries. 



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On donne le nom d' andalousite à une variété du 
spath adamantin d'un rouge violet, que l'on trouve en 
Andalousie, d'où lui vient son nom, mais qui n'est que 
translucide et rarement transparent. Nous en faisons 
mention, parce qu'il vient d'Espagne et que sa couleur 
varie entre le rouge, le vert et le gris; mais nous croyons 
que le spéculaire ou specularù n'est que le mica foliacé. 




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^eaar eat pierre trtmore îratta le foril ft' tttt rrrf x ) 
î fiprra qu'il a mange Ir arrprttt, rt oatit nmtrr 
jê^^C empataimttemetit et nmtrr tout oemtt et prête 
1 à relut qui Ir parte murage et fyarïttes&e* tftem on 
tourne au neutre Vutte airèttr une pierre, et at une femme 
la porte, elle fart nmrenmr* 

Notes. 

*) Focil est un vieux terme d'anatomie, par lequel 
on désignait les os de l'avant bras et ceux de la jambe. 
Nous croyons donc, que focil est plutôt employé ici 
pour fosse, du latin fossa, nom donné en anatomie à 
une cavité, dont l'entrée est plus évasée que le fond. 

La pierre de bézoard (du persan bedzahar contre- 
poison) est une concrétion, comme une boule, qui se 
forme dans l'estomac de divers animaux, appartenant à 
la classe des chèvres et des antilopes, et qui se compose 
de filaments d'herbes et de poils; elle contient des 
matières combustibles et alcalines, différentes d'après 
l'aliment de l'animal, dans l'estomac duquel elle se 
forme. 

On les divise en pierres orientales, occidentales ou 
communes; les premières sont les plus estimées et les 



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plus précieuses, à cause de leur finesse et de leur poli; 
elles sont de couleur grisâtre ou bleuâtre, et se composent 
de couches superposées, comme les tissus concentriques 
des perles. 

Le bézoard était vanté autrefois comme médicament 
très efficace contre les maladies éruptives et pestilen- 
tielles, et même contre le poison; de nos jours, ce n'est 
plus qu'un objet de curiosité. 



i 

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iTautainr x ) rat pirrrt îre pourpre romme la maî* 
trraae (JRuina V), mata tllc rat phta ïrraaaua 



notre roulrur tt épaïaae; rllr n'rat paa ai 
orgurilleuae, an la trouur rn l)Hbir, la granîïe rt la 
prtrte; rllr but ttr nuit nramtr earadbourle, rllr fyattaar 
relut qui la yartr, arqmrrt tyonneur rt ne laïaar dfratr 
rfyomme ïre aon rtat, rllr tt'rat paa plua granfce que 
l'irttf fe'mt roulon *)* 

Notes. 

x ) Il est impossible de trouver quelle est la pierre 
désignée sous le nom de cautaine, pourpre en dessus, 
noire en dessous, ce qui ferait supposer qu'il s'agit d'une 
agathe rouge et noire. 

*) Coulon, pour colombe, pigeon. 



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/fllrtdfrtriQt 



f Idd^trtst *) rat pierre, ett sont lit frets? manières, 
l'atte rat nroge et grtraar ranime tme rerœr, 
birtt htisatite, tt l'autre rat pourpre; totttra 
ïmtjp liaient à touleur fer feettts tt Ira tiettoie et Ira 
motoifie île m stature* 



Notes. 

*) Alacharist nous est tout-à-fait inconnu. Allo- 
chroït est le nom que l'on donne à une variété du grenat 
commun, que Ton trouve près d'Jrkoutsk, ville de la 
Russie d'Asie, près d'Arendal, en Norvège, dans le tuf, 
ou couches calcaires, aux bords du Rhin, en Piémont et 
en beaucoup d'autres endroits, et dont la couleur est 
tantôt verte, tantôt brune, jaune, ou noire et que l'on 
nomme dans le commerce, dans le premier cas, allachroït, 
dans le second colophonit, dans le troisième grenat 
succin ou jaune, et dans le quatrième grenat noir. 

Allachroït est un mot grec composé qui signifie 
autre couleur; il a été adopté en ce cas, parce que la 
substance change de couleur lorsque, couverte d'acide 
phosphorique, on la réchauffe au chalumeau. 



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£ftotf roqo. 



îotr roqa rat pterrr trnuurr tn la trte ïfun roq 
& tfyaste tn trllr mamrre que quarto Ira poua* 
Hj%Q^ ama ont tri? purs, ou au plus tât qut Ir 
mâle f rut rtrr ronnu trr la frmrUr, on le Itott âtrr 
ïrr la mèrr rt Ir garîtrr ntrrgrmrnt un an tant arulrmrnt 
(trllrmrnt arul) qu'il nt touttyr point fcr çrlmr (poulr)* 
4§>i Tan paaar, on Ir tur rt on trounr rrttr pirrrr rn aa 
trtr, rt qut la portera m oa main, il orra mmadblr rt on 
nr pourra Ir noir tant qu'il aura rrttr ptrrrr, rllr ïionitr 
à rrlut qut la portr mrtotrr m touo Itrujp, rt ïnarnt rnrorr 
auruna pfytloaopfyra qu'on ïmit prrnferr Ira »ufa qut 
aont faite m /fltara rt jfrortl, rar rt aont Ira mrtllrura* 

Notes. 

Voyez l'article : Alectoire. 



13* 



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iTfamm rat jaune ytsmnn trte4aâï, qui rat engen* 
ïirr tforîturr Ht lu baleine, qttatttt Vitttumt 
mer la trmrae, rllt l'engliiutit et cette 
matière qui a'rnïiurrit feans Vttttmmt ïiement pierre 
jaune, et pour suit rrgarît et ea prrrteuaeté on rappelle 
{patron, et miae liant «ne balanrr îieromiertr, elle ne pèse 
nulle tfyrae aelnn la quantité. Cette pierre renH rfyomme 
mntaitle et gartie la ferre ïiu rnrpa» 



Notes. 

Pierre fantastique pour laquelle nous ne connais- 
sons aucun équivalent. 



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langiif îïf Serpent 




ûngurïrt stqrntt rat pirrrrîir ferotrst* rnttleitrft, 
aitrimr* fois blattctyâtrr, oit Itr roitlrttr Ht 
'plomb ttoir, oit roit? rnmtltrf ; rllr rrotstf ait 
nrttttt, ft 01 oit la portr Ornant soi, rllr mitr (djangr) 
la rnttlt itr ; rllr naitt a mrr lie langitr rt fait kirtt parler, 
grarttttsrmrnt rt fyomtrtrmrot 

Notes. 

Nous présumons qu'il s'agit ici de la serpentine ou 
ophite, une silicate de magnésie (un composé de silex 
et de magnésie), substance analogue au talc, ordinaire- 
ment d'un vert de poireau ou d'un vert obscur, tendre 
et douce au toucher, avec des taches, les unes claires, les 
autres foncées, comme la peau du serpent, ce qui lui a 
valu son nom. Cette espèce est la plus commune, cepen- 
dant on en trouve aussi de bleuâtres et d'un beau rouge, 
surtout dans les mines près de Zoblitz en Saxe, tandis 
que la première se rencontre dans les environs de Gènes, 
à Turin, dans le Var, les Vosges, l'Aveyron etc. 



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/fHurmuQ. 




Ittrmtta rat ptrrrr nramtr grtllatt rt la partr lu 
| aottrta ïtana sot! m*, afm qtt'rllr ferlrorr plus 
légèrement ïtr aa pâture, comme la nature 
rnarigne; tilt rat lit blamfyr couleur prit Uttaatttr rt 
on la troitor qttanfe on ua attbitrmrnt ait tttlt ftr la aottrt* 
qui rttfatttr. Cette ptrrrr oaut à femme quanîï elle rat rit 
peine ïf enfant rt oattt attaat à rfyomme rar elle accroît 
rtctyraar rt Imttttr grârr à rrlttt qttt la partr* 

Notes. 

A mesure que la description des pierres citées par 
Mandeville touche à sa fin, celles-ci deviennent de plus 
en plus fantastiques, et non seulement on ne trouve 
plus d'équivalents, mais encore il est souvent difficile 
de former des conjectures sur la nature des pierres qu'il 
mentionne et qui, assurément, n'étaient, comme dans 
le cas présent, que des pétrifications. 

Le mot murmus vient probablement du latin mus y 
mûris, rat. Murins est le nom donné à un groupe de 
petits mammifères rongeurs, tels que la marmotte, le rat, 
la taupe, le hamster et la marmotte du Cap. 



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jlHtttil oit bvm, eat pierre qttt tfun ronp bmt^t 
.oerrr et les pierre*, et rat aussi appelé fe'aitntn* 
Jfrqmlen* x ), r'eat à ïiirr, en français, jfrigle, 
tt est rarrée et île couleur île fhv îfrrUe pierre aiment 
heauroup Ira trttanlte, rar il* teignent rette pierre en sang 
He dragon 8 ) qu'on ttnunt dje* les apotljirairrs, et puis en 
frottent leur msage et mains, et oemblent qu'ils soient 
laltrrs (lèpren?) et n'ont anrun mal, et qttanfe ils oenlent 
aller leur note, ila at laoent lie la rodée et sont tantôt 
guéris» 

Notes. 

x ) Aquila alba est un terme de chimie pour le mer- 
cure blanc sublimé corrosif, qui peut servir pour simuler 
des plaies. Peut-être que Mandeville entendait sous 
mutil le diamant de qualité inférieure, que les vitriers 
emploient pour couper le verre et que Ton nomme en 
hollandais boord. 

2 ) Sang-dragon, ainsi appelé parce que les anciens 
s'imaginaient, que c'était le produit de la coagulation du 
sang de l'animal fabuleux, dit dragon; c'est une substance 
solide d'un rouge brun, composée de tannin et de résine, 



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fort usitée autrefois en médecine; elle suinte des fissures 
naturelles, ou des incisions pratiquées sur le tronc du 
dragonnier, arbre des régions tropicales de l'Asie et de 
T Amérique. Rejeté par la médecine moderne, le sang- 
dragon s'emploie en peinture, et entre dans différentes 
compositions, comme le vernis etc. 




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irotaa tat ptrrrr tfalfeâtrr rit mamrrr lit marbre 
^felanrïir nrolrttr; lapouîireïiUlr uaut à gumr 
la malalttf fctt yt* oit ïir pmtrmt, loutta Ira 
^ tptrw aromatique* priment p etrt garîïrra; aussi 
ïiitam quelle îiomtr mrtmrr à garîtrr amours 

Notes. 

Albâtre, nom donné à deux sortes de pierres de 
composition différente, que l'on emploie dans les arts: 
l'albâtre gypseux et l'albâtre calcaire. 

L'albâtre gypseux, sulfate de chaux hydraté, est 
remarquable par sa blancheur proverbiale, mais il est 
très tendre; on en fait des objets d'ornement, des 
vases, de petites statues etc. H en existe de vastes 
carrières à Volterra, en Toscane. 

L'albâtre calcaire, dit aussi oriental, se trouve en 
Asie Mineure, en Egypte, aux Indes, et les anciens en 
faisaient grand usage. C'est une variété de la chaux 
carbonatée qui est beaucoup plus dure que le marbre, 
qu'elle raie parfois et qui est susceptible d'un beau poli. 
Cet albâtre est d'un blanc laiteux, un peu roux ou jaune 
de miel, et très veiné. On en fait de beaux ouvrages, 
des vases, des camées et même de grandes statues. 



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106 





ipptTtttt 



(utrm rat pierre trottoir au mit Ht la fyuppe; 
, rat ïteaf ellement tte aerrrta, rar ai on la met aur 
la poitnne Vune prraonne formante, rllr lut 
fera litre toua Ira affréta, tilt guérit la fthirr rt 
amomîtnt fantatatea tt amène ïte ttutt moult îte pértla 
a relut qut la porte, rar at It Hormattt rrrlamr It Stable, 
tl lut apparaîtra auaattôt 

Notes. 

Huppe, en latin upapa ( Wiedehopf en allemand), 
oiseau qui porte sur la tête une huppe ou coiffe qu'il 
dresse quand il est agité ou en colère. Huppard, nom 
que l'on donnait à l'aigle d'Afrique. La pierre nous est 
inconnue. 



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107 





lDitftitîiroo. 




lUuattirro* rat pierre tromiée ait oaitioitr et elle rat 
la fortune lit rrhti qui la porte, en iienataon 
Ht faitron* oit autre* oiseau? ïie proie. 

Notes. 

Guan, terme d'histoire naturelle, oiseau gallinacé 
de la famille des Alectors (oiseaux de basse-cour) qui 
ressemble au dindon, mais qui a sur la tête une huppe 
qu'il peut redresser à volonté. On le trouve dans l'Amé- 
rique méridionale; il était donc inconnu à Mande ville 
et nous présumons que guandros était le vautour. 



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108 




Z ^ 



ftaniitiîïro ou iRitîJimirçL 

^ > Waoaaoft6ciooo6aabàAaa6666(S6ft6p6AC? 



Jonattlte*, oit raînanea, est pierre trotraée m fa 
tete tfttit meit? roq; on la tromie m telle 
manière: on met la tete Vun roq en une 
fermière (fourmilière, lien où Ira fourmis garîrent 
leur* prouvions) , et qttanlt la djair et la renielle *ont 
mangrea, on tromie la pierre; elle lionne otrtotre et (ait 
empêtrer (obtenir) îiea prmrr* re qu'on requiert tfettjr* 

Notes. 

Voyez l'article: Alectoire, caste coqs. 



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ïïurquaiar» 




* s^T < 



Ajurquoior rat ptrrrr lit trois manière*, à rouleur 



^ JËrt tpaïaat; ott la trouue rtt partit toi 

^V^fp^ Imtfer (?) l'autre rat orrtr, mrlrr ïtr klaitr, 
^ rommr fctt lait œrlr aorr orrt, rt mrnt tflDnrnt rt 
rat meilleure qur l'autre rt reglatit plua; elle conforte 
la our et jarfcr Ira rauara aîrueraairea; rllr fconnr fyar* 
fetraar rt ïirbonanté (bonté) rt Ir djmal Hr relui qui la 
porte ne peut morfonître (fcr morfonïirement, meu? mot 
pour rrfroiînaaement) îïe boire eau froitie; rt disent Ira 
ÎJnînwa qu'rllr uaut plus rtt bataille rt mtrujp jarfcr 
lljomme qur nr fait Ir tii amant, rt qur phtatrura foia 
l'ont rprouué; toutefois elle a telle nertu, qur lljomme 
qui l'aura, ne prut engenîtrer enfant rt femme nr pourra 
ronrrooir. 

Notes. 

Turquoise, pierre opaque, dont la couleur varie 
entre le bleu et le vert. On distingue la turquoise de 
vieille et celle de nouvelle roche. La première, nommée 
aussi Calazte (parce qu'on prétend que Pline l'a décrite 
sous ce nom) est une pierre d'un beau bleu céleste, que 
l'on trouve dans les argiles ferrugineuses des environs 



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110 



de Meschel, entre Téhéran et Hérat, en Perse; elle se 
compose de phosphate d'alumine, coloré par un peu 
d'oxide de cuivre. La seconde, dite osseuse ou Odonto- 
lithe, provient des dents ou des os de mammifères, 
enfouis dans le sein de la terre ; elle est beaucoup moins 
dure et moins estimée. On la trouve dans le midi de la 
France, en Sibérie etc. 

Turquoise de Tieille roche. 

Caractères distinctifs: 

a) Accidents de lumière: d'un bleu céleste. 

b) Pesanteur spécifique: 2,4. 

c) Dureté: rayant légèrement le cristal. 

Turquoise de neoYelle reche. 

Caractères distinctifs: 

a) Accidents de lumière: d'un bleu foncé verdâtre 
rarement pur; couleur s'aJtérant, vue le soir à la 
lumière. 

b) Pesanteur spécifique: 3. 

c) Dureté: ne rayant pas le verre blanc. 

Le nom de turquoise vient de Turquie, puisque 
c'est par cette voie, que les premières sont parvenues 
en Europe^ 



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111 




jjïrmfitrto. 



'ÔÔgQQOC 



Irmwaa, la pterrr îfamtant, rat trottoir m par* 
tira VjHrmtncr; elle rat ptrrrr klrttr, prit 
relttœantr et fe f rpat**r aubatanre, et nattt 
tnntvt la raalaïne qui fait ferfatlltr par fadbleaar 
lit rtrttr; rllr tmpfttyr lit nmrmotr m Vtynmmt nu la 
frautt? la portait rit anu 

Notes. 

Voyez l'article: Magnet. 

Pierre d'Arménie ou d'azur est aussi un nom sous 
lequel on désigne le lapis-lazuli, quand il n'a pas de 
points dorés. 



-XX- 



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112 




il pierrr lit la^ttl rat bttn rapprmtyrr lit la rott* 
^ Irttr ïir la pirrrr *tt*ttttr tt a m tilt nrotrar 
b^^^ pointe Vor; tilt oattt ttrnttt œtlanniUt, autre* 
^ malaïnea semblable* tt rmpfctyt lit amrnimr» 



Notes. 

Lapis-lazuli, Lazulite des minéralogistes, pierre d'un 
bleu d'azur très élevé, avec des veines ou points d'un 
jaune métallique qui proviennent d'un mélange de pyrite 
ferrugineuse (pyrite, combinaison de soufre et de métal) 
qu'on a pris pour de l'or. 

Voyez l'appendice des pierres semi-précieuses. 



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113 





foxt ltouriliro. 

)re Connut* rat pierre lté aerpent et eat enjeu* 
îtree île pluaieura aerpenta qui joignent leur* 
tetea enaemble et aoufilent; elle rat notre et 
porte à aon tfyef une partie lté blancheur pâle an 
mtlten lté laquelle eat nne image lté aerpent; elle uant 
rontre uenm, et garîte relni qni la porte lté moraure lté 
aerpent et lté ketea oe'mmeuaea, en telle manière, qu'on 
peut lea prenltre en aa main toute nue, aana ae bleaaer* 

Notes. 

Dre-concides n'est, selon toute apparence, qu'une 
corruption de Dracontides ou la pierre de dragon, que 
l'on trouvait dans la cervelle de cet animal fabuleux, 
ainsi que l'attestent plusieurs écrivains du moyen-âge, 
entr' autres Konrad von Megenberg, né vers 1309, mort 
à Ratisbonne en 1374, connu en France sous le nom de 
Conrad de Monte puellarum qu'il adopta à Paris. 

Conchytes est un -ternie d'histoire naturelle, sous 
lequel on désignait autrefois les pétrifications de 
coquilles bivalves. 

La pierre dont il est question, n'était probablement 
qu'une pétrification, comme on en conserve beaucoup 
dans les cabinets de curiosités et d'histoire naturelle. 



15 



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114 





lij rra^iha nttUt rai pirrrr troimrr fcana la trte 
fcr rraroflr, ri rai attrttttra fin* ttotr ntntt 
aorr nmaarur m Itraatta; rllr rai nrrraaatrr 
pour Ira marctyattlra; rar qui la porte attr Ittt tir 
peut rtrr Itrru (trompé) m ttttUr mardjanînar, ri toittra 
mamèrra fcr grna mrttltnmi à Itti pour actyrtrr* 

Notes. 

Malgré toutes nos recherches, nous n'avons pas pu 
trouver l'animal désigné sous le nom d'escofle. Escoffion 
est le nom d'une espèce de coiffe, que les femmes portent 
dans le midi de la France. Nous présumons donc, par 
analogie, que l'escofle est la huppe, en latin upapa, 
oiseau qui porte sur la tête une touffe de plumes , qu'il 
redresse quand il est inquiété. Konrad von Megenberg^ 
déjà cité plus haut, parle effectivement du Wiedehopfstein 
(Wïedehopf est le nom allemand de la huppe) qui est 
aussi le quirin de Mandeville; mais nous savons qu'il 
lui arrive souvent de consacrer deux, trois articles à la 
même pierre sans raison apparente. 

Nous avons encore trouvé que le mot escoffier, 
usité en certaines parties de la Suisse, où les vieux termes 
français se sont conservés dans le langage du peuple, 



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115 



signifie cordonnier, ce qui nous a fait penser que l'escofle 
était peut-être un animal de la race bovine; comme la 
genninille de l'article suivant, se trouve, d'après Mande- 
ville, dans le genou de l'animal, il fallait que celui-ci fût 
de grande taille. Nous citons ceci pour mémoire, mais 
nous supposons que l'escofle était la huppe ou le hup- 
pard, l'aigle d'Afrique. 

La pierre elle-même est fabuleuse, comme la sui- 
vante et tant d'autres déjà mentionnées. 

Voyez l'article : Quirin. 



15* 



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116 




L — ^ — — <■ 

l&ftimmllr. 



DOQQQO nOQOOOOfi 



enntmUe rat pierre trotroée au genotl (genou) fce 
IVaroflt; 01 on la regarde subitement et rat 
ïïr petite quantité, elle rfronnlie amour entre 
mart et femme. 




Notes. 

Pierre fabuleuse. Voyez les notes de l'article 
précédent. 



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117 





hmty; ttttt pirrre rat rngrnîïm fce rrntmr tkt 

ttumt fcr mrr; m rllr rat lire aur la nuaar 
^ fc'tmr frmmr qui rat rn y tint fc'rnfant, rllr ar Ijâtr 
ïït la faire ferlnirrr, rt quanti on la lie au tau fc'un rnfant, 
rllr rtanctyr la tottjr. 

Notes. 

Pumey, la Pumite des minéralogistes, appelée 
communément pierre ponce, est une roche feldspathique, 
d'origine volcanique, à texture cellulaire et tellement 
poreuse qu'étant plongée dans l'eau, elle surnage ; elle 
est dure au toucher, raie le verre, de couleur grisâtre, 
blanchâtre, rarement brunâtre. On s'en sert pour polir 
et elle entre dans la composition de presque toutes les 
poudres dentifrices. La pierre ponce se trouve dans les 
environs du Vésuve, de l'Etna, de l'Hécla, en Auvergne 
et autres localités volcaniques. 

L'écume de mer, la Magnésite des minéralogistes, 
est une substance blanche, opaque, tendre, infusible; 
c'est une combinaison de silice et de magnésie, qui ne 
provient pas de la mer, comme son n#m semble l'indiquer, 
mais que l'on trouve, en grandes masses, dans les ter- 
rains inférieurs de transition de la Turquie et de l'Espagne. 
On en fait surtout des pipes et d'autres objets sculptés. 



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i 



118 





lapia ïtrmatl}; l ) rette pierre e*t tournée au ptritm, 
: où notre^eigneur 1[é*u* Cariât fut mis quanfe 
on l'eut ott ttr la r rot? et mt* au *épulrrr* 
/Riroltème et îjoatplf lauerênt Ira plat» et /Riroîteme 
feta rrttt tau mêlée îte *ang *ur Ira pierre* qui étaient 
au faritin, rt tantôt (au**ttôt) Ira pierre* » mttrrtitt m 
autre* couleur*, iterte*, faune* rt bleue** £t ont toute* 
la uttiu ît'étandjer It sang, îte quelque partit ou lté quel 
lieu îtu rorp* qu'il aorte. JÊUra font îtéltiirrr Ira femme* 
aana péril m Ranger; élira guért**ent îtr ftènrra et îtr 
moult autres malaîtie*, si on doit l'eau îtan* laquelle on 
le* a lanéra; elle* clarifient le* feu? et arrroi**ent 
îténotion, elle* garltent lté maunaia tapnta, donnent grâre 
îtromr et garttrnt ttr mort *ubitr* 



i£t aprr* *'rn*uroent pluattura pierre*, entaillée* 
ou erlrntée* (en relief), Iraquellra *ont appelée* pierre* 
ît1J*rael; le* une* *ont artificielle*, r'e*t aîtire qu'elle* 
ont été ouurée* (tranatllée*)* 



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ogle 



119 



jBrnmrrrment, ni qurlqura mamrrta fct ytrrrra qur 
tu trounrraa rntatllrra, à l'imagr fcu mouton , fcu lion ott 
fcu aagittairr, rllra dont ronaarrrra fcr aignrïm ntl; élira 
onnt trra~iirrtttruara, rar rllra rrnfcrat rijomme aimable rt 
granru? à toua; tllra rfaiatrnt attjr firnrra quottfetrnnra, 
quartra rt autrra tir froâtr naturr; rllra gurriaarnt Ira 
Ijf&ropiqura, Ira paralptiquea rt atgutarnt l'engin (Fra^nt), 
rrnlrrnt btûu parlrur, font rtrr aûr ro toua liru? rt 
arrroiaarnt lljonnrur à rrbtt qui Ira yortr, aurtout rrllra 
a l'tmagr fcu bon. 

. £n qurlqura pirrrta qur noua trouorrr^ rntatllfra ou 
rnlrofra à l'image fcu tfyortl (tfyora?, kuatr) tfunr mrrjr 
ou tiu raprtrornr, rllra août ronaarrrra rt mrrfttonalra rt 
fct frotltr naturt; rllra gurrtaarnt lit la rontmur rt autrta 
dpaulira malalttra rt font rrlut qui Ira yortr aûr rt liroot 
tnotra jfetrtu 

lEn qurlqura pitrrra qur tu trouutraa rntaillra, 
ptmrau? rt balanrra, rllra aont ronaarrrra rt omttrntalra; 
rllra gutriaatnt fcr mrlanroltr rt rmlirnt rrlut qui Ira yortr 
granru* rt aimable. 

i£n qurlqura pitrrta où tu trouutraa rntaillra ou 
rnlrofa Ir aroqiton rt rrrrrntaar, rllra aont rnnaarrrta tt 
aqrtrntnonalra ; rllra gardent rfyommr être rttqur, rt 
fct fihirra ttrrrra rt autrra rt mrlinmt l^ommr a ttrt 
feouritru? rt mrntrur (qui tirt ftra bouritra, lira mrnaongra)* 

JToutra Ira pierrra ftraaua Ititra aont ronaarrrra par 
la ronarrratton \tn ntl rt fct Irur rntaillurr ttr qurlqur 
figurt qu'elle aott, rt auaat aont ronaarrrra Ira pirrrta qui 
ont fijurr lir planète, ou lir aolrtl, ou iunu 




120 



la pierre He la planète qui rat appelée datante a 
image ît'un uirillarît et à 0a ïieytre mam «ne faul?; rette 
pierre élhie l'homme à lljonneur et It fait puissant 

la pierre lie la planète qui rot appeler Jupiter, a 
image îtljomme qui tient la tete îtu mouton; elle renît 
l'ipomme aimable et ronferme grâre lie tous l^ommea et 
lté tnutea bftes* 

la pierre lté la planète qui est appelée /fltars, esttfun 
fyomme armé, an Vnne uierge uetue lté larges oetrmena, 
tenant un rain (lté ramus, tige, brandie) It'olinier; elle fait 
aunir nirtotre et Itélntre rauses aïruerara et rentrants. 

la pierre lté la planète ÏJénus a image tenant une 
palme à la main ; elle nonne uirtnire au? prtnre* et renlt 
graneu? relui qui la parte. 

la pierre lté la planète jfRrrrurr rat image qui a ailea 
et pieîts, et en la aeneatre main une uerge et un serpent 
emieloppé autour; elle fait abonlter en aapienre (aageaae) 
et îtanne grâre, aanté et pue. 

la pierre qui a image ît'un ueneur, ou Vune lune, 
nu It'un djien, au ît'un rerf, au ît'un tyn?, guérit lea 
lunatiques, lea frénétiques et reu? qui ont le Itiable au 
rorps* 

la pierre qui a lelto* ît'un serpent, ît 1 une buire (buire, 
granit uaae à mettre lea liquides) et Itessus, la queue Itu 
serpent, ou un rorbeau, elle fait l'homme ritfye et sage, 
elle apaïae trop granité djaleur. 

la pierre qui a image It'un fyomme séant en un trépielt 
ptsqu 1 au? épaules, ou fuaqu' au? genou? , garîte l'homme 
lté lu?ure et îtonne ^raneu? état 




121 



la pirrrr qui a forme *f nr* rt unr mrillr, fait anoir 
anwiroanrr Itr ton fait, rt ïmnnt aaptrorr* 

lu pirrrr qui a un lion rt un d^trtt m « boutfyr, 
rt que le lion aoit ïït nature tir fru, rrttr pirrrr garor 
li'tyitroptair rt gttrrtt moraurr lit djirn rnnrmmr 
(rnragr). 

la p irrrr ou il y a un Ijomme trnant unr fau? rt unr 
rprr, rllr fait mrtoirr m bataillea. 

la pirrrr qui a un aiglr garfrr rt ïmnnr fynnnrur. 

la p irrrr qui a un dental à ail» qu'on appelle 
fBegaaua, rrttr pirrrr rat fconnr aujp dprnalirr*, rar rllr 
fait Ir dproal Irgrr rt Ijadn nintrr autrra dprnau?* 

la pirrrr qui a image lir femme qui a Ira tfyrneu? 
rpara rt Ira tient m *ra main*, rrttr pirrrr a pouooir Itr 
rfronrilirr amour entre mari rt frmmr. 

la pierre qui a image lir oierge rt ait ara main* rn 
manière Itr rroijr rt ooit à troia rihra un djrf (unr tete) rt 
* ooit aaaiar rn unr djaiar, rrttr pierre rrnîï aoulaa rt rrpna 
apri* labeur rt malafeir rt rfronfortr Ir membre grrnr rn 
quelque manière qur rr amt 

la pirrrr où il jr a un Ijommr qui tient un arrprnt 
rn *a ttrjrtrt main, rrttr pierre lirlmrr tie nrnm rt gadtr 
ïfrmpoiaonnement 

4£i rn unr pirrrr rat un fyommr qui flétfyiaae ann 
genou, rt rn aa tiejrtre main tirnnr nourlr (maillotm) 
îrtnt il tur un lion, rt ttrnnr Ir poil rn *a main, ou qu'il 
tirnnr unr rourtr faunr bete rontrr nature faite, elle lionne 
amour rt mrtoirr rn toutes batailles, maia il la ronmrnt 
nettement tenir aur lui, aana aouillurr* 



16 




122 



4£t m unr ptrrrr il p a îiru? nourlra et qu'il f ait aorr 
un arrprnt, rrttr pirrrr rrnfcaurrtr, Ijarîmaar rtgranrttartr* 

Renault It Imrr téttyef 2 ) ttea pfploaopfyea tt Itea 
îfnïnrna, qu'on tttt être fait lira enfanta Iflfarael, fataant 
mention îte pluateura pierrea prérteuaea, et îte leura nertua 
rt propriftra* 

J&i rn unr pirrrr rat un Jpommr ap ant ttn rruaaon m 
son roi on rn aa main, rt ttrnnr m l'autre main unr lanrr, 
rt ïtraaoua ara pieîta aott nn aerpent, ttttt pierre a granltea 
nrrtua. 

JSt rn unr pierre rat un Ijommr qui ait longuea 
orrillea, rllr uaut rontrr maunatara betea rt rontrr rruf 
qui aont fyora îte arna rt n'ont point tfrntrnftrmwk 

45i rn unr pierre il f a un aigle ou un raprtrorne, 
rllr uaut à toutra beaognea* 

4£t rn unr pierre il f a un îtromeîtatre qui ait ara 
dpeneu? épara aur Ira épaulea, rllr fait ronrrnotr rntrr lr 
mari rt la femme* 

J&i rn unr pierre il f a un {pomme rn un mont tir 
pterrea, aaata ou îtebout, trnant rn aa main unr pierre, 
r'eat la figure îte notrr Seigneur, qui, arlon Ira pfploao* 
ptyra, fut nu rn unr montagne ùe pterreaîte îti amant; rette 
pierre uaut contre toutra temprtea et contre îttablea ettoua 
ennemia, et renît rfjommr îtéuot et obétaaant ennera Bàteu. 

tS^n aagittairr ou aemblanre lté uaaaal, îtonne grâre 
et amour à relui qui le porte rt lr renît trèa*agréable à Bàieu 
rt au? fyommea* 



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123 



tBpt beau djef (téte) bien peigne, qui ait délit fart, 
tomme lime (pue) rniérenrr (fait rrapertrr) et donneur. 

tSin laàt d^rf , fyériaaé, qui ait la farr ire (rolèrr) Intime 
à relui qui le portr Itéfenae à ara rontrairea (reu? qui aont 
nmtre lui, aîmrraairra) et aurrté en faïaant toutes tfyoara 
et mrtoire aur aea ennemia. 

G^n djef qui ait lança dpeoeu? entrrmeléa enaemble 
et farr ùe meillarît fort barbu, lionne aapirnre (aageaae) et 
eatablit (atabilité) en iruurea et fait fcilrrtion lie Itroita et 
lté loia (lui lionne ttu goût pour Tétulte Itu lirait etltea loia) ; 
elle (la pierre) auprîttt (lionne auprématie aur) lea ennemta, 
endpaaae lea Itiablea, rratate au? aerpenta et au oemn, 
et itaut rontre ratpétration (artion If obtenir , obtention) lie 
aongea* 

45i tu trounra un fournie qui tienne en aa lte?tre 
main un linre et en la aeneatre une oerçe, rette pierre, miae 
en or, a nertu It'apataer lea Itiarorltanta, lionne uirtnirr en 
rauaea (prorèa) oaut rontre lea maunataea bêtea et renlt 
l'ipomme atable; rru? qui ae mêlent lie nécromancie uaent 
(emploient) aouoent rette pierre. 

4£i tu trounea en une pierre un fyomme ronronné, 
tenant en aa Ite^tre main un areptre, en la aeneatre une 
palme, et lieaaoua lea pieîia un earamel (un earabeau, 
ptelteatal) rette pierre, miae en or, a granltraltigmtéa, rar, 
ai on requiert (Itemanlte) au 4£aunrurltu monlte, aouuent 
aa requête lui aefa ortropée, quanlt elle eat juate et raiaon* 
nable* 

4?>i en une pierre on troune un fyomme qui a en aa 
lierre main une lampe et en la aeneatre une tete lie femme, 



16* 




124 



elle naut à arroriter l'homme qui aura rette p terre sur lut, 
aner la femme, et s'il fcort, tl ne s'énetllera pas légèrement 

4£t tu foutues ni une pierre un tûuttûu et un mouton, 
ttttt pierre naut à faire beau parleur et rtmtre fyftroptsir. 

<$n fyommr en une pierre qui ait ailes au? ptrits et 
un ta ton en sa main, rette pierre lionne grâre et amour. 

tS^n fyomme en une pierre qui tienne une nerge en sa 
main, nant i ansir Sommation et seigneuries. 

të^n fyomme en une pierre qui ait un ror à son rou, 
âte rage et fantaisie, 

tfyn fournie en une pierre qui suit moitié barof (un 
mtnotaurr), rnnsernr les ipmneurs et enferme (raffermit) 
le sens en bien* 

fëtne pierre où tl j a un nef (un nantit) a tous les 
mats, naut à entretenir ses besognes. 

<§t en une tfyrtsolttr tl y a une femme qui ait en une lie 
ses mains un soleil 9 et Hans l'autre un poisson, elle naut 
à ttuf qui nont au gtbter fc'otseau? et lie poissons. 

4£t en une pierre il f a une tourterelle aoer un ram 
(une brandir) li'olniter, rette pierre fait être aimé lie tous. 

J&t en une pierre est moitié figure lie femme et lie 
poisson, romme une sirène, et tient en sa main un miroir 
et en l'autre un ram Volnner, rette pierre, mise en or et 
enrlose en sa main, a nertu lie faire la personne mntsible. 

<§i en un fytspe il y a figure lie rroijp, tl a nertu que 
relui qui le porte ne peut se nop rr. 

4?>i en un nert bastltr (animal fabuleu?, reptile à Ijuit 
pattes et à tete rouronnée) il p a une sirène, elle lionne 
sûreté li'aller entre les serpents. 




125 



£>t tu trotrora un fyomme orant sur un Ifoparti, qui 
tmtnr m sa mam unt rrfeulr (itu latin oriptoula petit fcillrt) 
frritr, rllr oaut nititrr Ira hkt* rt garïir tir prnl rt ti 1 rau* 

45i ru mit pirrrr il 7 a un tynmmt qui tttttnr ni *a 
mûtn la figurr lia tiiafalr, qui mt rnrora rt mira, rt m 
r*ittrr mm» un orrprnt rt ttraoou* ors pitïto ttn lion, rt 
sur rt* ftgurra mit la figure ttn oolril 011 tir lu Itmr, rrttr 
pirrrr Huit rtrr mur ru plomb rt a orrta tir rontrainttrr 
Ira tnablro a répondre à tout rr qu'on leur lirmanlir* 

4£i ru mir pirrrr il f a image ïftynmmr qui portr i 
mu ron uu fatorrau tt'arbrra, rt aoit assise ru argent, 
rllr a orrtu Itr saooir ïnsrrrnrr rutrr Ira malattira; rllr 
restreint Ir sang rt touuur grârr rt fyonnrur; un lut qur 
l&abrn (rélrbrr mâlmn ni à jBrrgamr Tau 131 après 
îf„ IL) portait rrttr pirrrr ru un aunrl (annrau). 

4£i on trouur ru notre pierre uu Ijommr portant uu 
srrptrr ru uur main rt ru l'auto uu oiseau qui ait Ira 
ailra trnîïura, rt au ttrasus uur figure tir rroroînllr, rrttr 
pirrrr rot imunr router Ira rmfyantrurs, Ira illuoiono tira 
lnaèlra rt rontrr touo Ira ennemis. 

tS^n fournir tenant en sa ttr^trr main un Irarr rt m 
sa srnratrr uur orrgr, rrttr pierre, mise ru or ou ru 
argent, fait obtenir Ira pugrmrnts rt Ira sentenrra rt aittr 
ru toutr nrrrssitr, rt ronurrtit Ira ennemis; si rllr rat 
portée ru bataille, rllr fait mrtotrr Jpmnftr; Ira nrrro* 
manrirns uswt fort tir rrttr pirrrr. 

tB^n tyommr fort, robuste, lequel ait farr terrible rt 
«oit romme rourrourr, Ira peu? restreignant* en 001 le 
front, trnant ru sa mam ttrjrtrr uur lanrr rt ru la main 




126 



atntatrt un ifytnal, tt qu'il ait au Ofaaoua ara ptrîta un 
Jpratmt qui aoit gisant, rrttt mtrrr Hait ttrr miat ttt 
urattrr (à la dpaat) tilt aonnt ntrtoirr tn bataillt, tt 
ai aurait l'aaoïrD tn matai tt la aortt autour a'un dpaattl 
(dfâttau), tantôt rrur qui atront orttana at ramoattront tt 
at rrnoront 

J&t tn unt pitrrt il p a îqpirt a'un trmnlt ou a'unt 
tgltat, tilt garor at lu?urr tt rtna l'tynmmt agrtablt à 
toitu, au? fyommta tt auf ttmmta* 

îfttw la pitrrt qu'on apatllt lÊtifyt, ytritut au rou 
at rtlui qui a It fort mal, It gutrit tt fait atlrartr la ftmmt 
qui tat tn mal a'tnfant. 

tfttm la pitrrt a'tapitt aonnt aurrtt at taurta nftta 
aauuagra, tt ai on la mtt tn tau oouillantt, tilt ttaatraat 
bouillir* 

Ifttm raaaaomt raptt (graott) tt portée au aoigt, 
fait uamrrr Ita juatta rauata tn plaît (plaiaoptr). 

Ita noma àta oou^t pttrrra qut natrt 4£ttgntur 
nomma à /IHoïar It {trasfyttt 8 ). 



la arptttmt jfrdftta. 
la Jjuittèrat /flmatiatt. 
la ntuoitmt .Criaolitt, 
la ai? irmt JDmdpt» 
la on^ittnt tfaapt. 
la àou^itmt 10rriL. 
-B'tnauit la otntotrhon ata nitrrta nrtntuata 4 ). 
la btntoirtion ata pitrrra artrituata, pour qut, ai 
dira ont ntràu par noa prdjra Ita otrtua qut &itu Itur 
ortropa à la création, tllta puissent Ita rtrouortr. 



la nrrmttrr tat -Sarat. 
la atronar lopaaat, 
la troiaitmt i£mtrauar« 
la quatrirmt JRubta* 
la rtnquitmt <§aatur. 
la aiftrmt ligurr* 



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fHmm f comme *it le liurr qui contient la relation Hé* 
ancien*, que toute rréaturr e*t rorrompur par le premier 
pétfyé Ira premier Jpimme, le *nnt att**i le* pierres pré* 
rieu*e*> créée* à la rttre et a la jatte île* créature* 
Ijumame*, romme le* fyerbe* et autre* dpo*e*; mat* elle* 
demeurent aprè* le pédjé îtu premier fyomme, en telle nertu 
quelle* anatent aoant le* attentivement* et regarda lie* 
tmmonltatne* (impure*) personne* etpét^ettr*; moult lie 
fot* le* pierre* prérieu*e* ont été rorromptte* en leur* 
nertu** ftoutrfbt*, lie même que la personne e*t réparée 
par le baptême et par la pénitente, et peut rrnentr à l'état 
lie la première création, en telle manière, par la *anrtt* 
ftratton, le* pierre* préneu*e* *ont réparée* en la forrrlte 
leur* nertu* en la manière lie la oanttftratton et ron*é* 
rration, romme on troune au Imre; pourquoi, quanli nous 
nope* que no* pierre* ont perîtu leur* nertu*, nou* îiroe* 
le* mettre lian* un Urap lté lin bien net, put* le* mettre 
*ur l'autel et que trot* me**e**oient *arrée* lte**u*, et 
aprè*, le fermer prêtre qui aura îtit la trot*ième me**e, 
renetu lie *e* nftemen* *arré*, îttra la bénéttirtion en telle 
manière. 

ibominu* nobt*cum~ J£t rum *pintu tuo. iDremu** 
ibeu* ommpoten* pater qui ÎJcliam per qua*ltam 
tn*en*tbtle* rreatura* nirtutem tuam m omnibus o*ten* 
lti*ti, qui ff&nym famulo tuo mter ne*timenta *areritotalia 
rationale fuïiirtt Ituolterim lapiltibu* preno*i* altorare pre* 
rtpt*tt ner non îfoljanm enangeli*te relebeam rmitatem 
ï|ieru*alrm mrtutibu* eotitem lapiltibu* mjttifirantAu* 
ronotrurnlium eternali o*tenlti*tt, ut qui potenolie lapillibu* 




128 



film* abrafyr misntare, mmntûttm tuam Jpttmltttr fctprt* 
raraur qui fer tttut* w elrrtuô lapdidbuô ttrntitm mmrotâti 
tut tntUm Jpdbttftrttlttm ut fjra laptfet* iirtttîttrrrr tt 
ôanrhfirarrïngnrrm, per ôanrtifirahontm tt mrarnatmnem 
ttommt* tut, itt ôunt aarçttrfirah, betteïrirtt tt rnuarrrah, 
tt renpiat a tt effertum nirttttstm quaa sut* spenefeu* m 
rafcem nmsefratronrm ranrran tt quaa tt* tt ïreîuatt 
sapientium t^pmtntia nratprobamt ttt quirunque super » 
partaoent mrtutrm tttam per tlliift sritt afet&tt *ttttitt 
ïumaque gratte tue tt mtrr illam mrtutt* amprrt rarreatur. 
fBer îfeaum iftyristum fihum tttum m quo Dmtte* ftftttrtt» 
fi ratio, bentïrirtîD tt nroatmitro nmst*ttt» iDttt tttum 
omit tt rtjuât ïrtt», per omma serula «rulnruttu /frmttu 
ifcto gratis 

jfm lit rt présent Intrt, nouorllemeut imprime aparté 
Notes. 

x ) Lapis demath ; pierre fabuleuse. 

9 ) Le livre Teckef, tfelon d'autres le livre Tethel; 
c'est sous ce nom que Konrad von Megmberg l'a traduit en 
allemand, et sa version presque identique à celle de Mande- 
ville, finit par la bénédiction des pierres précieuses, qui 
offre quelques légères variantes; voici cette bénédiction: 

„Dominus vobiscum, Oremus Collecta. Deus omni- 
potens pater, qui eciam per quasdam insensibilis créa- 
tures virtutem tuam hominibus estendisti, qui famulo 
tuo Moysi inter cetera vestimenta sacerdotalia racionale 
indicii duodecim lapidibus preciosis adornare precepisti, 
nec non et Johanni evangeliste celestem civitatem 
Jérusalem virtutibus eosdem lapides significantibus 
construendam essencialiter ostendisti, maiestatem tuam 



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129 

humiliter deprecamur, ut hos lapides consecrare et sanc- 
tificare digneris per sanctificationem et invocationem 
sancti nominis tui, ut sint sanctificati et conseerati et 
recipiant effectum virtutum quas eis te dédisse sapien- 
tum experiencia comprobavit, ut quicunque illos super 
se portaverit virtutem tuam per illos sibi adesse sentiat 
donaque tue gracie et tutelam virtutis accipere mereatur 
per Jesum Christum filium tuum in quo omnis sancti- 
ficatio existit. Qui tecum vivit et régnât deus per oninia 
saecula seculorum. Amen". 

8 ) Les noms des douze pierres formant le „Urim 
et Thumin" ou le rational du Grand-Prêtre sont, d'après 
une autre version: 



1. 

2. 
3. 
4. 



La sardoine. 
La topaze. 
L'émeraude. 
Le rubis. 
Le saphir. 
Le diamant. 



7. La ligure. 

8. L'agathe. 

9. L'améthyste. 

10. La turquoise. 

11. L'onyx. 

12. Le jaspe. 



ou bien, d'après une troisième version, les pierres 
correspondaient aux douze tribus de la manière suivante : 



1. 


Hyacinthe pour Dan. 


2. 


Améthyste 




Gad. 


3. 


Jaspe 




Benjamin. 


4. 


Saphir 




Isachar. 


5. 


Agathe 


^ 


Naphtali. 


6. 


Emeraude 


r> 


Lévi. 


7. 


Onyx 


r» 


Sébulon. 


8. 


Carniole 


V 


Ruben. 


9. 


Chrysolithe 


r> 


Acher. 


10. Béryl 


V 


Joseph. 


11. 


Topaze 


1i 


Siméon. 


12. 


Rubis 


n 


Judas. 



17 



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130 



Le rational était une pièce de broderie carrée 
que le grand prêtre des Juifs portait sur la poitrine; 
elle était ornée de quatre rangs de pierres précieuses, 
et sur chacune était gravé le nom d'une des douze 
tribus. 

4 ) Nous offrons à nos lecteurs une traduction de la 
bénédiction des pierres précieuses, sans doute une des 
pièces les plus curieuses de l'ouvrage. Nous avons 
reproduit plus haut le texte latin sans le moindre chan- 
gement, quoiqu'il soit souvent incompréhensible , et 
dans la traduction, que nous devons à l'obligeance d'un 
de nos amis, on ne s'est également permis que ceux 
qui étaient indispensables pour obtenir un sens, quel- 
quefois encore assez obscur. 

Que Dieu soit avec vous. Et avec ton esprit. 



Dieu, père omnipotent, qui as montré par quelques 
créatures insensibles ta puissance en toutes choses à 
Elie; qui as ordonné à Moïse, ton serviteur, d'orner 
de douze pierres précieuses le rational du jugement sur 
ses vêtemens sacerdotaux ; qui as montré également à 
l'évangéliste Jean la ville céleste, Jérusalem, construite 
pour l'éternité avec des pierres signifiant les mêmes 
vertus, et qui as le pouvoir de ressusciter des pierres les 
fils d'Abraham, nous implorons humblement ta Majesté, 
Dieu unique, choisi pour habitacle éternel des pierres, 
dans la majesté de ton cœur, daigne bénir et consacrer 
par la sanctification et l'incarnation de ton nom, afin 
qu'elles soient sanctifiées, bénies et consacrées, qu'elles 
reçoivent de toi l'effet des vertus que tu as accordées à 
leurs espèces dans la même consécration, et que l'ex- 
périence des savants a prouvé leur venir de tes dons; 
que quiconque les portera sur soi sente que par elles ta 



Prions. 




131 



puissance habite en lui, et mérite de recevoir les dons 
de ta grâce et parmi ceux-ci la puissance. Par Jésus 
Christ, ton fils, en qui toute sanctification, bénédiction 
et consécration existent et qui vit et règne avec toi, 
comme Dieu, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il. 
Grâces à Dieu. 



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ïîmtr Ut» $it m & ttlrritra par It Ktytxiûïm 


Ht jfRattHeiiitir* 




1«iË&rarbourlr~ 


23. /fRajatt. 


46. -@urtmu&» 


2.1Rtttoa. 


24. l5rattrt*. 


47. J&ptrulana. 


3. Iflala». 


25.£orntlmt. 


48. lPraar. 


4. ibtamant. 


26. Itgitrr. 


49. JLautamr. 


5. jfrgattr &, 


27.£fytta. 


50. /macfyanat. 


6. -&aptyir&. 


28. ^tlttttr. 


5 1 . jLaatt roq«. 


7. iËmr rattfer. 


29. l5agatm»f. 


52. Jljanmu 


8. lopaasr. 


30. Crramotu 


53. languf lt <&tr* 


9. fUmatatt. 


31.4*>apfytr*. 


ptnt. 


i 0. J5rrtitttr« 


32, if mt raitïtr*. 


54. /IRitrmita. 


1 KjBitrrtïiu J^o- 


33.îfaapta. 


55. /JHuhL 


ItiL 


34. Cruanlitr. 


56. Jfyttyomaa. 


12JaItmr. 


35. lopart. 


57. lUitirtn. 


13.î[afmtt. 


36. iDrmrlf*. 


58. lDuaniroau 


1 4v fmutQUt ntt - 


0/. ^aruDint. 


oy. lEottatuita. 


1 5. ïfaapt. 


38. £a**tïmmf. 


60. lurqutnar. 


1 6* jftltrtmrt. 


39. jïlratr. 


61. jftrmntaa. 


1 7. Caaaiîiomr. 


40. Corntlmt. 


62. la*itL 


1 8. ^arimma. 


41. Malawi. 


63. Birt-Cottnïrta. 


19. Ityrisalitr. 


42. JRidbi*. 


64. ifcrrapititt. 


20. 0m?. 


43. jftltrtoirr. 


65. iSntmmUr. 


21.£m0paa. 


44. Cristal» 


66. jBitmt?. 


22. Crhtmmt. 


45. iBaraa. 


67. iapia ibrmatfy. 



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133 



Liste des Pierres précieuses d'après K andeville, 

rangées en ordre alphabétique avec leurs équivalents probables. 




Agathe. 




Pierre inconnue neut-être alla- 
chroït. 


3. jUrrtoirt. 


Pierre inconnue et fabuleuse. 




Améthvste. 


S ifHrtit rtirtft 


Pîpri*p d'aimant on lnTïîs-lafciilî 

X ÎV/IIV/ VA CvAAAACwlll' W LA ACAIJlO X.(\i/j LIAI* 




Snînpllp 


7 (Braar 


Bezoard 

U \j là\J Cv A VA* 

i 




Rorax 


0 11 rtftftîïuttttf 


Calcédoine i 

■ 


i 0 iCrtfttf fUflâr 


Pierre inconnue et fabuleuse 


1 1* Cautaimv 


Pierre inconnue, ou bien une 
variété de la calcédoine. 


12.£rlitmror. 


Calcédoine. 


1 3. Crramotu 


Aérolithe. 


14v iDfyriaolttt. 


Chrysolithe. 


1 5. Cnrnflmr. 


Cornaline. 


1 6. Crmopaa, 


Chrysoprase. 


17; CnstaL 


Cristal de roche. 


1 8. iktamant 


Diamant. 



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134 



1 9- jbtraiiîhfiL 


Pierre inconnue. 

.X. X A, X V/ ÂU WX1U 14 Vt 




Pierre inconnue et fabuleuse 

.A. Ivl X \J XXX\J\S X M. t 1 UV VV lUvUlVUOvi 


21- iferf*Cnnnîltô. 


Conchvtes. 


22 ifthitra. 


Pierre inconnue et fabuleuse 


23, lEnm-aidit. 


Emeraude (?), péridot, obsi- 
dienne. 

VXX \S XX XX \m* • 


24. iffirarbourlr. 


Rubis oriental. 


25- iSûlîàtlIIttf. 


Agathe, ou bien jais ou jayet. 


26- lBtnmniUt- 


Pierre inconnue et fabuleuse. 


27. Érattres. 


Pierre inconnue neut-être Crrau- 

A 1 v>l X V/ lit VV/11AA IA Va X/ V/ vX U V/ UX V/ X CvlX 

stein ou graphite. 


28. iBrtnatt. 


Grenat. 


29. tëttanïin». 


Pierre inconnue et fabuleuse. 


30. î|anon. 


Pierre inconnue et fabuleuse. 


3f.1fanntr. 


Hyacinthe. 


32. Haa$t. 


Jaspe. 


33. la lut» fl&itrrr ïit) 


Argentine ou lunaire 


34. ïangut ttt 45rrpntk 


Serpentine. 


35. iapt* Bitmap 


Pierre inconnue et fabuleuse. 


36. la^itL 


Lapis-lazuli. 


37. ligitrt. 


Pierre fabuleuse, peut-être une 
topaze. 


38. /fRajatt. 


Aimant. j 



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135 



39. /fRiirgttrrttr. 


Perle. 


40. jIHurmtt*. 


Pierre inconnue et fabuleuse. 


41* JflttttiL 


Boord, espèce de diamant. 




Albâtre. 


43. 0m?. 


Onyx. 


44. iOrmrlf. 


Pierre inconnue. 


45. jBtrrrr ïrtt 4àoltiL 


Aventurine orientale. 


46. jBitmep. 


Pierre-ponce. 


47. iDutrm. 


Pierre inconnue et fabuleuse. 


48. JRtAi*. 


Rubis oriental et spinelle. 


49. 4£aptytr. 


Saphir oriental, saphir d'eau. 


50. J&arïumt*. 


Sardoine ou sardonix. 


51.£tlnttr. 


Jade oriental. 


52. J&ptritlart*. 


Pierre spéculaire, mica. 


53. 45ttrtimt*. 


Succin ou ambre. 


54. Iupa&a*. 


Topaze orientale, de Saxe etc. 


55. lurqumar. 


Turquoise. 



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APPENDICE. 



DES CARACTÈRES PHYSIQUES 

DES 

PIERRES PRECIEUSES 

SERVANT À LEUR DÉTERMINATION, 

SUIVI 

D'UNE LISTE DESCRIPTIVE DES PIERRES PRÉCIEUSES 
ET SEMI-PRÉCIEUSES. 



18 



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139 



Les caractères physiques des pierres précieuses, qui 
servent à les déterminer, sont: 

1. La cristallisation. 

2. Les accidents de lumière (couleur et éclat). 

3. La pesanteur spécifique. 

4. La dureté. 

5. La réfraction. 

6. La durée de l'électricité produite par le frottement. 

7. L'électricité produite par la chaleur. 

8. L'action sur l'aiguille aimantée. 

1. La cristallisation. 

Quoique du plus grand intérêt pour la détermina- 
tion scientifique, nous passerons la cristallisation sous 
silence, puisque les amateurs et les gens du monde, que 
nous avons seuls en vue, ne voient presque jamais les 
pierres dans leur forme primitive. 

2. Les accidents de lumière. 

Ceux-ci, autant qu'ils concernent la couleur et 
l'éclat, se trouvent mentionnés dans la liste des carac- 
tères physiques des pierres précieuses, qui accompagne 
cet ouvrage. 

18* 



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140 



3. La pesanteur spécifique. 

Tâchons de donner une courte notion de cette 
propriété, qui n'est autre que le principe trouvé par 
Archimède, au moyen duquel il découvrit qu'une 
couronne, commandée par Hiéron, roi de Syracuse, et 
qui devait avoir été exécutée en or pur, contenait une 
certaine quantité d'alliage d'argent. 

Chaque corps possède une tendance naturelle à 
se rapprocher de la terre; retenu dans sa descente, il 
exerce une pression sur ce qui lui sert de soutien, c'est 
ce que l'on nomme la pesanteur, et le chiffre qui la 
détermine, est appelé le poids absolu. Supposons main- 
tenant une série de corps différents, mais tous de la 
même forme et de la même grandeur; on trouvera que 
chacun d'eux exerce une pression différente sur la 
matière qui les soutient. La comparaison établie entre 
ces différences et exprimée par un chiffre, forme le poids 
spécifique. 

Appliquons ce système général à un cas spécial. 

Dans l'expérience que nous allons décrire, l'eau 
distillée soutient le corps dont il s'agit de trouver la 
pesanteur spécifique; plongé dans l'eau, il en déplacera 
une colonne égale à son poids; en supposant deux corps 
différents, mais tellement égaux pour la forme qu'on 
puisse les faire entrer dans le même moule, on trouverait, 
en les plongeant successivement dans la même quantité 
d'eau, que le corps qui serait plus léger, déplacerait un 
volume d'eau plus petit que celui que déplacerait le 
corps plus lourd. Cette proportion, établie et exprimée 
par un chiffre, forme, comme nous l'avons dit, le poids 
spécifique. Pour le trouver on se sert d'une balance 
construite de la manière suivante: à la branche gauche 



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141 

est suspendu un plateau, descendant à une certaine 
distance de la branche; à la droite, au contraire, se 
trouvent deux plateaux, l'un en haut, beaucoup plus 
rapproché de la branche que celui de gauche, ayant un 
crochet en bas, auquel sont ajustées les ficelles de soie 
qui retiennent le second. Du côté où se trouvent les deux 
plateaux, on place un verre avec de l'eau distillée, de 
manière à ce que le plateau inférieur et une partie des 
ficelles qui l'attachent au plateau supérieur, soient 
plongés dans l'eau. Ceci fait, il faut que l'aiguille de la 
balance indique que les deux côtés ont un poids égal; 
puis on met la pierre que l'on veut peser, sur le plateau 
supérieur à droite, et on met le poids sur le plateau de 
gauche ; supposons qu'il soit 1 6, (carats, grains, n'importe ; 
une unité quelconque) c'est le poids absolu. Puis, sans 
déranger la balance, on ôte prudemment, à l'aide d'une 
pincette, la pierre du plateau supérieur, et on la place 
dans le plateau inférieur qui est sous l'eau; le volume 
d'eau que la pierre déplace, aura pour effet de faire 
pencher maintenant vers la gauche la balance, qui était 
ajustée, on met alors sur le plateau supérieur, où la 
pierre se trouvait primitivement, autant de poids qu'il 
en faut pour rétablir l'équilibre, supposons que ce 
soit 4. On fait alors l'opération suivante : le poids de la 
pierre, pesée hors de l'eau, ou le poids absolu est 16, 
partagez ce nombre par 4, poids du volume d'eau 
déplacé par la pierre, et le résultat 4, sera sa pesanteur 
spécifique. 

On se sert pour cette opération d'un poids subdivisé 
d'après le système décimal. Admettons qu'en cherchant 
le poids absolu d'une pierre, et qu'après avoir épuisé les 
unités, nous trouvions une fraction, la moitié de l'unité, 
p. e. 16 %, nous la désignerons par le chiffre 16-500; 



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142 



la perte sous l'eau étant égale à 5 y 5 , nous la noterons 
alors par 5*200; divisons 16*500 par 5*200 et le quotient 
sera le poids spécifique de 3-019}^ ou 3, la petite frac- 
tion étant trop minime pour être mentionnée. 

Une balance, telle que nous venons de la décrire 
et dont nous joignons un dessin, est indispensable pour 
les amateurs qui veulent déterminer leurs pierres pré- 
cieuses. Cette expérience, décivise dans presque tous les 
cas, offre encore le grand avantage de n'endommager 
en aucune manière les pierres qui y sont soumises. 

4. La dureté. 

La dureté forme une preuve excellente pour la 
détermination des pierres précieuses ; le moyen le plus 
sûr pour l'essayer, est le disque du lapidaire, mais comme 
on ne l'a pas toujours à sa disposition, et que d'ailleurs on 
ne peut s'en servir sans détriment pour les pierres déjà 
taillées, on a avisé à un autre moyen comme surrogat. 

Un corps dûr, le diamant par exemple, raie forte- 
ment le cristal; il en est de même de l'hyacinthe, mais 
son action est bien plus faible ; la turquoise de vieille 
roche, d'une texture beaucoup moins forte, ne raie pas 
le cristal, mais le verre blanc, tandis que la turquoise de 
nouvelle roche, n'entame pas même celui-ci. Nous nous 
bornons donc à dire pour exprimer les différents degrés 
de dureté: rayant fortement ou légèrement le cristal ou 
le verre, expérience que chacun peut faire facilement. 

5. La réfraction. 

Nous distinguons la simple et la double réfraction. 

Quand on regarde un objet quelconque à travers 
un corps transparent, on en voit l'image précise ; ainsi 
en tenant un morceau de verre (corps à simple réfraction) 



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143 



devant l'oeil tourné vers la lumière, et en présentant 
une épingle derrière la surface du verre, on en verrait 
à travers l'image distincte; remplaçons le verre par 
un zircon, par exemple, alors, au lieu d'une image, 
nous en distinguerons deux; c'est que le zircon, 
comme diverses autres pierres précieuses, possède 
la propriété remarquable de solliciter les rayons qui 
lui ont été transmis, à se partager en deux faisceaux, 
qui suivent chacun une autre direction. Cette qualité 
s'appelle la double réfraction, et il faut y ajouter la plus 
grande attention, puisque, en maintes circonstances, elle 
nous met en état de déterminer la pierre que nous 
soumettons à cette épreuve, facile à faire quand les 
cristaux sont dans leur état primitifs et offrent de larges 
faces, mais qui devient presque impossible ou du moins 
très-difficile, lorsque la pierre est taillée et que les 
facettes répètent l'image à l'infini. 

En pareil cas, on se sert d'un instrument nommé 
dioptre (du grec dia, à travers, et optomai, voir) : sorte de 
pince flexible, faite en fil de métal, se terminant, au lieu de 
pointes, par deux disques dans lesquels sont enchâssées 
deux lames de tourmaline verte, très-minces, taillées et 
polies parallèlement à leurs axes primitifs. Ces deux dis- 
ques sont mouvants ; quand on les tourne de manière à 
ce que les axes des deux tourmalines soient en même 
sens, ils présentent une surface transparente, qui de- 
viendra obscure, ou à-peine translucide, quand on en 
tourne un de manière à ce que les axes des tourmalines 
se croisent, l'un descendant perpendiculairement, l'autre 
couché horizontalement. En éloignant les deux branches 
de la pince et en plaçant entre les deux disques un 
morceau de verre dont la réfraction est certainement 
simple, la masse de la tourmaline restera opaque, mais en 



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144 



substituant au verre un zircon, taillé ou non, cette 
masse deviendra aussitôt transparente, puisque le zircon 
possède la qualité de la double réfraction; ôtons de- 
rechef le zircon, et mettons un rubis oriental à sa place, 
la masse des tourmalines s'éclaircira, mais moins qu'avec 
le zircon; nous exprimons cette différence en disant que 
le rubis ne possède la double réfraction qu'à un simple 
degré; de là les expressions que l'on trouve à la table 
des caractères distinctifs des pierres précieuses, comme 
réfraction double ou simple, double à un faible degré, ou 
à un degré moyen. Le dioptre, dont nous joignons aussi 
un dessin, est également indispensable aux amateurs, 

6. Durée de l'électricité produite par le frottement. 

Les anciens avaient déjà observé que le succin 
ou ambre jaune, après avoir été réchauffé par la fric- 
tion, avait la faculté d'attirer des brins de paille et 
d'autres corps légers dont on l'approchait. — Une 
multitude d'autres corps, comme la cire d'Espagne, la 
résine etc., possèdent la même qualité qui dépend de 
l'action d'un fluide particulier, nommé fluide électrique 
(d'electrum mot par lequel les anciens désignaient le suc- 
cin). La vertu qu'il manifeste dans les effets produits par 
cette action, s'appelle électricité. Pour observer ce phé- 
nomène, il ne faut d'autre appareil qu'une petite aiguille 
mobile, en cuivre ou en argent, avec une chape en agathe 
ou en cristal de roche, posée sur un pivot d'un de ces 
métaux. — Présentez un morceau de succin, après l'avoir 
frotté sur une étoffe de laine, à l'un des globules qui 
terminent l'aiguille, et vous la verrez tourner pour s'ap- 
procher du succin. Pour exprimer cette tendance, si, 
comme dans le cas présent, le mouvement détermine un 
rapprochement, on l'appelle attraction; et si au contraire, 



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145 



comme dans d'autres cas, il détermine un éloignement, on 
l'appelle répulsion. Ces deux mouvements se font avec 
plus ou moins de vitesse, selon la distance qui sépare 
l'aiguille de l'objet qu'on lui présente. On a conclu de 
ce double mouvement, que le fluide électrique se com- 
pose de deux fluides réunis, mais qui, dans certains cas, 
agissent séparément. Pour reconnaître l'existence de ces 
deux fluides on emploie l'appareil suivant: 

On prend une tige de métal, maintenue dans une 
position droite à l'aide d'une base élargie qui lui sert 
de support; puis, on recourbe la tige en forme de 
crochet, de manière à pouvoir y suspendre un petit 
anneau dans lequel est passé un fil de soie, soutenant 
par le milieu, dans une position verticale, un petit tuyau 
de plume, dans le bout duquel on a fixé une petite barre, 
faite avec une lame du minéral connu sous le nom de 
spath d'Islande. Ce spath s'électrise d'une manière si 
facile, qu'on n'a pas besoin de le frotter, mais qu'il 
suffit de presser une seule fois les faces latérales de la 
barre entre les deux doigts. Le levier ainsi électrisé et 
abandonné à lui-même , oscillera et l'on attendra avant 
de faire l'expérience, qu'il ait repris sa position fixe. On 
électrisé ensuite parle frottement une topaze ou quelque 
autre pierre transparente, et, en la présentant au bout 
du levier en spath, on le verra fuir ; en avançant la 
topaze, on déterminera le levier à faire plusieurs tours ; 
dans cette expérience il y a donc répulsion. Substituons, 
par contre, à la topaze, un morceau de succin ou de 
cire d'Espagne, présentons-le, après l'avoir frotté, au 
même point du barreau de spath, et nous verrons 
qu'au lieu de reculer, comme dans l'expérience précédente, 
il avancera vers l'objet présenté et fera quelques tours 
en s'en rapprochant; dans ce second cas il y aura donc 



19 




146 



attraction, et la topaze et le succin agissent sur le bar- 
reau par des forces contraires. 

Continuons nos expériences, présentons au barreau 
de spath un autre morceau du même minéral, électrisé 
par le frottement : dans ce troisième cas il y aura encore 
répulsion, de manière que nous arrivons à la conclusion, 
que deux corps étant de la même nature, se repoussent 
mutuellement, et qu'ils s'attirent, au contraire, quand ils 
sont d'une nature différente; et comme le mouvement 
des corps est produit par la tendance du fluide à se rap- 
procher ou à s'éloigner, il s'ensuit que les molécules de 
chaque fluide se repoussent mutuellement et qu'elles 
attirent celles de l'autre fluide. 

Quand ces deux fluides sont réunis dans le même 
corps, on leur donne le nom de fluide naturel, et alors 
ce corps ne peut donner aucun signe d'électricité, parce 
que les forces des deux fluides étant égales et contraires, 
leur action se détruit mutuellement. Chacun de ces deux 
fluides ne peut faire naître la vertu électrique dans le 
corps qui le renferme, qu'en agissant séparément et 
qu'après avoir été mis en activité à la surface du corps 
par le frottement, et comme ce fluide est tantôt celui qui 
détermine l'action de la topaze, tantôt celui qui déter- 
mine celle du succin, on le partage en deux grandes 
classes, et on a nommé fluide vitré, celui qui se développe 
par le frottement exercé sur le verre, et fluide résineux 
celui que le frottement exercé sur la résine a mis en 
activité, et on dit d'un corps qu'il est électrisé vitreuse- 
ment ou résineusement, suivant l'espèce de fluide qui 
a fait naître son électricité. 

La tendance du fluide, soit vitré, soit résineux, à 
s'échapper du corps dans lequel ou le met en activité, 
est balancée par une résistance que ce corps oppose aux 



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molécules électriques, et que l'on nomme force coërcitive; 
de son extension dépend la durée plus ou moins longue 
de la vertu électrique, excitée par le frottement dans les 
pierres précieuses, et c'est la comparaison de cette gra- 
duation qui sert à établir différentes classes. Dans la 
première se trouve en tête la topaze incolore, qui, selon 
Hatty, garda l'électricité pendant 57 heures et dans une 
autre expérience pendant 145 heures; dans la dernière 
classe sont le cristal de roche et le verre, qui cèdent à 
l'instant tout leur fluide aux corps environnants. 

L'électricité acquise par le frottement, étant tou- 
jours produite dans les pierres.précieuses par le dégage- 
ment du fluide vitré (excepté dans les turquoises, dont 
les unes, même parmi celles d'une même nature, acquiè- 
rent l'électricité vitreuse et les autres l'électricité rési- 
neuse) on se sert, pour les expériences, du premier 
appareil décrit, en fixant la pierre dans une pince de 
métal, à manche de bois, où elle est retenue par une 
vis de pression. 

Nous ferons observer que ces expériences, très- 
curieuses à faire, demandent une grande exactitude et 
une longue habitude, puisque le tissu plus ou moins poli 
de la pierre qu'on examine et surtout l'état de l'air, 
interviennent pour beaucoup dans les résultats qu'on 
obtient. Elles réussissent très bien lorsque l'air est sec, 
tandis qu'un air humide leur nuit et que la vapeur 
acqueuse dont il est chargé, s'empare du fluide 
électrique. 

7. Electricité produite par la chaleur. 

Tandis que le frottement, comme nous venons de 
le décrire, ne dégage dans les corps qu'on y soumet 
qu'un seul des deux fluides, qui est tantôt le fluide 

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148 



vitré et tantôt le fluide résineux, la chaleur produit des 
effets bien plus remarquables sur les cristaux de cer- 
taines substances, qui, après avoir été exposées à son 
action, développent en même temps les deux fluides à 
des points opposés du cristal, nommés alors pôles, en 
y ajoutant la détermination de vitré ou de résineux. 

Pour s'assurer qu'une pierre précieuse jouit de la 
propriété dont il s'agit, il faut, après l'avoir chauffée en 
l'approchant d'un brasier, la présenter à l'un des globules 
qui terminent l'aiguille décrite dans le chapitre précédent; 
de quel côté qu'on la présente, il y aura attraction. 
Mais si on veut déterminer la nature de l'électricité des 
deux pôles, il faut les présenter à un autre corps élec- 
trisé. Ainsi, en supposant que l'on fasse l'expérience sur 
une tourmaline, il faut, après l'avoir fixée dans une 
pince, où elle est retenue par une vis de pression, et 
après l'avoir exposée un moment à l'action de la chaleur, 
la présenter au petit barreau de spath d' Islande de 
l'appareil que nous avons déjà décrit. Ce spath possé- 
dant l'électricité vitrée, le côté de la pierre qui l'attirera, 
sera le siège du pôle résineux, et celui qui le repoussera, 
le siège du pôle vitré, en vertu de l'axiôme que les pôles 
de nature égale se repoussent, et ceux de nature diffé- 
rente s'attirent. Cette expérience demande encore beau- 
coup de patience et une grande habitude, car la pierre 
trop chauffée, perd sa propriété, qui ne se manifeste 
plus clairement que quand la chaleur diminue, et avant 
que la pierre ne soit retournée à son état naturel. 

8. Action sur l'aiguille aimantée. 

L'attraction que l'aiguille aimantée exerce sur le 
fer, et la sympathie qui existe entre ces deux corps, sont 
trop connues pour qu'on ait besoin de les décrire. On 




149 

a donné à cette propriété le nom de magnétisme, et au 
fluide qui le produit, celui de fluide magnétique. 

Les pierres précieuses, qui doivent leur principe 
colorant au fer, peuvent donc opérer une action sur 
l'aiguille aimantée, action que Ton a observée et que 
Ton fait servir comme moyen de distinction. Néanmoins, 
comme le fer n'est contenu dans les pierres précieuses 
qu'en petites parcelles presque minimes, et qu'alors ce 
métal est uni à l'oxygène, qui diminue la vertu magné- 
tique que le fer est susceptible d'acquérir, comme en 
outre, il faut combattre l'influence que la force magné- 
tique du globe terrestre exerce sur l'aiguille aimantée, 
en la forçant de fixer sa direction du sud au nord , on 
a trouvé le moyen de paralyser cette influence, pour 
que l'autre, contenue dans le petit espace de la pierre, 
puisse agir. 

Voici en quoi consiste le procédé qui a été inventé : 
On prend une aiguille en acier fortement aimantée, 
ayant la forme d'un losange étroit et garnie d'une chape 
d'agathe, et on la pose sur un pivot se terminant en 
pointe aiguë pour faciliter les mouvements ; abandonnée 
à elle-même, après quelques oscillations, elle restera 
fixe sur une ligne, dont un point terminal indiquera le 
nord et l'autre le sud. Dans la prolongation de cette 
ligne, du côté tourné vers le nord, mettez un barreau 
aimanté, à hauteur égale de l'aiguille, mais en direction 
opposée, c'est-à-dire que le pôle du barreau indiquant 
le nord, repose vers le midi et que celui qui indique le 
sud, soit tourné vers le nord. Alors, en vertu de 
Taxiôme que les pôles égaux se repoussent, la répulsion 
exercée par le pôle boréal du barreau, forcera l'aiguille 
à changer la direction qu'elle prenait à la suite de 
l'attraction due au globe terrestre, attraction qui est 



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paralysée par ce moyen. Quand on aura forcé l'aiguille 
à décrire un quart de cercle contraire à son inclination, 
il suffit, quand elle s'est arrêtée, d'approcher un corps 
contenant du fer, que l'on place à côté du barreau, pour 
la faire retourner à sa direction primitive, ou, au moins, 
pour déterminer en elle des oscillations approchantes, 
que l'on n'aurait pas obtenues sans ce procédé, auquel 
l'Abbé Hatty a donné le nom de méthode du double 
magnétisme. Pour bien obtenir ces résultats, il faut 
soustraire cette opération aux agitations que l'air 
exerce sur l'aiguille, et placer l'appareil et les pierres 
que l'on veut éprouver, au fond d'une cage de verre 
ouverte par en haut. De cette manière on a obtenu des 
effets très-marqués avec les grenats, les péridots, et à 
un moindre degré avec les hyacinthes et les tourmalines. 

Outre les moyens cités jusqu'ici, qui servent à 
déterminer les pierres précieuses, on doit encore men- 
tionner la polarisation de la lumière, la phosphores- 
cence et l'analyse chimique. 

Les limites étroites que nous avons assignées à ce 
petit traité, qui, nous le répétons, n'a nullement la pré- 
tention de s'élever à la hauteur d'un ouvrage scientifique, 
et qui doit seulement servir à l'usage des amateurs, ne 
nous permettent pas de décrire une longue série d'ex- 
périences, très-curieuses à faire, mais demandant des 
instruments compliqués et une longue habitude de s'en 
servir, comme les effets obtenus par la polarisation de 
la lumière, qualité inhérente aux pierres à double réfrac- 
tion. Ainsi, pour observer la phosphorescence, il faut 
rester au moins une heure, souvent au-delà, dans une 
chambre obscure, avant que l'œil acquière la propriété 



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d'observer ces accidents de lumière, trop faibles pour 
être comptés parmi les caractères distinctifs des pierres 
précieuses. H suffit d'expliquer ici qu'on entend par le 
mot phosphorescence, la qualité que possèdent certains 
minéraux de répandre dans l'obscurité des reflets lumi- 
neux, après avoir été soumis soit à l'influence directe et 
continue des rayons solaires, ce que l'on nomme insola- 
tion, soit à celle de la chaleur ou de la friction, soit à 
celle de la machine électrique. 

L'analyse chimique des pierres précieuses, quoique 
de la plus grande importance pour leur examen et leur 
classification minéralogique, ne peut être obtenue que 
par la dissolution des corps qu'on y soumet, procédé 
que l'on n'emploie pas si facilement, quand il s'agit de 
matières aussi précieuses, que celles que nous avons 
en vue. 

Avec la liste ajoutée à cet ouvrage, contenant les 
noms des pierres précieuses et leurs caractères distinctifs, 
et avec quelques instruments simples à manier, dont 
nous avons fourni la description et dont nous offrons 
encore les dessins, chaque amateur sera presque tou- 
jours en état de déterminer lui-même les pierres 
qu'on lui offre. Dans les cas compliqués, il faudrait 
consulter des gens de l'art, ou avoir recours à des 
ouvrages scientifiques. Nous mettons au premier rang 
celui que nous avons cité souvent, et auquel nous 
avons emprunté une grande partie des notions don- 
nées, savoir: 

Traité des caractères distinctifs des pierres pré- 
cieuses, par l'Abbé Haiiy. Paris 1817; puis 

Minéralogie des gens du monde, par M. Pujoulx. 
Paris 1815. 

Lart du lapidaire par H. Lançon. Paris 1830. 



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152 



Taschenbuch der Edelsteinkunde von R. Blum. 
Stuttgart 1834, et l'excellent Handbiùch der Edelstein- 
kunde von K. L. Kluge, Leipzig 1860. . 

Bornons-nous à citer quelques cas difficiles, où 
souvent un œil exercé peut se tromper. Ainsi le rubis 
spinelle, d'une belle couleur, peut être pris pour un 
rubis oriental et passe souvent pour tel dans le com- 
merce; des topazes du Brésil, rougies au feu, approchent 
de très près du rubis balais et sont souvent confondues 
avec lui. H y a des tourmalines du Brésil, et d'autres 
qu'on a trouvées lors de la prise de Constantine, sans 
qu'on ait pu savoir exactement d'où elles venaient, que 
les uns ont prises pour des rubis d'Orient, d'autres 
pour des spinelles, jusqu'à ce que l'examen de leur 
poids spécifique les fit reconnaître pour des tourmalines. 
On confond souvent l'aigue-marine jaune de Sibérie avec 
la topaze du Brésil; le saphir blanc avec le diamant; 
le grenat avec l'hyacinthe. Toutes ces méprises de- 
viennent impossibles, en soumettant les pierres aux expé- 
riences très-simples, que nous espérons avoir mises, par 
ce petit traité, à la portée des amateurs. 




153 



INTRODUCTION 

à la liste descriptive des pierres précieuses et 
semi-précieuses. 



On a essayé différentes méthodes pour la clas- 
sification des minéraux que Ton désigne sous le nom 
de pierres précieuses et semi-p'récieuses. Cette clas- 
sification présente de grandes difficultés, vu la diver- 
sité du point de départ du minéralogiste, du mar- 
chand et de l'amateur. La méthode employée par 
M. Hatty, les range en quatre grandes classes; il 
nomme 

la première: les acidifères, parce qu'il entre dans 
la composition des substances qui forment cette classe, 
un acide, uni soit à une terre, comme la chaux, la 
baryte ou terre pesante etc., soit à un alcali, comme 
la soude ou la potasse, soit à l'un et à l'autre ; 

la seconde: les terreuses, puisqu'il n'entre aucun 
acide dans la composition des substances qui la forment, 
mais seulement des terres auxquelles s'unit quelquefois 
un alcali; 

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la troisième: les inflammables, parce qu'il n'y entre 
que des substances inflammables et 

la quatrième : les métalliques, parce qu'elle contient 
des substances métalliques. 

La topaze est, de toutes les pierres précieuses, 
la seule qui entre dans la première classe, la seconde 
contient presque toutes les pierres précieuses, ex- 
cepté le diamant qui forme la troisième, tandis que 
dans la quatrième entre la plus grande partie des 
pierres semi-précieuses, dont nous donnons plus tard 
la description. 

Les pierres étant rangées d'après la cristallisation, 
on obtient selon Haiiy les variétés suivantes : 

1. La topaze. Cette espèce comprend la topaze 
incolore du Brésil, celle de Sibérie, le rubis dit du 
Brésil, la topaze jaune du même pays, et celle 
de Saxe. 

2. Le quarz. La première de ses sous-espèces 
qu'on nomme quarz hyalin, fournit le cristal de roche 
et l'améthyste, la seconde, qu'on appelle quarz agathe, 
donne la chrysoprase, et la troisième ou le quarz 
résinite, donne les différentes variétés de l'opale. 

3. Le ztrcon. Ce minéral fournit le jargon de 
Ceylan et l'hyacinthe zirconnienne. 

4. Le corindon. De ce minéral, fécond en pierres 
précieuses, nous obtenons le saphir blanc et les pierres 
appelées rubis, saphir, saphir indigo, girasol, topaze, 
péridot, améthyste, aigue-marine et astérie, en ajou- 
tant au nom de chacune d'elles l'épithète orientale. 

5. La cymopkane. Elle donne la chrysolithe dite 
orientale et le chrysobéryl. 

6. Le spinelle. Il se subdivise en rubis spinelle 
et balais. 



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7. Uémeraude. Elle fournit l'émeraude du Pérou 
et le béiyl ou l'aigue-marine. 

8. Le dichrozte. A cette espèce appartient le 
saphir d'eau. 

9. Le grenat. Il fournit le grenat Syrien, le 
grenat de Ceylan, le grenat de Bohème et la vermeille. 

10. Uessonite. Cette espèce donne l'hyacinthe, 

11. Le feldspath Des différentes variétés qu'offre 
ce minéral, on range parmi les pierres précieuses, la 
pierre de lune, dite argentine ou œil de poisson, et la 
pierre de soleil, ou aventurine orientale. 

12. La tourmaline. C'est à elle qu'appartiennent: 
l'émeraude du Brésil , la tourmaline brune de Ceylan, 
la sibérite ou tourmaline d'un rouge violet, le péri- 
dot de Ceylan, la tourmaline rouge du Brésil, et les 
tourmalines rouges, vertes et bleues du Massachuset 

13. Le péridot Cette espèce ne contient que le 
péridot proprement dit. 

14. Le diamant] fournissant le diamant des Grandes- 
Indes, du Brésil, des Monts Ourals. 

Un coup d'œil suffit pour s'assurer que cette classi- 
fication a peu de valeur pour l'amateur et présente pour 
lui de grandes difficultés. 

Linnée n'avait adopté que trois classes: 

a) Gemmœ preciosœ; dans lesquelles il range le 
diamant, l'émeraude et tous les corindons. 

b) Gemmœ nobilù; parmi lesquelles il compte la 
topaze, l'améthyste, le grenat, l'hyacinthe, la chry- 
solithe etc. 

c) Gemmœ speciosœ; qui contiennent le jaspe, la 
calcédoine, l'agathe et toutes les pierres que l'on 
trouve en grande quantité et qui, partant, ont moins 
de valeur. 

20* 



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156 



Blum les range d'après leur degré de dureté en 
trois classes: 

a) Pierres précieuses plus dures que le quarz, 
comme le diamant, le rubis, le saphir, le spinelle, le 
zircon, le chrysobéryl, la topaze, le grenat etc. 

b) Pierres précieuses moins dures que le quarz, 
mais plus dures que le feldspath, comme l'améthyste, 
la calcédoine, la cornaline etc. 

c) Pierres précieuses moins dures que le feldspath, 
comme la malachite, le jais, l'ambre etc. 

Dans le commerce on n'admet ordinairement que 
deux classes. 

La première contient toutes les pierres dures, rares, 
d'un grand éclat et d'une grande transparence ; la se- 
conde, toutes celles qui sont moins dures, qu'on trouve 
plus fréquemment et qui sont inférieures en beauté et 
en transparence. On nomme les premières, pierres 
orientales et les secondes, pierres occidentales; noms 
de convention qui ne doivent pas faire admettre comme 
conséquence que les premières viennent de l'Orient et 
les secondes, de l'Occident. 

Dans la liste qui suit, nous les avons également 
rangées en deux classes, que nous nommons: 

a) Pierres précieuses, puisque nous y plaçons 
toutes les pierres plus rares, plus recherchées et 
d'un prix plus élevé, employées seulement comme 
objets de parure et appartenant à la sphère de la 
joaillerie. 

b) Pierres semi-précieicses 7 puisque nous y admet- 
tons celles que l'on trouve plus fréquemment, qui 
sont d'un moindre prix et qui ne servent plus exclu- 
sivement aux objets de parure, mais aussi pour faire 
des tabatières, des cachets, enfin tout ce qui con- 



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Goo 



157 



stitue plutôt la bijouterie et qui sont encore employées 
pour pièces d'ameublement, comme dessus de tables, 
vases etc. 

Nous avons consacré aux pierres de la première 
classe un examen plus minutieux et nous en dé- 
signons : 

a) Les accidents de lumière. 

b) La pesanteur spécifique. 

c) Le degré de dureté. 

d) La réfraction. 

e) La durée de l'électricité acquise par le frot- 
tement. 

f) L'électricité produite par la chaleur. 

g) L'action sur l'aiguille aimantée; tandis que nous 
nous bornons à une description plus concise et générale 
de celles de la seconde classe, vu qu'il est moins facile 
de se tromper dans la classification des pierres dont 
elle se compose. 

Pour faciliter les recherches, les pierres de la 
première classe sont encore subdivisées, d'après leur 
couleur, en onze tableaux; nous avons obtenu de cette 
manière les tableaux suivants: 

Pierres Précieuses. 

Premier Tableau. 

Pierres incolores. 

1. Le diamant. 

2. Le saphir blanc. 

3. La topaze du Brésil, dite goutte d'eau. 

4. Le cristal de roche. 



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Second Tableau. 

Pierres rouges. 

5. Le rubis oriental. 

6. Le rubis spinelle. 

7. Le rubis balais. 

8. Le rubis du Brésil. 

9. Le grenat Syrien. 

10. Le grenat de Bohème. 

11. La tourmaline. 

Troisième Tableau. 

Pierres bleues. 

12. Le saphir oriental. 

13. Le saphir indigo. 

14. Le béryl ou raigue-marine bleue. 

15. La tourmaline des Etats-Unis. 

16. La topaze bleue. 

17. Le saphir d'eau. 

Quatrième Tableau. 

Pierres vertes. 

18. L'émeraude orientale. 

19. L'émeraude du Pérou. 

20. L'émeraude du Brésil. 

21. L'euclas. 

22. La chrysoprase. 

23. La topaze verte. 

Cinquième Tableau. 

Pierres bleu-verdàtres. 

24. L'aigue-marine orientale. 

25. L'aigue-marine de Sibérie. 



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Sixième Tableau. 



Pierres jaunes. 

26. La topaze orientale. 

27. La topaze du Brésil. 

28. L'aigue-marine jonquille. 

29. La topaze de Bohème. 

30. Le jargon de Ceylan. 

Septième Tableau. 

Pierres jaune-verdâtres ou vert-jaunâtres. 

31. Le péridot oriental. 

32. Le chrysobéryl, ou la chrysolithe orientale. 

33. Le béryl ou l'aigue-marine péridot. 

34. Le jargon de Ceylan. 

35. Le péridot. 

36. Le péridot de Ceylan. 

Huitième Tableau. 

Pierres violettes. 

37. L'améthyste orientale. 

38. L'améthyste. 

Neuvième Tableau. 

Pierres rouges mélangées de brun. 

39. L'hyacinthe. 

40. La vermeille. 

41. L'hyacinthe zirconnienne. 

42. La tourmaline de Ceylan. 



160 



Dixième Tableau. 



Pierres à reflets particuliers. 



43. L'astérie rubis. 

44. L'astérie saphir. 

45. L'astérie topaze. 

46. L'opale à flammes. 

47. L'opale à paillettes. 

48. L'opale arlequin. 

49. L'opale jaune. 

50. Le girasol oriental. 

51. La pierre de lune, l'argentine ou l'œil de poisson. 

52. La pierre de soleil ou aventurine orientale. 

Onzième Tableau. 

Pierres opaques dont la couleur varie entre le bleu et le vert, 

53. La turquoise de vieille roche. 

54. La turquoise de nouvelle roche. 



Pierres semi-précieuses. 



1. Spath calcaire soyeux. 

2. Rubis de Bohème. 

3. Cristal girasol. 

4. Chatoyante ou œil de chat. 

5. Aventurine ordinaire. 

6. Cristal renfermant des aiguilles de titane. 

7. Améthyste renfermant des aigrettes de fer. 

8. Cristal irisé ou pierre d'iris. 

9. Cristal renfermant des gouttes d'eau. 

10. Calcédoine. 

11. Saphirine. 




161 



12. Plasma. 

13. Enhydre. 

14. Stigmite, gemme de St. Etienne. 

15. Cornaline rouge. 

16. Cornaline blanche. 

17. Sardoine. 

18. Agathe rubannée. 

19. Agathe ondulée. 

20. Agathe zonaire ou œillée. 

21. Onyx. 

22. Sardonyx. 

23. Jaspe sanguin, Héliotrope. 

24. Agathe herborisée ou pierre de Moka. 

25. Jaspe. 

26. Hydrophane, œil du monde. 

27. Gemme du Vésuve, idocrase. 

28. Pierre des amazones. 

29. Pierre de Labrador. 

30. Lapis-lazuli. 

31. Lépidolithe, mica. 

32. Cyanite ou sappare. 

33. Jade oriental, pierre néphrétique. 

34. Lumachelle. 

35. Agathe d'Islande, obsidienne. 

36. Ambre jaune, succin ou karabé. 

37. Jais ou jayet. 

38. Malachite. 

39. Marcassiste. 

Pour faciliter les recherches des pierres semi- 
précieuses, rangées dans la liste présente d'après l'ordre 
minéralogique, nous faisons suivre une autre liste, dans 
laquelle elles sont réparties d'après leurs couleurs appro- 
ximatives. 

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Pierres blanches, blanchâtres et incolores. 



1. Spath calcaire. 
3. Cristal girasol. 

6. Cristal renfermant des aiguilles de titane. 

8. Cristal irisé. 

9. Cristal renfermant des gouttes d'eau. 
10. Calcédoine. 

13. Enhydre. 

14. Stigmite, gemme de St. Etienne. 
16. Cornaline blanche. 

26. Hydrophane. 

Pierres roses, rouges et violettes. 

2. Rubis de Bohème. 

7. Améthyste renfermant des aigrettes de fer. 

15. Cornaline rouge. 
31. Lépidolithe. 



4. Oeil de chat. 

5. Aventurine ordinaire. 

27. Gemme du Vésuve (aussi verte) idocrase. 

29. Pierre* de Labrador. 

Pierres bleues et bleuâtres. 

11. Saphirine. 

30. Lapis-lazuli. 

32. Cyanite ou sappare. 

Pierres vertes et verdâtres. 

12. Plasma. 

23. Jaspe sanguin, héliotrope. 
25. Jaspe. 

28. Pierre des amazones. 
38. Malachite. 



Pierres brunes et grises. 




163 



Pierres jaunes ou d'un jaune-brunâtre. 

17. Sardoine. 

36. Ambre, succin ou karabé. 

Pierres à couleurs variées. 

18. Agathe rubannée. 

19. Agathe ondulée. 

20. Agathe zonaire ou œillée. 

21. Onyx. 

22. Sardonyx. 

24. Agathe herborisée ou pierre de Moka. 

Pierres noires et noirâtres. 

33. Jade oriental. 

34. Luniachelle. 

35. Agathe d'Islande, obsidienne. 

37. Jais ou jayet. 
39. Marcassite. 



21 * 



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Tableaux des Pierres Précieuses 



Premier Tableau. 


M 


Noms 

el classification roinéralogique. 


Accidents de lumière. 


Pesanteur 
spécifique. 


1. 


Diamant. 

Diamant; méth. minér. 


Eclat extrêmement vif, désigné 
par le nom d'éclat adamantin. 


3,5. 


2. 


Saphir blanc. 

Variété du corindon hya- 
lin; méth. minér. 


Eclat très-vif. 


4,0. 


3. 


Topaze dn Brésil, appelée 
goutte d'eau. 
Variété de la topaze ; # 
méth. minér. 


Eclat très-vif. 


3,5 

à 

3,6. 


4. 


Cristal de roche. 

Variété du quarz hya- 
lin; méth. minér. 


Eclat vitreux. 


2,6 

à 

2,7. 


Second Tableau. 


5. 


Rubis oriental. 

Variété du corindon hya- 
lin; méth. minér. 


Rouge de cramoisi, de coche- 
nille. Reflets laiteux dans 
certains morceaux. Placée 
près de l'œil, la pierre offre, 
quand on regarde à travers, 
une teinte de violet. 


t 4,0 
à 
4,2. 


6. 


Rubis spinelle. 

Variété du spinelle ; 
méth. minér. 


Rouge ponceau, rouge de rose 
foncé. Point de reflets lai- 
teux. Placé près de l'œil, 
il offre, quand on regarde 
à travers, une teinte de 
rouge rose faible. 


3,5 
à 
3,7. 



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165 



avec leurs caractères distinctifs. 



Pierres incolores. 


Dureté. 


Réfraction. 


Durée 
de l'électricité 
acquise par 
le frottement. 


Eloctricité 
produite 

par 
la chaleur. 


Action sur 
l'aiguille 
aimantée. 


Rayant tous les au- 
tres corps , sans 
être rayé par aucun 
autre. 


Simple. 


Une demi- 
heure. 


Nulle. 


Nulle. 


Rayant fortement le 
cristal. 


Double à un faible 
degré. 


Plusieurs 
heures. 


Nulle. 


Nulle. 


Rayant fortement le 
cristal. 


Double à un degré 
moyen. 


Quelquefois 
24 heures. 


Sensible. 


Nulle. 


Rayant fortement le 
verre. 


Double à un degré 
moyen. 


Une demi- 
heure ou en- 
viron. 


Nulle. 


Nulle. 


Pierres rouges. 


Rayant fortement le 
cristal de roche. 


Double à un faible 
degré. 


Plusieurs 
heures. 


Nulle. 


Nulle. 


Rayant fortement le 
cristal, mais moins 
que le corindon. 


Simple. 


Nulle. 


Nulle. 


Nulle. 



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166 



Second Tableau. 


M 


Noms 

el classification minéralogique. 


Accidents de lainière. 


Pesanteur 
spécifique. 


7. 


Rubis Balais. 

Variété du spinelle ; 
méth. minér. 


Rouge de rose avec une teinte 
de violet. Point de reflets 
laiteux. 


3,5 

à 
3,7. 


8. 


Rubis du Brésil, appelé 
dans le commerce rubis 
balais du Brésil. 
Variété de la topaze; 
méth. minér. 


Rouge de rose, niais ordinaire- 
ment plus faible que la cou- 
leur du rubis balais. 


3,5. 


9. 


Grenat Syrien. 

Variété du grenat; méth. 
minér. 


Rouge violet velouté. Eclat 
très-vif. 


4,0. 


10. 


Grenat de Bohème et gre- 
nat de Ceylan. 

Variété du grenat; méth. 
minér. 


Rouge vineux mêlé d'orange. 


4,0. 


11. 


Tourmaline. 

Tourmaline; méth. minér. 


Rouge pourpre dans les tour- 
malines des Etats - Unis , 
rouge de rose dans celles 
du Brésil et rouge violet 
dans celles de Sibérie. 


3,0. 



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167 



Pierres rouges. (Continuation.) 


Dureté. 


Réfraction. 


Durée 
de l'électricité 

acquise par 
le frottement. 


Electricité 
produite 

par 
la chaleur. 


Action sur 
l'aiguille 
aimantée. 


Rayant fortement le 
cristal, mais moins 
que le corindon. 


Simple. 


Nulle. 


Nulle. 


Nulle. 


Rayant fortement le 
cristal, mais moins 
que le spinelle. 


Double à un degré 
moyen. 


24 heureé et 
au-delà. 


Sensible. 


Nulle. 


Rayant médiocre- 
ment le cristal de 
roche. 


Simple. 




Nulle. 


Sensible 

soit 
dans l'ex- 
périence 
ordinai- 
re, soit 
par le 
double 
magné- 
tisme. 


Rayant médiocre- 
ment le cristal de 
roche. 


Simple. 

1 




Nulle. 


Rayant faiblement le 
cristal de roche. 


Double à un degré 
moyen. Au jour 
Tune des deux ima- 
ges d'une épingle 
ne paraît qu' une 
ombre, tandis qu'à 
la lumière d' une 
bougie, elles sont 
toutes deux d'une 
égale intensité. 


Plusieurs 
heures. 


Sensible. 


Nulle. 



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168 



Troisième Tableau. 





Noms 

et classification mioéralogique. 


Accidents de lumière)* 


Pesanteur 
spécifique. 


12. 


Saphir oriental. 

Variât A dn corindon * 
méth. minér. 


Dieu îuuuc, trtso vciuutc 


4,0 

& 

a 

4,2. 


13. 


Saphir indigo. 

Variété du corindon; 
méth. minér. 


Bleu très-foncé, bleu indigo. 


4,0 
à 
4,2. 


14. 


Béryl on aigne-marine. 

Variété de l'émeraude; 
méth. minér. 


Bleu de ciel très-clair, tirant 
un peu sur le vert. 


2,7. 


15. 


Tourmaline des Etats-Unis. 

Variété de la tourma- 
line; méth. minér. 


Bleu peu intense. Eclat terne. 


3,0. 


16. 


Topaze bleue. 

Variété de la topaze; 
méth. minér. 


Bleu foncé ou clair avec des 
lames plus ou moins foncées. 


3,5. 


17. 


Saphir d'eau. 

Variété du dichroïte ; 
méth. minér. 


Bleu violet clair. 

Phénomène particulier. Si l'on 
regarde à travers cette pierre 
en dirigeant le rayon visuel 
parallèlement à l'axe de sa 
forme primitive, la couleur 
est d'un bleu violet; si, au 
contraire, le rayon visuel est 
dirigé perpendiculairement 
à l'axe, la couleur est d'un 
jaune-brunâtre. 


2,7. 

t 



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169 



Pierres bleues 




R £ f PS «flan 


Durée 
de l'électricité 

acquise par 
le frottement. 


Electricité 
produite 

par 
la chaleur. 


Action sur 
l'aiguille 
aimantée. 


Rayant fortement le 
cristal de roche. 


Double à un faible 
degré. 


Plusieurs 
heures. 


Nulle. 


Nulle. 


Rayant fortement le 
cristal de roche. 


Double à un faible 
degré. 


Plusieurs 
heures. 


Nulle. 


Nulle. 


Rayant faiblement le 
cristal de roche. 


Double à un faible 
degré. 




Nulle. 


Nulle. 


Rayant faiblement le 
cristal de roche. 


Double à un degré 
moyen, même phé- 
nomène que pour la 
tourmaline rouge. 




Sensible. 


Nulle. 


Rayant fortement le 
cristal de roche. 


Double à un degré 
moyen. 


Longue, plu- 
sieurs heures. 


Sensible. 


Nulle. 


Rayant faiblement le 
cristal. 


Double à un faible 
degré. 


Un quart 
d'heure. 


Nulle. 


Nulle. 



22 



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170 



Quatrième Tableau. 





Noms 

el classification nioéralogiqoe. 


Accidents de lumière. 


Pesanteur 
spécifique. 


18. 


Emeraude orientale. 

Variété du corindon ; 
méth. minér. 


Vert plus ou moins obscur, 
tirant sur le noir. 


4,0 
à 

4,2. 


19. 


Emeraude du Pérou. 

Variété de Fémeraude; 
méth. minér. 


Vert pur velouté foncé. 


2,9. 


20. 


Emeraude du Brésil ou des 
Etats-Unis. 

Variété de la tourma- 
line; méth. minér. 


Vert tirant sur l'obscur saturé. 


3,0. 
3,0. 


21. 


Euclas; très-rare, trouvée 
au Brésil. 
Variété de la tourma- 
line; méth. minér. 


Vert clair; plus de transparence 
que chez la tourmaline pro- 
prement dite. 


22. 


Chrysoprase. 

Variété du quarz aga- 
the; méth. minér. 


Vert de pomme ou vert-blan- 
châtre. La pierre n'est que 
translucide. 


2,6. 


23. 


Topaze verte. 

Variété de la topaze; 
méth. minér. 


Vert clair disposé par lames. 


3,5. 



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171 



Pierres vertes. 


Dureté. 


Réfrtctitn. 


Durée 
de l'électricité 
acquise par 
le frottement. 


Electricité 
produite 

par 
la chaleur. 


Action sur 
l'aiguille 
aimantée. 


Rayant fortement le 
cristal de roche. 


Double à un faible 
degré. 


Plusieurs 
heures. 


Nulle. 


Nulle. 


Rayant faiblement le 
cristal de roche. 


Double à un faible 
degré. 




Nulle. 


Nulle. 


Rayant faiblement le 
cristal de roche. 


Double; phénomène 
comme chez la 
tourmaline rouge. 


Plusieurs 
heures. 


Sensible. 


Nulle. 












Rayant le verre. 




Une demi- 
heure. 


Nulle. 


Nulle. 


Rayant fortement le 
cristal. 


Double à un degré 
moyen. 


Longue, 
plusieurs 
heures. 


Sensible. 


Nulle. 



22* 



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172 



Cinquième Tableau. 




Vi O III S 

et classification minéraiogique. 


Accidents de lumière. 


Pesanteur 
spécifique. 


24 


Aigue-marine orientale. 

Variété du corindon ; 
méth. minér. 


Eclat très-vif. Couleur peu 
foncée. 


4,0. 


25. 


Aigue-marine de Sibérie. 

Variété de l'émeraude; 
méth. minér. 


Couleur peu intense, pure et 
égale. Eclat très-vif. 


2,6. 


Sixième Tableau. 


26. 


Topaze orientale. 

Variété du corindon; 
méth. minér. 


Jaune jonquille, quelquefois 
un peu verdâtre, mais ne 
tirant ni sur le roux, ni sur 
le noir. 


4,0. 


27. 


Topaze du Brésil. 

Variété de la topaze; 
méth. minér. 


Jaune foncé très-élevé avec un 
mélange sensible de rouge 
aux bords de la pierre. 


3,5. 


28. 


Aigue-marine Jonquille. 

Variété de l'émeraude; 
méth. minér. 


Jaune peu élevé. 


2,6. 


29. 


Topaze de Bohème ou de 
Saxe. 

Variété du quarz ; méth. 
minér. 


Jaune un peu obscur avec un 
mélange sensible de noir 
aux bords de la pierre. 


2,5. 


30. 


Jargon de Ceylan. 

Variété du zircon ; méth. 
minér. 


Jaune un peu sale, jaune foncé 
ou grisâtre. Eclat très-vif, 
tirant sur l'adamantin. 


4,1. 



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173 



Pierres bleu-verdâtre. 


Dureté. 


Réfraction. 


de l'électricité 
acquise par 
le frottement. 


Electricité 
produite 
par 
la chaleur. 


Action sur 
l'aiguille 
aimantée. 


Rayant fortement le 
cristal de roche. 


Double à un faible 
degré. 


Plusieurs 
heures. 


Nulle. 


Nulle. 


Rayant faiblement le 
cristal de roche. 


Double à un faible 
degré. 




Nulle. 


Nulle. 


Pierres jaunes. 


Rayant fortement le 
cristal de roche. 


Double à un faible 
degré. 


Plusieurs 
heures. 


Nulle. 


Nulle. 


Rayant fortement le 
cristal, mais moins 
que le corindon. 


Double à un faible 
degré. 


24 heures et 
au-delà. 


Sensible. 


Nulle. 


Rayant faiblement le 
eristal de roche. 


Double à un faible 
degré. 




Nulle. 


Nulle. 


Rayant le verre. 


Double à un faible 
degré. 


Très facile à 
électriser et 
gardant 
longtemps 
l'électricité. 


Nulle. 


Nulle. 


Rayant médiocre- 
ment le cristal de 
roche. 


Double à un haut de- 
gré, montrant les 
deux images d'une 
manière très - di- 
stincte. 




Nulle. 


Nulle. 



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174 



Septième Tableau. Pierres jaune 


M 


Noms 

et classification ninéralogique. 


Accidents de lumière. 


Pesanteur 
spécifique. 


81. 
32. 


Péridot oriental. 

Variété du corindon; 
méth. minér. 


Vert-jaunâtre. 


4,0. 


Chrysobéryl on chryso- 
lithe orientale. 

Variété de la cymo- 
phane; méth. minér. 


Jaune-verdâtre, souvent avec 
des reflets d'un blanc-laiteux 
ou bleuâtre. Eclat très-vif. 


3,*. 


33. 


Béryl on aiguë - marine 
péridot. 

Variété de Fémeraude; 
méth. minér. 


Jaune - verdâtre ou vert- 
jaunâtre. 


2,6. 


34. 


Jargon de Ceylan. 

Variété du zircon ; méth. 
minér. 


Jaune-verdâtre, éclat tirant 
sur l'adamantin. 


4,4. 


35. 


Péridot. 

Péridot; méth. minér. 


Vert-jaunâtre. 


3,4. 


36. 


Péridot de Ceylan. 

Variété de la tourma- 
line; méth. minér. 


Jaune-verdâtre* 


3,0. 



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175 



verdâtre ou vert-jaunâtre. 


Dureté. 


Réfraction. 


Durée 
de l'électricité 
acquise par 
le frottement. 


Electricité 
produite 

par 
la chaleur. 


Action sur 
l'aiguille 
aimantée. 


Rayant fortement le 
cristal de roche. 


Double à un faible 
degré. 


Plusieurs 
heures. 


Nulle. 


Nulle. 


Rayant fortement le 
cristal de roche. 


Double à un degré 
moyen. 




Nulle. 


Nulle. 


Rayant faiblement le 
cristal de roche. 


Double à un faible 
degré. 




Nulle. 


Nulle. 


Rayant médiocre- 
ment le cristal de 
roche. 


Double à un haut 
degré ; remarque 
comme pour le jar- 
gon jaune. 




Nulle. 


Nulle. 


Ne rayant pas le 
cristal de roche, 
rayant faiblement 
le verre blanc. 


Double à un haut 
degré, mais moins 
forte que chez le 
zircon. 




Nulle. 


Nulle. 


Rayant faiblement le 
cristal de roche. 


Double. Même remar- 
que que pour la 
tourmaline rouge. 




Sensible. 


Nulle. 



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176 



Huitième Tableau. 


M 


Noms 

et classification minéralogique. 


Accidents de lumière. 


Pesanteur 
spécifique. 


37. 


Améthyste orientale. 

Variété du corindon; 
méth. minér. 


Violet tantôt faible, tantôt 
foncé. 


4,u. 


38. 


Améthyste. 

Variété du quarz hyalin; 
méth. minér. 


Violet très-foncé. Eclat très- 
vif à la lumière du jour, et 
terne à celle d'une bougie. 


2,7. 




Neuvième Tableau. Pierres rouges 


39. 


Hyacinthe. 

Variété de Y essonite ; 
méth. minér. 


Vue par réfraction la pierre 
étant éloignée de l'œil, est 
d'un rouge ponceau, mais 
elle est jaune et presque sans 
mélange de rouge, quand 
elle est placée près de l'œil. 


3,6. 


40. 


Vermeille. 

Variété du grenat ; méth. 
minér. 


Vue par réfraction la pierre 
est d'un rouge ponceau, 
placée soit près, soit loin 
de l'œil. 


4,4. 


41. 


Hyacinthe zirconnienne. 

Variété du zircon ; méth. 
minér. 


Rouge ponceau, souvent mêlé 
de brun. Eclat tirant sur 
l'adamantin. 


4,4. 


42. 


Tourmaline de Ceylan. 

Variété de la tourma- 
line; méth. minér. 


Brun mêlé de rouge. 


3,0. 



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177 



Pierres violettes. 


Dureté 


Réfraction. 


Durée 
de l'électricité 

acquise par 
le frottement. 


Electricité 
produite 

par 
la chaleur. 


Action sur 
l'aiguille 
aimantée. 


Rayant fortement le 
cristal de roche. 


Double à un degré 
moyen. 


Plusieurs 
heures. 


Nulle. 


Nulle. 


Rayant fortement le 
verre. 


Double à un degré 
moyen. 


Une 
demi-heure. 


Nulle. 


Nulle. 


mélangées de brun. 


Rayant faiblement le 
cristal de roche. 


Simple. 




Nulle. 


Sensible. 


Rayant médiocre- 
ment le cristal de 
roche. 


Simple. 




Nulle. 


Sensible. 


Rayant médiocre- 
ment le cristal de 
roche. 


Double à un haut 
degré, montrant les 
deux images d'une 
manière distincte. 




Nulle. 


Nulle. 


Rayant faiblement le 
cristal de roche. 


Double, avec le phé- 
nomène particulier 
aux tourmalines. 




Sensible. 


Nulle. 



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178 



Dixième Tableau. Pierres caractérisées 




Noms 

et classification aiioéralogique. 


Accidents de lumière. 


Pesanteur 
spécifique. 


43. 


* 

Astérie rubis. 

Variété du corindon ; 
méth. minér. 


Foud rouge ; six rayons blan- 
châtres, qui, en partant du 
centre, se présentent sous la 
forme d'une étoile à six 
rayons, régulière ou non 
suivant la coupe de la pierre. 


4,0. 


44. 


Astérie saphir. 

Variété du corindon ; 
méth. minér. 


Fondbleu.Reflets comme pour 
l'astérie rubis. 


4,o. 


45. 


Astérie topaze. 

Variété du corindon; 
méth. minér. 


Fond jaune. Reflets comme 
pour l'astérie rubis. 


4,0. 


46. 


Opale à flammes. 

Quarz résinite opalin ; 
méth. minér. 


Fond laiteux. Couleurs d'iris 




47. 


Opale à paillettes. 

Quarz résinite opalin; 
méth. minér. 


Fond laiteux. Couleurs d'iris 
disposées par petites taches 


2,1. 


48. 


Opale arlequin. 

Quarz résinite opalin ; 
méth. minér. 


Fond laiteux. Couleurs d'iris 
disposées par grandes ta- 
ches. 


2,1. 


49. 


Opale jaune. 

Quarz résinite opalin ; 
méth. minér. 


Fond jaunâtre, irisant faible- 
ment. 


2,1. 



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179 



par des reflets particuliers. 



Dureté. 


Réfraction. 


Durée 
de l'électricité 
acquise par 
le frottement. 


Electricité 
produite 
par 
la chaleur. 


Action sur 
l'aiguille 
aimantée. 


Rayant fortement le 
cristal de roche. 




Plusieurs 
heures. 


Nulle. 


Nulle. 


Rayant fortement le 
cristal de roche. 




Plusieurs 
heures. 


nune. 


Nulle. 


Rayant fortement le 
cristal de roche. 




Plusieurs 
heures. 


in une. 


XT..11 a 

Nulle. 


Rayant légèrement le 
verre. 






Nulle. 


Nulle. 


Rayant légèrement le 
verre. 






Nulle. 


Nulle. 


Rayant légèrement le 
verre. 






Nulle. 


Nulle. 


Rayant légèrement le 
verre. 






Nulle. 


Nulle. 



23* 



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180 



Dixième Tableau. Pierres caractérisées 


M 


Noms 

el classification ninéraiogiqae. 


Accidents de lumière. 


Pesanteur 
spécifique. 


50. 


Oirasol oriental. 

Variété du corindon 
méth. minér. 


Fond savonneux, d'où partent 
des reflets jaunâtres ou 
bleuâtres. 


4,0. 


51. 


Pierre de lnne, argentine 
on œil de poisson. 

Feldspath nacré; méth. 
minér. 


Fond blanchâtre, d'où partent 
des reflets d'un blanc nacré 
ou d'un beau bleu céleste, 
qui semblent flotter à l'inté- 
rieur de la pierre. 


2,6. 


52. 


Pierre dn soleil on aven- 
tnrine orientale. 

Feldspath aventuriné ; 
méth. minér. 


Fond d'un jaune d'or, parsemé 
de points d'un jaune-rou- 
geâtre. 


2,6. 


Onzième Tableau. Pierres opaques, dont 


53. 


Turquoise de vieille roche. 

Turquoise pierreuse ; 
méth. minér. 


Bleu céleste; vue à la lumière 
d'une bougie , eUe conserve 
le ton de sa couleur. 


2,4. 


54. 


Turquoise de nouvelle 
roche. 

Turquoise osseuse ; méth. 
minér. 


Bleu foncé, savonneux , bleu- 
clair et souvent bleu-verdâtre 
presque gris, rarement pur; 
si on la regarde le soir à la 
lumière, en la plaçant près 
de la flamme, les couleurs 
s'altèrent et prennent une 
teine sale-, sa surface est 
souvent marquée de veines 
d'une couleur plus pâle que 
le fond. 


3,0. 



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181 



par des reflets particuliers. (Continuation.) 


Dureté. 


Réfraction. 


Durée 
do l'électricité 

acquise par 
le frottement. 


Electricité 
produite 

par 
la chaleur. 


Action sur 
l'aiguille 
aimantée. 


Rayant fortement le 
cristal. 


Double à un degré 
moyen. 


Plusieurs 
heures. 


Nulle. 


Nulle. 


Rayant très-légère- 
ment le cristal; 
presque pas. 






Nulle. 


Nulle. 


Rayant légèrement le 
cristal de roche. 






Nulle. 


Nulle. 


la couleur varie entre le bleu et le vert. 


Ne rayant que très- 
légèrement le verre 
blanc et pas tou- 
jours. 




Elle ne 
s' électrise 
pas, à moins 
qu'eUe ne 
soit isolée. 


Nulle. 


Nulle. 


Ne rayant pas le 
verre. 




Quelques 
unes s'élec- 
trisent sans 
être isolées, 

mais pas 
toutes. 


Nulle. 


Nulle. 



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182 



LISTE DESCRIPTIVE 

des pierres semi-précieuses. 



1. Spath calcaire soyeux (chaux carbonatée fibreuse; 
méth. minér.); fond satiné, sur lequel la lumière se joue 
comme sur les étoffes moirées, mais à la surface et non 
à l'intérieur, comme chez la pierre de lune. On le 
taille presque toujours en forme arrondie pour faciliter 
le développement du chatoiement ; quoique d'une valeur 
peu élevée, on l'emploie souvent en forme de perles, 
pour faire des colliers, des boucles d'oreilles et autres 
objets de parure. On le trouve beaucoup dans le Derby- 
shire, le Northumberland, en Hongrie et en d'autres 
endroits. 

Pesanteur spécifique: 2,7. 

2. Bubis de Bohème ou de SUésie (quarz hyalin 
rose; méth. minér.); d'une rougeur ordinairement faible. 
On le trouve en grandes quantités à Bodenmais et à 
Zwiesel en Bavière, à Iglau en Moravie, à Nagyag en 
Transylvanie, à Missoin en France, à Chateauneuf en 
Auvergne, en Finlande, au Brésil, à Ceylan etc. Vu le 
volume de ses masses, on en fait non seulement des 
ouvrages de bijouterie, mais aussi de petits meubles, 
vases et objets pareils. 

Caractères distinctifs de l'améthyste. 



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183 



3. Cristal girasol (quarz hyalin girasol; méth. 
minér.) ; fond légèrement laiteux, d'où partent des reflets 
bleuâtres ou rougeâtres dont la teinte est communément 
légère. 

Caractères de l'améthyste. 

4. Chatoyante ou œil de chat (quarz chatoyant, 
méth. minér.); fond verdâtre, gris-verdâtre, brun, jaune- 
brunâtre, d'où partent des reflets blanchâtres, nuancés 
de la couleur du fond. Les pierres à fond brunâtre 
et chatoiement blanc-bleuâtre sont les plus estimées et 
viennent du Malabar, les autres particulièrement de 
Ceylan. C'est un quarz dans lequel se trouvent des filets 
d'amiante, dont les surfaces soyeuses reflettent les rayons 
lumineux, quand on fait mouvoir la pierre, et produisent 
le chatoiement qui lui donne cette ressemblance avec 
l'œil du chat, à laquelle elle doit son nom. 

Pesanteur spécifique : 2,6. 

5. Aventurine ordinaire (quarz hyalin aventuriné, 
méth. minér.); fond ordinairement brun ou gris, quel- 
quefois rougeâtre, verdâtre, blanchâtre ou noirâtre; la 
surface polie est brillantée par des points étincelants, 
dont la teinte participe ordinairement de celle du fond. 
Dans certains morceaux d'une couleur brunâtre, ces 
points sont d'un jaune d'or. L'aventurine se trouve 
en Espagne près de Madrid, en Aragon, en France, 
aux environs de Naples, à Glen-Fernat en Ecosse, à 
Maria-Zell en Styrie, dans les monts Ourals et en d'autres 
endroits. Elle doit sa scintillation à sa structure, qui 
offre à l'intérieur un assemblage de lames brillantes ou 
de fissures, réfléchissant les rayons de la lumière. 

On rapporte qu'à Murano, près de Venise, un 
ouvrier ayant laissé tomber par hasard, ou comme on 
dit, „par aventure", de la limaille de laiton dans une 



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matière vitreuse fondue, donna à ce mélange le nom 
d'aventurine, qui fut appliqué plus tard aux pierres 
offrant des effets de lumière analogues. Ces fausses 
aventurines se fabriquent encore en grandes quantités 
à Murano, et quoiqu'elles surpassent les véritables en 
beauté et en éclat, elles sont cependant beaucoup moins 
dures et moins estimées. 

Pesanteur spécifique: 2,6. 

6. Cristal renfermant des aiguilles de titane (quarz 
hyalin avec titane oxydé *aciculaire; méth. minér.). On 
en trouve au St. Gothard , dont les aiguilles sont 
opaques et d'un brun-noirâtre, et en Sibérie, dont les 
aiguilles sont translucides et d'un brun-rougeâtre ; ce 
dernier est le plus estimé. Quand les aiguilles sont 
déliées comme des cheveux, on les nomme cheveux 
de Vénus, et flèches d'amour quand elles sont réunies 
en faisceaux. 

7. Améthyste renfermant des aigrettes de fer (quarz 
hyalin violet avec du fer; méth. minér.). Les aiguilles 
sont distinctes et semblent voltiger dans la matière de 
l'améthyste, quand on place la pierre près de l'œil 
tourné vers la lumière. 

8. Cristal irisé ou pierre diris (quarz hyalin irisé; 
méth. minér.). Les couleurs d'iris proviennent de fissures 
à l'intérieur de la pierre, qui réfléchissent la lumière 
sous les couleurs de l'arc-en-ciel. 

9. Cristal renfermant des gouttes d'eau (quarz 
hyalin aérohydre; méth. minér.). Souvent l'eau ne 
remplit qu'une partie de la cavité tubulée, et alors elle 
monte et descend quand on incline la pierre en divers 
sens. 

10. Calcédoine (quarz agathe calcédoine; méth. 
minér.). Nom donné à une infinité de variétés du quarz 




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poreux, semi-translucide ou opaque, dont la couleur 
est tantôt d'un blanc-laiteux, jaune-blanchâtre, jaune- 
grisâtre, jaune de cire, jaune de miel, brun-noirâtre, 
rarement bleue ou violette, et parfois aussi d'un noir 
bitumineux. Cependant on conserve généralement le 
nom spéciel de calcédoine, pour la variété d'un blanc- 
laiteux et d'une transparence nébuleuse, et on donne 
celui de cacholong à celle d'un blanc plus mat et 
entièrement opaque que l'on trouve à Féroé. 

La calcédoine, venait primitivement de Calcédoine, 
en Asie-Mineure, ce qui lui a valu son nom ; maintenant 
on en trouve en Saxe, en Bohème, en Silésie, en Moravie, 
en Hongrie, en Transylvanie, en Italie, près de Vicence, 
en Islande, en Sibérie etc. Dans le commerce on dis- 
tingue encore diverses variétés, dont les plus estimées 
sont celles désignées sous les numéros qui suivent. 

Pesanteur spécifique: 2,6. 

11. Saphirine (quarz agathe calcédoine; méth. 
minér.). Couleur d'un bleu tendre avec mélange d'un 
blanc-laiteux. H ne faut pas confondre cette pierre avec 
la cyanite ou sappare décrite sous le Nr. 32. 

12. Plasma (quarz agathe calcédoine chloroïde; 
méth. minér.). D'un vert d'herbe assez souvent entre- 
mêlé de blanc et de jaune-brunâtre, distribués par taches. 
Pierre employée beaucoup par les anciens pour des 
camées, mais dont on fait maintenant peu d'usage. On 
la trouve près de Calcutta. 

13. Enhydre (quarz agathe calcédoine enhydre; 
méth. minér.). On appelle ainsi des globules creux de 
calcédoine dont la croûte translucide permet, quand on 
les fait mouvoir, de voir aller et venir l'eau qu'ils ren- 
ferment. L'enhydre se trouve à Monte-Berico, près de 
Vicence, en Italie. 

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14. Stigmite; gemme de St. Etienne (quarz agathe 
calcédoine ponctué; méth. minér.). Fond blanc laiteux 
parsemé de taches rouges; on l'emploie pour pierres à 
cachets, tabatières et autres objets de ce genre. 

1 5. Cornaline (quarz agathe cornaline ; méth. minér.). 
D'un rouge de sang, d'un rouge de cerise ou d'un rouge 
pâle plus ou moins translucide. Sa dureté est moindre 
que celle de la calcédoine et elle est rarement rubannée. 
On n'est pas d'accord sur l'origine de son nom, que les 
uns font dériver de Carie, contrée de l'Asie-Mineure où 
on la trouvait, d'autres du mot caro chair. On appelle 
aussi cornaline maie ou de vieille roche, celle dont la 
couleur est d'un rouge foncé et cornaline femelle, ou de 
nouvelle roche, celle qui est d'un rouge pâle et dont la 
couleur se perd dans une nuance jaunâtre. On la trouve 
en forme de globules ou en morceaux quinquangulés à 
Waldshut dans le duché de Bade, à Oberstein dans la 
principauté de Birkenfeld et dans plusieurs rivières de 
l'Uruguay en Amérique. 

16. Cornaline blanche (quarz agathe calcédoine; 
méth. minér); elle a moins de transparence que la corna- 
line rouge, et sa couleur est d'un blanc-bleuâtre. 

1 7. Sardoine (quarz agathe sardoine ; méth. minér.). 
La sardoine est liée à la cornaline par une succession 
insensible de nuances, de manière que plusieurs miné- 
ralogistes les réunissent. Dans le commerce on distingue 
sous ce nom, une pierre d'une couleur orangée, qui d'un 
côté passe au jaune-pâle et de l'autre au jaune-brunâtre 
et même au brun-noirâtre. 

18. Agathe rubannée (quarz agathe; méth. minér.). 
L'agathe est une masse composée de différents minéraux 
tels que la calcédoine, la cornaline, le quarz, le jaspe, 
F améthyste et autres, et qui offre plusieurs teintes. 



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Quand ces bandes de diverses couleurs sont disposées 
en couches égales, les unes à côté des autres, on donne 
à la masse le nom d'agathe rubannée. Quand les bandes 
forment des inflexions plus ou moins sensibles, on dit : 
agathe ondulée; quand elles sont disposées circulaire- 
ment autour d'un centre commun, on dit : agathe zonaire, 
ou bien agathe œillée, quand ces cercles sont très 
rapprochés. 

Pour obtenir toutes les variétés ci-dessus men- 
tionnées, il faut que la matière, composée de couches 
diversement colorées, soit coupée ou sciée dans un sens 
perpendiculaire à la direction de ces couches et qu'on 
lui donne la forme d'une plaque; mais, si le morceau a 
été arrondi en colonne circulaire ou ovale, dont la base 
a été prise dans une bande d'une seule couleur, de sorte 
que les autres bandes soient superposées dans une suc- 
cession de différentes couches, la matière prend alors le 
nom d'onyx. 

19. Agathe ondulée. Voyez le numéro 18. 

20. Agathe zonaire ou œillée. Voyez le numéro 18. 

21. Onyx. Voyez le numéro 18. 

22. Sardonyx. Variété de l'onyx à deux couches, 
Tune blanche, l'autre d'une couleur foncée tirant le plus 
souvent sur le jaune. H a été beaucoup employé par 
les anciens. 

23. Jaspe sanguin; héliotrope (quarz agathe vert 
obscur ponctué; méth. minér.). Fond d'un vert plus ou 
moins obscur, parsemé de petites taches d'un rouge 
foncé. Eclat peu vif. Il n'est translucide que dans les 
morceaux très minces; s'ils offrent plus d'épaisseur il ne 
l'est qu'aux bords. Le jaspe est inférieur en dureté à 
la calcédoine, et l'on croit généralement que sa masse 
verte opaque est due à la matière que les minéralogistes 




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désignent sous le nom de chlorite et que ses points 
rouges sont dus à la calcédoine. Les jaspes orientaux 
et ceux de la Nouvelle-Hollande sont les plus estimés. 
On en trouve aussi beaucoup en Ecosse, en Transylvanie 
et autres endroits. 

Cette pierre s'emploie surtout pour faire des 
bagues, des cachets, des tabatières, et objets pareils; 
rarement pour colliers, boucles - d'oreilles ou parures 
de femme. 

Le nom héliotrope vient du grec: helios, soleil 
et trépoj tourner, parce que les anciens croyaient que 
cette pierre rejetait les rayons du soleil et rendait 
invisible. 

24. Agathe herborùée, pierre de Moka (quarz agathe 
dendritique; méth. minér.). Fond de calcédoine ou de 
saphirine ou autre. 

Cette pierre doit son second nom à Moka, ville de 
l'Arabie, située sur la mer Rouge, d'où on la tirait jadis 
et son premier à la présence de particules métalliques, 
comme celles du fer ou du métal que l'on nomme man- 
ganèse, dites dendrites, imitant quelquefois à s'y mé- 
prendre des lichens et autres corps connus aux botanistes, 
de manière qu'on a cru qu'elles devaient leur origine 
aux végétaux dont elles offrent l'aspect. C'était l'opinion 
du célèbre naturaliste L. J. Marie Daubenton (né à 
Montbard en 1716, mort à Paris en 1800, collaborateur 
de Buffon pour la rédaction de l'histoire naturelle des 
animaux) et celle de plusieurs autres, mais des recher- 
ches plus récentes ont fait rejeter cette supposition. Les 
agathes herborisées les plus estimées sont celles d'un 
fond blanc - laiteux (calcédoine) ou d'un bleu tendre 
(saphirine) à dendrites noires, et, naturellement, c'est le 
fini et la pureté du dessin qui décide de leur prix aux 



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yeux des amateurs, qui font moins de cas de celles 
à dendrites rouges et encore moins de celles à dendrites 
brunes. 

25. Jaspe (quarz jaspe; méth. minér.). Rouge-bru- 
nâtre, gris-verdâtre , jaune, toujours opaque. Dans le 
commerce on en distingue plusieurs sortes. 

a) Le jaspe égyptien ou caillou d'Egypte. Bandes 
d'un brun foncé sur un fond d'un jaune-brunâtre; on le 
trouve, comme son nom l'indique, parmi les caillous 
du Nil. 

b) Jaspe fleuri; qui présente diverses couleurs 
disposées par taches parmi lesquelles le vert domine. 

c) Jaspe rubanné et jaspe onyx La différence 
entre l'un et l'autre dépend, comme pour l'agathe, de la 
manière dont la pierre a été taillée. Voyez Nr. 18. 

Le jaspe était déjà connu à une époque très-reculée. 
Il ,figure parmi les douze pierres qui formaient le rational 
du grand prêtre des hébreux. Onomacrite, poète et 
devin d'Attènes (en 516 av. J. C), en parle aussi et le 
nomme jaspe aux Couleurs du printemps. La variété la 
plus estimée de nos jours, celle à bandes vertes sur un 
fond d'un rouge-brunâtre, vient de la Sibérie; les autres 
se trouvent à Telkobania et près de Tokaï en Hongrie, 
en Moravie et ailleurs. Le jaspe n'a qu'une valeur très 
médiocre et s'emploie surtout pour cachets, tabatières etc. 

26. Hydrophane ou œil du monde (quarz résinite 
hydrophane; méth. minér.). Cette pierre doit son nom 
à deux mots grecs, hydôr, eau et phainô, briller. 
Faiblement translucide dans son état naturel, d'un blanc- 
grisâtre, jaunâtre ou brunâtre, avec quelques faibles 
nuances irisantes, elle ressemble à une opale terne. Elle 
tient en effet de la nature de cette pierre. C'est un corps 
spongieux, parsemé d'une quantité infinie de vacuoles 



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remplis d'air; plongé dans l'eau, on voit une multitude 
de globules qui en sortent, monter à la surface de l'eau, 
dont les molécules remplacent par l'imbibation, celles de 
l'air. Dans cet état, la pierre devient beaucoup plus 
translucide et s'irise avec de belles couleurs, comme 
celles que l'on remarque sur l'opale ; mais à mesure que 
l'eau se dissipe par le dessèchement, la pierre reprend 
sa couleur terne. En substituant l'esprit-de-vin à l'eau, 
cette expérience réussira plus promptement et le jeu des 
couleurs sera plus vif, mais aussi de moindre durée. On 
prétend qu'en mettant l'hydrophane dans de l'huile que 
l'on réchauffe jusqu'à l'ébullition, la pierre conserve les 
couleurs irisées pendant des années. Nous n'avons pas 
été à même de vérifier cette expérience, mais nous la 
citons sur la foi d'autres auteurs. L'hydrophane se taille 
toujours en cabochon, comme l'opale, pour faciliter et 
augmenter le jeu de la lumière. 

On la trouve à Hubertsbourg en Saxe, à Musinet 
en Piémont, à Telkobania en Hongrie, en Frânce, à l'île 
de Féroé et ailleurs. 

Pesanteur spécifique: 2. 

27. Gemme du Vésuve (idocrase; méth. minér.). 
Jaune de miel ou jaune pâle, vert-jaunâtre. Eclat faible, 
analogue à celui du verre. Pesanteur spécifique: 3,4; 
rayant médiocrement le cristal de roche; réfraction 
double à un faible degré; électricité acquise par le 
frottement durant presque une heure. 

Peu de pierres passent dans le commerce sous des 
noms si différents. Tantôt on l'appelle idocrase, du grec 
eidos, forme et krasis, mélange, forme mélangée, à cause 
de sa ressemblance avec l'hyacinthe, quand elle est jaune 
et avec la chrysolithe, quand elle est verte; tantôt 
gemme du Vésuve, puisque c'est un produit de ce 



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volcan et grenat pyramidal , quoique les cristaux aient 
rarement cette forme. Berzelius la nomme cyprin, puis- 
qu'elle doit sa couleur au cuivre (aes cyprium). 

On la confond parfois avec la chrysolithe (on la 
nomme aussi chrysolithe des volcans), mais elle en 
diffère en ce que sa double réfraction est plus faible et 
sa dureté moins forte; avec la tourmaline, mais elle ne 
présente pas le phénomène particulier à ce minéral 
(voyez: tourmaline rouge, second tableau des pierres 
précieuses); avec le grenat, mais elle n'arrive jamais à 
sa pesanteur spécifique (grenat 4, gemme du Vésuve 
3,4); avec l'hyacinthe, mais la réfraction de celle-ci est 
simple (celle de la gemme double à un faible degré), et sa 
pesanteur spécifique 2,6 (celle de la gemme 3,4). 

Au Vésuve on trouve plutôt les pierres d'une nuance 
jaune, en Piémont, celles d'un vert de pomme, de 
manière qu'elles se vendent souvent pour des chryso- 
lithes. Les pierres d'un beau bleu de ciel (les cyprins 
cités plus haut), sont assez rares, cependant le prix n'en 
est pas très élevé. 

28. Pierre des Amazones (feldspath vert; méth. 
minér.). Pierre d'une belle couleur verte, translucide 
seulement dans les morceaux très-minces. Tantôt elle 
offre des reflets satinés, tantôt elle est parsemée de points 
blancs argentés; elle tient de la nature de la pierre de 
lune, de la pierre de soleil et de la pierre de Labrador. 
Sa pesanteur spécifique est de 2,5 à 2,6. 

On la trouve, à présent surtout, dans les mines des 
monts Ourals, appartenant au gouvernement russe, qui 
les fait tailler et les livre au commerce ; cependant son 
nom est dû à quelques exemplaires trouvés primitive- 
ment parmi les galets du fleuve des Amazones de 
l'Amérique méridionale. 



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29. Pierre de Labrador (feldspath opalin; méth. 
minér.). Fond ordinairement d'un gris obscur, d'où par- 
tent des reflets bleus, verts, violets, ou d'un jaune d'or 
des plus belles couleurs, ressemblant aux effets irisés de 
l'opale. Elle doit ses effets en partie aux molécules de 
fer qu'elle renferme et exerce de l'influence sur l'aiguille 
aimantée, tant par le simple, que par le double 
magnétisme. 

On la trouve sur les côtes de Labrador (terre de 
Labrador, Amérique septentrionale), à Ingermannland, 
en Finlande etc. 

30. Lapis -lazuli (lazulite des minéralogistes). 
D'un bleu d'azur très-élevé, opaque, rayant le verre, 
pesanteur spécifique: 2,9. La surface est souvent 
parsemée de points d'un jaune métallique, qu'on 
a supposé être de l'or, mais qui proviennent d'une 
matière ferrugineuse ; parfois, il est entrecoupé de veines 
ou de taches blanchâtres qui lui ôtent beaucoup de sa 
valeur. On le trouve en Sibérie, dans la Grande- 
Boucharie, en Chine ; le dernier est le plus estimé. Cette 
pierre, que l'on emploie cependant quelquefois pour en 
faire des objets de parure de femme, n'a pas une grande 
valeur, elle n'en obtient que quand on la trouve en 
masses assez considérables pour en faire des dessus 
de table, des vases et autres objets d'ameublement; 
elle fournit aussi la matière du bleu d'outremer, employé 
en peinture; mais depuis qu'on a trouvé le moyen de 
produire cette couleur par un procédé chimique, le 
lapis-lazuli, en petits exemplaires est beaucoup moins 
estimé. 

Autrefois on donnait au lapis - lazuli , lorsqu'il 
n'avait pas de points dorés, le nom de pierre d'Arménie 
ou d'azur. 



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31. Lépidolithe (mica lamellaire violet; méth. 
minér.). Fond d'un violet lilas, parsemé de points, d'où 
partent des reflets d'un blanc nacré; seulement trans- 
lucide en lames minces. Malgré son jeu aventuriné, cette 
pierre n'a qu'un éclat terne, presque savonneux et on 
ne l'emploie que pour des boîtes, des tabatières, de 
petits vases et autres objets pareils. Peu dure, sa pesan- 
teur spécifique est de 2,6. Elle fournit aussi la matière 
qui, mêlée au sable, est connue sous le nom de poudre 
d'or et qui sert pour sécher l'écriture. 

Mica foliacé etc. Voyez les notes du spécularis ou 
pierre spéculaire. 

32. Cyanite ou sappare (disthène; méth. minér., 
du grec dis, deux et sthénos, force; substance ainsi 
nommée par M. Haiiy, parce qu'elle s'électrise de deux 
manières, vitreusement et résineusement). D'un bleu 
céleste, d'où lui vient le nom de cyanite, transparente, 
à reflets nacrés; elle raie le verre et sa pesanteur spé- 
cifique est 3,5. Cette pierre a été souvent prise pour le 
saphir, à cause de sa couleur et de la vivacité de son 
éclat, mais elle en diffère par la pesanteur spécifique et 
par son peu de dureté, car on l'entame facilement 
avec un couteau d'acier. Quoique connue et employée 
depuis longtemps pour objets de parure, elle vient 
rarement dans le commerce, du moins sous son véri 
table nom. 

On la trouve à Chéronico, au St. Gothard, au 
Greiner en Tyrol, au Bâcher en Styrie, à Penig en 
Saxe, à Bornstein en Moravie, à Sebes en Transylvanie 
et ailleurs. 

33. Jade oriental, pierre néphrétique (jade 
néphrétique ; méth. minér.). D'un vert-olivâtre plus ou 
moins foncé, quelquefois d'un blanc-verdâtre, n'acqué- 



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rant qu'un poli imparfait; pesanteur spécifique: 3; 
rayant le verre. Cette pierre est nommée pierre néphré- 
tique (du grec néphritis, inflammation des reins) ou 
pierre divine, parce qu'on lui prêtait autrefois plusieurs 
vertus médicales, entr' autres celle d'atténuer la pierre 
des reins et la douleur sciatique. De là vient le nom de 
pietra ischada, d'où le français, jade, dérive par 
dégénération. On en faisait beaucoup d'amulettes de 
toutes formes que l'on garde dans les cabinets de 
curiosités. 

On trouve le jade en Chine, en Perse, à la Nouvelle 
Zélande, en Turquie etc. 

Les indiens excellent dans l'art de travailler cette 
pierre qui est d'une grande dureté, on en fait encore 
de nos jours des pierres pour cachets, des manches de 
couteaux, des poignées d'épées etc. Très estimée autre- 
fois, elle n'a actuellement presque plus de valeur. 

34. Lumachelle opaline (variété du marbre luma- 
chelle; méth. minér.). Fond d'un gris-noirâtre parsemé 
de lignes blanchâtres, la plupart courbées en arc; 
dans les intervalles des reflets irisés, vert pur et orange, 
qui partent de fragments de coquilles (ayant apparte- 
nues à des individus du genre ammonite), liés entr'eux 
par un ciment de la nature du marbre. Les marbres 
connus sous le nom de lumachclla nera e bianca (fond 
noir à coquilles blanches), pietra stellaria, marmo occhio 
di pernice, se trouvent en grandes quantités en Italie, 
et ont fourni la matière de colonnes d'autels, de monu- 
ments funèbres etc., qu'on trouve dans les églises; mais 
la variété dont il est question ici, se distinguant par de 
superbes nuances irisées, couleurs de l'arc-en-ciel, se 
trouve à Bleiberg en Carinthie et est employée pour 
boîtes, tabatières etc. 



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35. Agathe d'Islande ou obsidienne (obsidienne 
hyaline; méth. minér.). Ainsi nommée selon les uns 
d'Obsidius, qui le premier l'apporta d'Egypte, selon 
d'autres du grec opsis, vue, parce que l'on peut s'y voir. 
D'une couleur noire ou d'un vert obscur, d'un éclat vitreux, 
translucide, rayant le verre, pesanteur spécifique: 2,4. 

On en trouve aussi de chatoyantes au Mexique, les 
seules qui soient encore employées comme objets de 
parure, tandis qu'autrefois les mexicains fabriquaient 
avec les autres des armes, des pointes de flèches, des 
rasoirs, des couteaux et autres objets pareils. L'obsidienne 
était connue des habitants du Pérou avant la découverte de 
ce pays ; ils en faisaient des miroirs magnifiques et dans 
ces contrées on l'appela jadis miroir des Incas, mainte- 
nant on la nomme pierre de gallinace. Elle était égale- 
ment connue des romains du temps d'Auguste; peut- 
être la tiraient-ils de l'Auvergne, où la variété verte est 
très commune; on l'employait pour faire des vases, des 
coupes etc., et le fameux miroir d'émeraude de Néron, 
dans lequel il voyait le passé, le présent et l'avenir 
n'était, selon toute apparence, qu'une plaque d'obsi- 
dienne. 

36. Ambre jaune, succin, karabé (succin; méth. 
minér.). Substance résineuse, du règne minéral; jaune 
de miel ou blanc-jaunâtre, le premier transparent, le 
second translucide ; acquérant une forte électricité par le 
frottement, et exhalant alors une légère odeur aromatique. 
Pesanteur spécifique l,i à 1,8. 

On trouve l'ambre ou du moins une substance 
tellement analogue, que l'on n'a pas encore réussi à en 
spécifier scientifiquement toutes les variétés, dans pres- 
que toutes les houillères en France, aux Pays-Bas, en 
Italie, au Groenland, même en Sibérie; mais la substance 

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connue sous ce nom dans le commerce des joyaux, — la 
seule dont il puisse être question ici, — se trouve en rares, 
mais beaux exemplaires près de Léopol, ville de la 
Galicie; la récolte principale s'en fait cependant dans 
la mer Baltique et sur ses rives, où on trouve l'ambre 
soit rejeté par la mer, soit enseveli dans la terre 
à une grande distance de la plage. 

Ce qui prouve surtout la substance résineuse de 
l'ambre, ce sont les insectes, les lichens, les restes de 
conifères qu'il renferme. Ces insectes, bien conservés, 
de diverses formes, différents de ceux que nous connais- 
sons maintenant, appartiennent à une époque antérieure 
à la transformation de notre globe et prouvent que la 
substance résineuse a dû avoir été très-déliée et coulante, 
pour avoir pu envelopper toutes ces formes variées; elle 
provient, selon toute apparence d'un conifère qui n'existe 
plus et qui fut englouti dans une des fréquentes révo- 
lutions que notre globe a subies. Son nom de succinum 
lui vient d'après Pline, du mot succus, suc d'un arbre ; 
celui de karabé, du persan karuba, qui vole la paille, 
tandis que son nom allemand Bernstein dérive du mot 
b'ôrnen brûler, vu la facilité de sa combustion. 

Le succin était non seulement connu des anciens, 
mais ils avaient même observé ses qualités électriques. 
On préfère pour colliers et objets de parure, la variété 
d'un blanc-jaunâtre. 

37. Jais ou jayet (jayet; méth. minér.). Noir, 
opaque, susceptible d'un poli vif. On suppose que c'est 
un bois passé, à l'état de substance bitumineuse, pendant 
qu'il séjournait dans le sein de la terre, et qui se rap- 
proche beaucoup de la houille. On trouve le jais en 
France dans le Languedoc, en Espagne et en d'autres 
pays; sa pesanteur spécifique est de 1,3. 



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Depuis quelques années on travaille pour objets 
de parures de deuil, qui étaient autrefois l'emploi prin- 
cipal du jais, un véritable charbon venant des mines 
d'Angleterre, connu sous le nom de cannel ou candle- 
coal, qui ressemble beaucoup au jais, auquel il est 
supérieur en éclat, mais inférieur en intensité, de sorte 
qu'il se brise très-facilement. 

38. Malachite (cuivre carbonaté vert; méth. 
minér.). Substance opaque, acquérant un beau poli, 
présentant alors une surface avec des zônes concentri- 
ques tantôt d'un vert clair, tantôt d'un vert-noirâtre. 
Pesanteur spécifique: 3,8. 

On la trouve dans les monts Ourals en grandes 
masses, assez considérables pour en faire des dessus de 
table, des manteaux de cheminées, de grands vases etc. 
Quoique d'un prix peu élevé on l'emploie assez en 
bijouterie. 

Son nom lui vient d'un mot grec, signifiant mauve, 
à cause de sa couleur verte qui ressemble aux feuilles 
de cette plante. 

39. Marcassite (fer sulfuré; méth. minér.). D'un 
jaune de laiton, entre le jaune et le gris, acquérant un 
beau poli et un éclat très-vif, simulant de loin le diamant 
quand elle est taillée à facettes ; pesanteur spécifique 4,7. 
Le nom de marcassite vient d'un mot arabe, signifiant 
feu, et en effet elle fait feu au briquet et servait de pierre 
à fusil aux anciennes carabines ; on lui donne aussi le 
nom de pierre de foudre. On la trouve à l'île d'Elbe, en 
Saxe, en Hongrie, dans le Harz et surtout dans le Jura. 

Très employée autrefois pour objets de bijouterie, 
comme boucles de souliers, boutons, chaînes de montres, 
etc., elle était presque tombée en oubli dans le commerce, 
lorsqu'on fit il y a quelques années, quand reparut le 



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198 



goût de la renaissance, des tentatives pour remettre à la 
mode des bijoux fabriqués de cette matière; mais vu 
son peu de prix et les immenses quantités qu'on en 
envoya de la Suisse, le succès n'en fut que momentané 
et la mode rejeta la marcassite aussi promptement qu'elle 
l'avait adoptée. Il en fut de même de l'acier employé 
comme matière de bijouterie. 

Outre les pierres ci-dessus nommées, il y en a 
encore un nombre indéfini que l'on trouvera dans chaque 
livre de minéralogie. Mais leur prix étant trop peu élevé 
pour que le joailler ou le bijoutier exercent sur elles 
leur industrie, et en fassent l'objet de leur commerce, 
nous ne les avons pas mentionnées dans l'appendice. 



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199 



Table alphabétique des matières. 



A* Page 

Acate 84 

Accidents de lumière 139 

Acidifères 153 

Action sur l'aiguille aimantée 148 

Adamantin (éclat) 15 

Adames ' 63 

Aérolithe 71 

Agathe (le fleuve) 84 

Agathe 24, 57 

figurée 84 

„ herborisée 188 

„ d'Islande 77, 194 

„ œillée 187 

n ondulée 187 

„ rubannée 186 

„ zonaire 187 

Agattes 23 

Agricola (Georg) 70 

Aigue-marine 1 68 

bleue 168 

„ „ jonquille 172 

„ „ orientale 172 

péridot 168, 174 

de Sibérie 172 

Aimant 163 

Alachariste 98 



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200 



Pag© 

Albâtre 105 

„ calcaire 105 

„ gypseux 105 

„ oriental 105 

Alectoire 51, 88, 99 

Alector 52 

Alectors 107 

Allachroït 98 

Amatiste 36 

Ambre 92 

* gris • 92 

jaune 92, 195 

Améthyste 36 

„ ordinaire 36, 176 

„ orientale 36, 176 

n renfermant des aigrettes de fer 184 

Analyse chimique des pierres précieuses 150 

Anchise 24 

Andalousite 94 

Anthrax 3 

Aquiia alba 103 

Aquilens . 103 

Argentine 41, 180 

Armanière 64 

Amenas 111 

Armespilles 76 

Aronde perlière 46 

Arsiile (couleur d') 91 

Arsins (bois) 91 

Arsis (vin) 91 

Art du lapidaire par H. Lançon 151 

Astérie rubis 6, 178 

„ saphir 6, 178 

„ topaze 178 

Augny (M. d') 11 

Aventurine ordinaire 183 

„ orientale 39, 180 

Avicula perlière 46 



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201 

S* Page 

Balais (rubis) 9, 86 

Bedzahar 95 

Bénédiction des pierres précieuses selon Konrad von Mêgenberg 1 28 

n Mandeville 126 

(traduction) . 130 

Bernstein . . 196 

Berquem (Louis van) 17 

Béryl 168, 174 

Berzelius 26 

Besar 95 

Bézoard 52, 95 

Bolide 71 

Boord 103 

Boras 90 

Borax 91 

Bornéo 21 

Bournon (le comte) 7 

Braganza (le) 20 

Brise 103 

o. 

Cacholong 185 

Caillou d'Egypte 50, 189 

Oalaïte 109 

Calcédoine 53, 184 

Camée . 58 

Candie coal 196 

Cannel coal 196 

Caractères physiques des pierres précieuses 139 

Carbunculus 3 

Cassidoine 53, 83 

Caste coqs 99 

Cautaine 97 

Célidoine ^ 61 

Céramon 71 

Cérite 26 

Chalumeau (le) 7 

26 



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202 



Page 

Charles le Téméraire 17 

Chatoyante 183 

Chélidoine 61 

Cheveux de Vénus 184 

Chlorite 187 

Chrisolite 56 

Chrysobéryl 38, 86, 174 

Chrysolithe 35, 56 

„ orientale 174 

„ des volcans 191 

Chrysoprase • 59, 170 

Citrin de loupe 26 



Classification des pierres précieuses d' après Blum .... 1 55 
„ n v v admise dans le commerce 156 

„ „ „ „ d'après la crystallisation 154 



* Hatiy .... 153 
» «i r, * n Linnée .... 155 

Colophonit 98 

Conchytes ' 113 

Coque de perle 48 

Cordier (Mr.) 75 

Corindon 5, 154 

Cornaline 66, 186 

„ blanche ; . 66, 186 

femelle 66, 186 

mâle . . . 66, 186 

„ de nouvelle roche 66, 186 

„ rouge 66, 186 

„ de vieille roche 66, 186 

Corneline 66, 85 

Grisolite 79 



Crisopas . . . , 

Cristal 

„ renfermant des aiguilles de titane 

„ girasol 

„ irisé 

„ renfermant des gouttes d'eau . . 

n de roche 



59 
89 
184 
183 
184 
184 
164 



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203 



Page 

Cristallisation (la) 139 

Crystal . . • 89 

Culasse (la) 14 

Cyanite : 75, i93 

Cymophane 35, 56, 154 

Cyprin 190 

D. 

Daubenton (L. J. Marie) i88 

Decapitis nulli 114 

Diamant (le) . ; 12, i 55, 164 

„ d' Amsterdam 17 

„ de la Czarine 17 

„ de Dresde 19 

y, du Grand-Duc de Toscane 17 

„ du Grand-Mogol 16 

„ n „ (autre) . 16, 20 

„ de Hope 18 

„ de nouvelle roche 21 

„ (où il se trouve) 20 

d'Orloff 17 

„ du Pacha d'Egypte 19 

„ du Rajah 16 

„ du Roi de Portugal 18 

„ Sultan 19 

n de vieille roche 21 

Diamantino (Ville de) 22 

Dichroïte 75, 154, 168 

Dodécaèdre 14 

Donatides 108 

Double magnétisme (méthode du) 150 

Dracontides 113 

Dragonnier 104 

Dre Concides 113 

Durée de l'électricité acquise par le frottement 144 

Dureté (la) 142 

Dutens (Mr.) 7, 11, 13 



26 * 



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204 



XL Page 

Echites 68 

Ecume de mef 117 

Electonny 92 

Electricité produite par la chaleur 147 

Emeraude 28, 76, 154 

bâtarde 31 

du Brésil 32, 170 

„ de Chypre 31 

des Etats-Unis 32, 170 

„ des Monts Ourals 31 

n orientale 31, 170 

du Pérou 31, 32, 170 

Enhydre 54, 185 

Epiteste 5 

Escarboucle 3 

Escoffion 114 

Escofle 114 

Essonite 43, 154 

Etoile polaire 19 

„ du sud 18 

Euclas 170 

F. 

Feldspath 155, 191 

Flèches d'amour 184 

Focil 93 

Fulgure 71 

G. 

Gagat 70 

Gagates 70 

Gagatoine 70 

Gemm» nobilis 155 

„ precios» 155 

„ specios» 155 

Gemme des gemmes 73 



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205 



Page 

Gemme de St. Etienne 54, 185 

r, du Vésuve i90 

Genninille 115, 116 

Gioja (Flavia) d'Amalfi 64 

Girasol oriental 180 

Golconde 20 

Goutte d'eau 164 

Graphyte 65 

Gratices 65 

Graustein 65 

Grenat 37, 154 

„ de Bohème 38, 166 

n de Ceylan 38, 166 

„ noir 98 

„ pyramidal 190 

n succin 98 

„ syrien 37, 166 

Grenate 37 

Guan 107 

Guandros 107 

H. 

Handbuch der Edelsteinkunde von K. P. Kluge 152 

Hanon 100 

Harlay (Nicolas de) 18 

Hauy (l'Abbé) . . 6, *5, 31, 43, 44, 150, 151, 153, 154, 193 

Héliotrope 49, 187 

Henkel (Jean Frédéric de) 7 

Hisinger 26 

Huppard 106 

Huppe 106, 114 

Hyacinthe 43, 176 

„ bleue 43 

la belle 43 

„ zirconnienne 43, 176 

Hyalin 6 

Hydrophane 40, 189 



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206 



I» Page 

Idocrase 190 

Inflammables (les) 153 

Isidore (TEvêque) 30 

Jacinte 42 

Jade oriental 69, 193 

Jais 70, 196 

Jargon de Ceylan 172, 174 

Jaspe 49, 78, 189 

n égyptien 50, 189 

.. fleuri 189 

r onyx 50, 189 

„ rubanné 50, 189 

„ sanguin 49, 187 

Jayet 70, 196 

Jules II. (le Pape) 17, 29, 30 

EL 

Kaneelstein 43 

Karabé 92, 195 

Klaproth 26, 59 

Kohinoor 16 

Korund 5 

L. 

Langue de serpent 101 

Lapis demath 118 

Lapis-lazuli 112, 192 

Lazul 112 

Lazulite 112, 192 

Lépidolithe 192 

Ligure 67 

Liste des pierres précieuses selon Mandeville 132 

* avec leurs équi- 
valents probables 133 



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207 



Page 

Lobo (Bernardino Fonseca) 21 

Loterie (le diamant nommé) 19 

Loupe 20 

Loupe de perle 48 

Lumachella nera e biancha 194 

Lumachelle opaline 194 

Lunaire 41 

Lychni8 67 

Lyncure 67 

M. 

Madras 20 

Madréporite 26 

Magnésite 117 

Magnet 63 

Magnus Villanus VIII 

Malachite 197 

Mandeville (Jean de) Vin, 7 

Marcassite 72, 197 

Marguerite 45 

Marmo occhio di pernice 194 

Marnière 64 

Mêgenberg (Konrad von) 113, 114, 128 

Melengrina margaritifera 46 

Mère-perle 46 

Métalliques (les) 153 

Meteorstein 71 

Mica 93 

„ foliacé 93, 193 

„ lamelliforme 93, 192 

Minas Geraes (mines de) 21 

Minéralogie des gens du Monde par M. Pujoulx 151 

Miroir des Incas • 195 

„ de Néron . . 30, 76, 195 

Monte Puellarura (Conrad de) 113 

Moro Sforza 17 

Mosander (M.) 26 



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208 



Page 

Mulette margaritifer 46 

Murins 102 

Murmu8 102 

Mutil 103 

Mytilus edilus 46 

N. 

Nassuch (le) 19 

Newton 15 

Noms des douze pierres formant „le Urim et Thumin u ... 129 
n n ti r, n n r> n corres- 
pondant aux douze tribus 129 

Noms des douze pierres nommées à Moïse, d'après Mandeville 126 

Nychoma8 105 

o. 

Obsidienne 76, 194 

Obsidius 76 

Octaèdre 14 

Oculis mundi 40 

Odontolithe 110 

Oeil de chat 183 

„ du monde 40, 189 

„ de poisson 41, 180 

Oeufs de coq 52 

Onix 57 

Onomacrite 67, 70, 189 

Onyx 57, 187 

Opale 178 

„ arlequin 178 

„ à flammes 178 

„ jaune 178 

„ à paillettes . . 178 

Ophite 101 

Orincle 81 

Orthose 81 

Ourals (les Monts) 22, 191, 197 



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209 



Page 



Pavillon (le) 


A k 


Péridot. 




w 




04 4 h 


n 




n j à nA 


Perle (la) 


A M 

45 






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90 


* 




193 






A A t% 












72, 197 


n 




77, 195 




d'Iris 


184 






191 






41, 180 


n 




63 


n 




188 


T» 




193 






68 



27 



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210 



Page 

Pierre ponce v 117 

n (sainte) 73 

„ du soleil 39, 180 

„ spéculaire 93 

Pierres bleues 158, 168 

bleu-verdâtre 158, 172 

n entaillées 118 

„ erlentées 118 

„ d' hirondelles 61 

„ incolores 157, 164 

n d'Israël 118 

„ jaunes 158, 172 

„ jaune-verdâtre et vert-jaunâtre 159, 175 

„ opaques 160, 180 

„ précieuses rangées en tableaux 159 

n à reflets particuliers 159, 178 

n rouges 157, 164 

„ rouges mêlées de brun 159, 176 

„ vertes 158, 170 

n violettes 159, 176 

„ semi-précieuses 160 

n „ » blanches et incolores 161 

„ „ „ bleues et bleuâtres 162 

„ n „ brunes et grises 162 

n n n & couleurs variées 162 

„ n „ jaunes, jaune-brunâtre 162 

n n n noires et noirâtres . 163 

„ „ * rangées en tableaux 161 

„ „ „ roses, rouges et violettes 161 

„ „ „ vertes et verdâtres 162 

Pietra ischada 194 

n stellaria 194 

Piggot (le) 19 

Pintadine 46 

Pirula 47 

Pitt (le) 18 

Plasma 53, 185 

Pline 30, 47, 57, 76, 109, 196 



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211 



Page 

Plombagine 65 

Polarisation de la lumière (la) 150 

Poudre d'or 93 

Prime d'Emeraude 29 

Prudaine (M. de) 14 

Pumey 117 

Pumîte 117 

Q. 

Quarz 89, 154 

Quatrebras (M. de) 2 

Quirin 106 

R. 

Badianes 108 

Rational (le) 3, 56, 67, 130 

Réfraction (la) 142 

Régent (le) 18 

Régnier, roi de Sicile et de Jérusalem 1 

Réné d'Anjou, dit le bon roi Réné 1 

Roses de Brabant 21 

„ de Hollande 21 

Roux (M.) 14 

Rubis 5, 87 

n balais 9, 10, 166 

w de Bohème 182 

„ du Brésil 10, 166 

n oriental 5, 164 

„ de Silésie 182 

n spinelle 9, 10, 164 

S. 

Sancy (le) 18 

Sang-dragon 103 

Saphir 25, 73 

„ blanc 164 

n d'eau 27, 75, 168 

„ indigo 75, 168 

27 * 



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212 



Page 

Saphir oriental 74, 168 

Saphirine 53, 185 

Sappare 75, 193 

Sapphir (orientalischer blauer) 7 

* gelber 7 

n rother) 7 

Sardoine 55, 66, 82, 186 

Sardonis 55 

Sardonix 55, 187 

Serpentine ...101 

Shah de Russie (le) 19 

Silente 69 

Smaragdus 39 

Spath adamantin 5, 94 

„ calcaire soyeux . . . 182 

Spécularis 93 

Spinelle 154 

Stigmite 54, 185 

Succin 92, 195 

Succinum 196 

Suctinus 92 

Sumatra 21 

Syrices 26 

Syrite 26 

Syrtes 26 

Syrtites 26 

T. 

Tableaux des pierres précieuses 157, 164 

Taschenbuch der Edelsteinkunde von R. Blum 152 

Tavernier (J.-B.) 17 

Techef (le livre) 122, 128 

Tethel („ „ ) 128 

Terreuses (les) 153 

Topace d'Arabie 80 

Topasse 33 

Topaze 33, 154 

„ bleue 168 



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213 



Page 

Topaze de Bohème 34, 172 

n du Brésil 34, 164, 172 

„ d'Espagne 34 

„ incolore 164 

„ des Indes 34 

„ orientale 33, 172 

de Saxe 34, 172 

„ verdâtre 3S 

„ verte 170 

Tourmaline 185, 166 

„ bleue 168 

de Ceylan 43, 176 

des Etats-Unis 168 

„ rouge 166 

„ verte 170 

Traité des caractères physiques des pierres précieuses par 

FAbbe Hatiy 151 

Turquoise 109 

n de nouvelle roche 109, 180 

„ osseuse 110 

„ de vieille roche 109, 180 



u. 

46 

106, 114 

3, 56, 67 

V. 

Vermeille 

Verre de Moscovie 

w. 



Wiedehopf 106, 114 

Wiedehopfstein 114 

z. 

Zabohrah (le mont) 29 

Zircon 154 

f<i ) 



Unio margaritifer 
Upapa .... 
Urim et Thumin 



43, 176 
93 



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/ Airpulfe poar t 'prottncr /r* f tarée rie i rtec/rt cite produite par tt /rottetnent-. 

2. Appareil pour cproit ver i ' 'et cet ri ci te' nifrease et re. ri rte a,re. 

3. ~tf)parei/ poar eproa t>cr faction .<*/✓/• / aiaa/tfe rtiatantce 

4. é4ppare/7 poar ta mct/toitc (fa ffaattfc atarfactisme. 



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